Underworld – Nouvelle ère

underworld-nouvelle-ereUnderworld – Nouvelle ère (Underworld : Awakening). 1 heure 28. États-Unis. Fantastique – Action. Sortie en France le 8 février 2012 (le 20 janvier 2012 aux États-Unis). Réalisé par Måns Mårlind et Björn Stein avec Kate Beckinsale, India Eisley, Michael Ealy, Stephen Rea, Theo James, Sandrine Holt, Charles Dance, Kris Holden-Ried, Catlin Adams, Ron Wear, Jacob Blair, Marvin Duerkholz…

Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Selene s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.

« C’est pire si tu essaies de lutter. Crois-moi ! »

Avis écrit le 28 décembre 2016.

Après mes mauvais souvenirs en salles du troisième opus que j’ai retenté que récemment, je dois avouer que j’avais un peu peur de la quatrième aventure marquant pourtant le retour de Selene. C’est ainsi qu’à l’époque, j’avais raté la sortie de « Underworld – Nouvelle ère » et c’est dans l’optique de rattraper mon retard avant la sortie du prochain opus que je me suis mis à le découvrir en Blu-ray.

Premier constat, en repartant avec Selene, le scénario écrit par Len Wiseman, John Hlavin, J. Michael Straczynski et Allison Burnett nous replonge tout de suite dans cette franchise ce qui fait bien plaisir. Pouvant complétement faire l’impasse sur la prequel, ce nouvel opus pourrait très bien se regarder à la suite de la deuxième aventure que cela ne poserait aucun problème et c’est une excellente nouvelle.

Autre constat, le scénario décide cependant d’opter pour un nouveau virage. Au revoir la guerre secrète qui oppose ses deux créatures mythiques que sont les vampires et les lycans. Cette fois-ci, les humains y prennent part et on même une importante responsabilité quant aux événements que l’on va nous raconter. Les humains ne sont plus en retraits, ils sont dans l’action.

Sur le principe, je trouve l’idée pas mal. C’est vrai qu’on avait un peu fait le tour et dans une intrigue très urbaine, c’est même surprenant que cela ne soit pas arrivé plus tôt. Après la chute des principaux leaders, c’est même une suite logique. Maintenant, dans le traitement, je suis quand même un peu plus mitigé.

Si c’est une bonne chose que l’arrivée des humains dans cette guerre ne soient pas utilisé pour nourrir les vampires (que l’on n’exploite pas ça dans la franchise, personnellement j’aime beaucoup), leurs utilisations n’en demeure pas moins caricaturale. J’aime l’idée qu’ils voient les vampires et les lycans comme un fléau, qu’ils traitent ce phénomène comme si c’étaient des hordes de zombies mais malgré tout, dans la façon dont s’est fait, j’ai eu un peu de mal à y croire.

C’est peut-être parce que cela manque de finesse, que l’exploitation devient prévisible ou pour une autre raison, je n’en sais trop rien mais quoiqu’il en soit, le récit devient quand même moins fort que les deux premiers films. On ne va pas se plaindre, on reste très loin de la catastrophe scénaristique de la préquel. Cette fois-ci, la romance est allégée au profit d’une relation mère-fille intéressante et qui est appelé à être encore plus développé.

Ce manque de finesse, on le ressent aussi dans l’ambiance de ce film. Le côté gothique a quasiment disparu pour laisser sa place à une ville plus futuriste tandis que le petit charme d’épouvante que la franchise pouvait avoir est délaissé afin de tout misé sur l’action. Ça mitraille à tout va (même quand le personnage se rend compte qu’il n’a plus de munitions, au plan suivant il tire de nouveau…), ça se bastonne, ça voltige… Bref, on est bien dans une nouvelle ère.

On y adhère ou pas. A titre personnel, je trouve que ça manque un peu de charme mais le divertissement est quand même bien là et je m’amuse c’est juste qu’un cap est franchi. A partir de maintenant, je sais que c’est une autre sorte de film que je vais voir quand je rentre dans cette franchise. C’est assez basique avec énormément de facilités (encore plus qu’auparavant), la fin ouverte nous annonce que ce n’est pas fini mais c’est efficace.

Si j’ai réussi à y adhérer, je pense que c’est aussi grâce à la présence de Kate Beckinsale (Selene). L’actrice reprend sa tenue moulante qui lui va comme un gant et continue de prouver que cette saga est faite pour elle. Une nouvelle fois, elle porte l’épisode sur ses épaules et c’est un plaisir que de la suivre. Seule rescapée des autres opus, ce rôle continuera de marquer la filmographie de la comédienne même si c’est loin d’être exceptionnelle.

Parmi les petites nouveautés, j’ai bien aimé la jeune India Eisley (Eve). Son personnage est un poil ambigu et la jeune comédienne ne s’en sort pas trop mal. Cela reste léger mais j’ai presque davantage sympathisé avec elle que ce que j’avais pu sympathiser avec Scott Speedman (Michael) dont l’absence ne me gêne pas (même si parfois on tente de remettre son personnage dans le récit de façon assez risible).

J’ai bien apprécié aussi Theo James (David). Je trouve qu’il a une certaine carrure et c’est dommage qu’on ne l’exploite pas plus tout comme on n’exploite pas plus Charles Dance (Thomas). Le jeu de ce dernier est assez fidèle à lui-même, il ne m’a rien montré de bien nouveau chez lui mais il est dans un registre qu’il lui va bien.

Avec Stephen Rea (Le docteur Jacob Lane), je suis assez mitigé. J’aime bien le comédien qui fait son boulot ici mais je trouve qu’il nous laisse quand même un peu sur notre faim. C’est plus de la faute du scénario mais souvent, j’ai eu l’impression qu’il était quand même plus dans la caricature qu’autre chose. Je ne parle même pas de Sandrine Holt (Lida) qui fait plus de la figuration qu’autre chose.

Si le prequel mettait pas mal en avant les lycans, dans ce quatrième film, ils sont quasiment inexistants. Il y a quand même Kris Holden-Ried (Quint) qui ne s’en sort pas trop mal dans sa forme « humaine ». Après transformation c’est un autre débat, on a sans doute été un peu trop loin pour moi dans le mythe mais l’acteur en impose malgré tout ce qui fait que sa transformation parait presque crédible.

Pour le reste de ce casting, il n’y a pas grand-chose à dire. Les humains ont pris part à la guerre mais assez ironiquement, il s’avère très peu exploité à l’écran si on enlève la scène d’ouverture. Il reste principalement Michael Ealy (L’Inspecteur Sebastian) qui est bien trop léger au point qu’on l’oublierait presque. Heureusement qu’il est un peu plus actif dans le final un brin prévisible. En revanche, on voit si peu son acolyte Jacob Blair (L’officier Kolb) que l’on se demanderait presque pourquoi on a créé ce personnage.

Après le côté très laid du prequel, la mise en scène est cette fois-ci confiée à un duo : Måns Mårlind et Björn Stein. Dans l’ensemble, c’est plutôt pas mal. Ça fait très jeu vidéo parfois (par moment, j’ai même pensé à « Resident Evil » toute proportions gardées) mais puisque l’on mise tout sur l’action, cela fonctionne.

On retrouve les chorégraphies très stylisés pour faire de beaux plans et même si il n’y a pas de scènes foncièrement marquantes, cela se laisse regarder. Tous les ingrédients de la franchise sont utilisés, l’âme ainsi que l’identité de la saga sont là et en même temps, on sent que l’on part vers quelque chose de différent ce qui apporte en quelque sorte un second souffle à la franchise. Ce n’est pas novateur mais au moins, on ne tourne plus en rond même si c’est le risque pour les futures suites avec ce genre de direction.

La photographie est appréciable. Les effets visuels sont parfois douteux mais comme je suis rentré dans le délire, cela ne m’a pas fait sortir du spectacle. J’ai même pris du plaisir à retrouver certains maquillages ainsi que certains costumes même si ce n’est pas très fin. Le montage permet également de donner du rythme et de faire en sorte que l’on ne s’ennuie pas trop. Je ne peux rien dire en revanche concernant la 3D ayant vu ce film en 2D. Maintenant, même si ce procédé masque sans doute l’aspect un brin trop coloré du film, je ne suis pas sûr qu’elle ait une grande utilité. Je me trompe peut-être, mais pour ce film, ça sent plus le énième gadget qui n’apporte rien à l’histoire (mais là encore, je peux me tromper).

Les décors sont sympathiques sinon. Un peu lisse, je préférais l’aspect un peu comics urbain avec cette touche de gothique des deux premiers volets mais ça passe malgré tout. En revanche, je suis très satisfait de voir que l’on s’est enfin calmé sur les teintes bleutées. Certes, cela met encore plus en avant les maladresses visuelles du film cependant, j’ai moins cette impression de suivre une aventure avec un filtre constant sur mon écran. Paul Haslinger signe toujours sinon une bande originale en adéquation avec cette saga même si aucune musique ne me marque vraiment.

Pour résumer, après un très décevant prequel, j’ai pris un certain plaisir à découvrir ce « Underworld – Nouvelle ère ». C’est très loin d’être parfait, c’est bourré de maladresses et de facilités mais au moins c’est divertissant et d’une certaine manière efficace. Le retour de Kate Beckinsale fait bien plaisir, j’apprécie cette volonté de vouloir proposer quelque chose de différent mais j’ai quand même une préférence pour les deux premiers films plus sombre et plus maitrisé. Avec un tel virage, cela va être difficile de faire marche arrière maintenant mais au moins je m’amuse et rien que pour ça, je ne regrette pas mon visionnage.

3/5 (Bien)

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