La vie est belle (1947)

la-vie-est-belleLa vie est belle (It’s a Wonderful Life). 2 heures 10. États-Unis. Comédie – Drame – Fantastique. Sortie en France le 28 juillet 1948 (le 7 janvier 1947 aux États-Unis). Réalisé par Frank Capra avec James Stewart, Donna Reed, Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Henry Travers, Ward Bond, Beulah Bondi, H.B. Warner, Frank Faylen, Todd Karns, Gloria Grahame, Samuel S. Hinds, Frank Albertson, Virginia Patton, Mary Treen, Charles Williams, Sarah Edwards, William Edmunds, Argentina Brunetti…

Le décès de son père oblige un homme à reprendre l’entreprise familiale de prêts à la construction, qui permet aux plus déshérités de se loger. Il entre en conflit avec l’homme le plus riche de la ville, qui tente de ruiner ses efforts. Au moment où il approche de la victoire, il égare les 8 000 dollars qu’il devait déposer en banque. Le soir de Noël, désespéré, il songe au suicide. C’est alors que le Ciel dépêche à ses côtés un ange de seconde classe, qui pour gagner ses ailes devra l’aider à sortir de cette mauvaise passe…

« La faillite n’existe pas quand on a des amis. »

Avis écrit le 30 décembre 2016.

Cela faisait un petit moment maintenant que je voulais revoir « La vie est belle » de Frank Capra. Je me souvenais encore de la claque que ce fut pour moi à l’époque où je l’avais découvert et à l’approche de cette fin d’année 2016 bien rude, je me suis dit que c’était typiquement le genre de film dont j’avais besoin.

Et comme lors de mon premier visionnage, j’ai adoré ce scénario écrit par Frances Goodrich, Albert Hackett, Frank Capra et Jo Swerling, d’après la nouvelle de Philip Van Doren Stern « The Greatest Gift ». Je n’ai pas lu la nouvelle d’origine donc je ne peux pas faire de comparaison mais en tout cas, j’aime beaucoup la fraicheur que recèle cette histoire.

En soit, il n’y a pourtant rien de bien extraordinaire. C’est rempli de pleins de bons sentiments le tout avec un humour léger très agréable et une morale bien sympathique. Mais qu’est-ce que ça peut faire du bien. C’est d’ailleurs ainsi que l’on pourrait résumer ce film : Un conte de Noël qui fait du bien et à l’issu de mon visionnage, l’état d’esprit dans lequel je me trouve est vraiment très agréable.

J’aime beaucoup cette philosophie de vie qui nous fait profiter de chaque petit moment, qui nous fait apprécier le monde qui nous entoure tout en nous aidant à relativiser un peu ce qui pourrait nous miner. Cette idée que nos actes ont une influence sur tout le monde me plait beaucoup aussi. Je ne suis pas vraiment objectif avec ce film car il me fait passer tellement d’émotions que j’en oublie assez souvent l’œuvre cinématographique en elle-même.

On rêve tous de grands voyages, d’un destin hors normes, de bouger les lignes de notre petites routines quotidienne mais j’aime la douceur et la tendresse avec laquelle ce film nous montre le bonheur qu’il peut y avoir aussi autour de nous sans forcément chercher à aller bien loin et l’importance qu’il y a à s’ouvrir aux autres, à tendre la main à son prochain, sans aucunes arrières pensées.

Alors oui, si je voulais chercher la petite bête, je pourrais trouver des petites choses. C’est par exemple très manichéen avec le méchant de service bien caricatural ou cette image de la famille modèle et de cet amour qui nous explose au visage. Mais honnêtement, je m’en moque royalement. C’est frais, c’est pétillant et c’est un feel good movie tellement appréciable que je ne vais pas m’en plaindre.

Ce long métrage (ainsi que « Harvey ») fait également parti de ceux qui m’ont fait découvrir et aimer James Stewart (George Bailey). L’acteur y est ici parfait. Charismatique, il a la sympathie qui se lit sur son visage à tel point que j’ai moi aussi eu envie de le suivre les yeux fermés. Le scénario peut paraitre un brin gentillet, l’acteur joue tellement bien son personnage que cela passe très bien. On a d’ailleurs tout de suite de la peine pour lui lorsque la situation devient plus dramatique. L’amour que son rôle véhicule n’est ainsi pas du tout choquant grâce à cette très belle interprétation.

A ses côtés, j’ai bien aimé également Donna Reed (Mary Hatch). Elle incarne pourtant la parfaite femme au foyer de l’époque, pleine de bonnes intentions, mais j’ai aussi eu de la tendresse à son égard. La comédienne donne à son rôle un côté pétillant qui fait du bien et en même temps, il y a aussi une certaine force que je trouve très intéressante dans ce jeu du chat et de la souris qu’elle fait durant une bonne partie du film avec le personnage de James Stewart.

Dans la peau du bon gros méchant, Lionel Barrymore (Henry Potter) fait le boulot. Je l’ai déjà dit, c’est caricatural mais ça marche bien avec l’esprit de ce long métrage. En bon homme d’affaires riche et égoïste, le comédien incarne un bon concentré de ce que la méchanceté humaine peut nous offrir. La contradiction avec le personnage de George Bailey est certes brutale, l’écart entre ses deux conduites de vie étant assez important mais au moins, tout le monde est bien dans sa case afin d’accentuer les propos général de ce conte.

Il arrive un peu tardivement (avec le recul je le comprends néanmoins) mais j’ai beaucoup aimé aussi Henry Travers (Clarence Oddbody). J’aurais vraiment aimé le voir un peu plus tant j’aime beaucoup son personnage. Dans son jeu, l’acteur parvient à mettre cette innocence et cette naïveté que je trouve particulièrement touchante avec un discours simple mais qui va à l’essentiel.

Le reste du casting est en tout cas tout aussi bon. Ward Bond (Bert) est toujours bon et même si on l’exploite au final assez peu, j’ai bien aimé aussi Beulah Bondi (Madame Bailey) et H.B. Warner (Monsieur Gower). Il y avait matière aussi à creuser un peu plus le personnage de Todd Karns (Harry Bailey) dans cette vision de la vie qu’aurait aimé vivre George. Celui qui sort du lot reste Thomas Mitchell (Oncle Billy) qui est aussi touchant que maladroit et bien interprété par l’acteur.

La réalisation de Frank Capra est aussi très agréable. Bien entendu, le film a pris un sérieux coup de vieux. J’aimerais bien revoir ce film d’ailleurs dans une version restaurée mais en attendant, c’est quand même assez appréciable. Pas de surenchère, pas de grands effets de style mais juste une réalisation plaisante qui se met au service du récit.

On nous raconte un joli conte et c’est ce qu’il faut retenir. Débarrassé de tous artifices inutiles, les plans n’en demeurent pas moins très convaincants. Le jeu des acteurs est très bien mis en valeur tandis que certains passages restent mémorables. Cette légèreté totalement assumée me plait. Le final avec une vision un peu plus dramatique de la vie de George Bailey est d’ailleurs si bien fait que l’on sent bien l’importance de la réalisation pour faire passer les émotions, la comédie ou le drame.

J’aime bien aussi les différents décors. On est dans une ville que je trouve charmante et le cadre que l’on nous impose est très beau. Coupé en deux, le film montre aussi une autre vision de la ville telle qu’elle aurait pu être et c’est vrai que ce paysage idyllique, qui accentue le fait que l’on se sent bien, me plait. La bande originale composée par Dimitri Tiomkin est aussi très bonne.

Pour résumer, « La vie est belle » est un excellent conte qui fait du bien. Comme tout conte qui se respecte, c’est un brin gentillet avec tout plein de bonnes émotions. On y adhère ou pas. De mon côté, c’est le genre de film que j’apprécie surtout parce qu’il nous montre à quel point il est important de profiter de la vie, de ses petits bonheur et du monde qui nous entoure. Pas besoin de faire des kilomètres pour avoir tout ça, cette propagande à s’ouvrir aux autres est un vrai délice pour moi. Véritable film coup de cœur, ce long métrage me fait toujours le plus grand bien. Il se déguste avec innocence comme l’on pourrait déguster n’importe quel autre conte et on ressort de notre visionnage avec de l’amour dans le cœur. Très simple, un brin naïf mais punaise qu’est-ce que c’est appréciable.

5/5 (Approved by Vladdy)

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