Leprechaun

leprechaunLeprechaun. 1 heure 32. États-Unis. Comédie – Épouvante. Sortie en France le 17 août 2016 directement en vidéo (le 8 janvier 1993 aux États-Unis). Réalisé par Mark Jones avec Warwick Davis, Jennifer Aniston, Ken Olandt, Mark Holton, Robert Hy Gorman, Shay Duffin, John Sanderford, Pamela Mant, David Permenter, William Newman, Raymond C. Turner, John Voldstad…

Dan O’Grady revient aux États-Unis après avoir dérobé l’or d’un leprechaun irlandais. Mais celui-ci l’a suivi et compte bien récupérer son or. Dan enterre alors le trésor près de sa maison. Plusieurs années plus tard, un père, sa fille et trois jeunes peintres en bâtiment découvrent le trésor alors qu’ils emménagent dans la maison. Ils déchaînent alors la colère du leprechaun qui désire retrouver son bien par tous les moyens possibles…

« Va te faire voir, sale lutin ! »

Avis écrit le 30 décembre 2016.

Depuis que je l’ai vu apparaitre sur Netflix, ce « Leprechaun » me faisait de l’œil. A voir l’affiche et à lire le synopsis, ça n’avait pas l’air de voler bien haut mais il y avait quand même matière à bien se marrer je pense. C’est donc avec un certain plaisir que j’ai sauté le pas et que j’ai enfin découvert les aventures de ce farfadet tueur !

Dans l’ensemble, on peut dire que je ne suis pas déçu. Je ne crie pas au chef d’œuvre, c’est assez léger comme je m’y attendais mais je me suis malgré tout bien amusé devant ce scénario écrit par Mark Jones. Jusqu’à présent, quand je tombais sur une reproduction de ce personnage, j’aimais bien m’imaginer un personnage sympathique buveur de bière. Voir ce lutin en tueur à tout pour être fendard surtout qu’il bénéficie d’un humour noir qui me fait bien marrer.

Sous ses airs de films d’épouvante pour adolescents en devenir, je trouve même que le récit prends quelques risques. Pour un public jeune, certaines scènes peuvent s’avérer peut-être un brin trop sanglant et il y a un sous texte sur le handicap d’Ozzie que je trouve intéressant bien que peut être un peu trop « sérieux » pour le spectacle que l’on veut nous proposer.

Quoiqu’il en soit, je ne me suis pas ennuyé et c’est bien ce qui compte. J’ai su par la suite qu’il y avait plusieurs suites. Je ne suis pas sûr de vouloir les tenter mais j’ai trouvé ça suffisamment divertissant pour me laisser faire si je devais tomber dessus plus tard. J’aurais bien aimé voir cette histoire avec un regard un peu plus sombre mais en l’état, ça se laisse regarder.

Cela fait plaisir de voir Warwick Davis (Le Leprechaun) s’éclater avec le costume de ce farfadet. Au-delà de sa taille qui justifie ce choix de casting, l’acteur semble vraiment s’amuser. Je le trouve aussi efficace dans l’humour noir que dans l’épouvante à travers l’angoisse qu’il parvient à susciter avec son regard. Sa simple présence sauve d’ailleurs en grande partie le film. C’est parce qu’on voit son personnage et qu’on a envie de le voir qu’on tient jusqu’à la fin. Les scènes où l’acteur n’étant pas là étant vite assez ennuyeuses.

Pourtant, c’est avec un regard amusé que l’on peut découvrir Jennifer Aniston (Tory Reding) dans l’un de ses premiers rôles au cinéma. En voyant son jeu, on est loin de se dire que la jeune demoiselle va percer mais avec le recul, c’est assez sympathique que de la retrouver dans ce genre de production. Aussi mignonne qu’agaçante, elle incarne bien son personnage sans avoir à trop en faire.

Pour le reste de la distribution, c’est plutôt anecdotique et je ne serais pas surpris de vite oublier le jeu de ses acteurs. C’est pas mauvais mais ce n’est pas transcendant non plus et vu que le principal intérêt de ce long métrage, c’est le Leprechaun, les autres rôles passent à la trappe. Il y a quand même Mark Holton (Ozzie) pour qui j’ai réussi à avoir une certaine tendresse même si dans son registre, on a déjà vu des prestations plus touchantes.

D’habitude je n’en parle pas trop sinon (chacun fait ce qu’il veut) mais à titre personnel, je préfère quand même la version originale. Je sais que c’est léger mais la version française rend les personnages beaucoup trop légers et même en tentant de voir ce film comme un nanar, le doublage me déconnecte un peu du récit, voilà pourquoi j’ai vite opté pour la version originale que je conseille.

La mise en scène de Mark Jones possède de son côté un certain charme. Il n’y a pas de plans de folies, ça a même pris un petit coup de vieux mais à l’image de son aventure, cela reste mignon. La grossièreté dans les maquillages, l’exagération dans les costumes, les effets spéciaux bien kitsch ou encore les décors ultra classique (et parfois peu crédible) contribue à rendre ce divertissement gentillet agréable.

Cela ne vole pas haut mais ça se regarde assez bien d’autant plus que le montage limite les temps morts et que la courte durée du long métrage fait qu’on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer. On joue bien avec la couleur verte sans trop en abuser, les codes du genre sont respectés et le résultat final correspond bien à ce que l’on s’attend à trouver. C’est également la même chose concernant la bande originale composée par Robert J. Walsh et Kevin Kiner.

Pour résumer, « Leprechaun » ne nous ment pas sur la marchandise. C’est une comédie d’épouvante très légère qui ne surprends pas et qui doit sa réussite en grande partie grâce à son personnage principal et au mythe qui l’entoure. Il y a bien quelques petites prises de risques qui sont intéressante mais dans l’ensemble, cela reste sur un chemin parfaitement bien éclairé ce qui en fait un divertissement sympathique à défaut d’être mémorable.

3/5 (Bien)

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