Wayne’s World 2

waynes-world-2Wayne’s World 2. 1 heure 35. États-Unis. Comédie. Sortie en France le 6 avril 1994 (le 10 décembre 1993 aux États-Unis). Réalisé par Stephen Surjik avec Mike Myers, Dana Carvey, Tia Carrere, Christopher Walken, Ralph Brown, Chris Farley, James Hong, Michael A. Nickles, Frank DiLeo, Olivia d’Abo, Drew Barrymore, Ed O’Neill, Heather Locklear, Kim Basinger, Charlton Heston, Aerosmith, Kevin Pollak, Lee Tergesen, Harry Shearer, Tim Meadows, Ted McGinley, Larry Sellers…

Wayne Campbell et Garth Algar ont enfin quitté le domicile parental. Wayne file le parfait amour avec Cassandra, qui a engagé un nouvel agent, Bobby. Wayne voit l’arrivée de celui-ci d’un mauvais œil… Une nuit, Jim Morrison et un « indien zarbi à moitié à poil » dans le désert lui apparaissent en rêve, et lui révèlent le véritable sens de sa vie ; il devra organiser, dans sa ville d’Aurora, le festival rock « Waynestock » …

« On est à chier ! On est pas digne ! »

Avis écrit le 31 décembre 2016.

Quitte à me lancer dans cette saga en découvrant pour la première fois le premier volet, je me suis dit qu’il serait dommage de ne pas profiter de mon élan. C’est ainsi que je me suis mis à découvrir également « Wayne’s World 2 » avec pour seule et unique ambition, celle de passer un aussi bon moment que celui que j’avais pu passer devant l’épisode précédent.

Sans surprise (et ce n’est pas plus mal), cette suite reste sur ses acquis. Le scénario écrit par Mike Myers, Bonnie Turner et Terry Turner reprend les mêmes éléments qui ont pu faire le succès du premier film. Si on veut nous faire croire à une évolution avec ce mythique duo qui s’est exilé de la cave des parents, à l’écran, il n’y a vraiment rien de bien nouveau.

Même rythmique, même genre de gags, toujours autant référentiel, cette suite répond à son cahier des charges en proposant toujours plus sans jamais tenter de prendre les moindres risques. Du coup, j’ai un peu eu l’impression d’avoir une redite mais cela ne m’a pas dérangé outre mesure puisque le film reste divertissant, toujours si l’on se décide à accrocher à ce délire.

Car en effet, c’est toujours du bon gros n’importe quoi avec un humour qui tâche. Si les répliques sont toujours au rendez-vous, j’ai néanmoins trouvé que ce volet était un brin moins percutant, moins mémorable malgré son envie d’aller plus loin dans la surenchère. Le manque de nouveauté face à son prédécesseur doit jouer un peu mais l’on s’amuse malgré tout et c’est bien ce qui compte.

En parlant d’amusement, le tandem Mike Myers (Wayne Campbell) et Dana Carvey (Garth Algar) semblent vraiment prendre du plaisir à retrouver leurs personnages cultes. Chez eux aussi il n’y a pas de grands changements mais ils restent toujours aussi cohérents avec leurs univers. Dans leurs maladresses et leurs stupidités, il y a quelque chose de touchant que les acteurs parviennent à nous rendre sympathique malgré l’humour bas de plafond.

Parmi les rescapés du premier film (elle aurait insisté pour participer à ce projet), c’est sympathique aussi de retrouver Tia Carrere (Cassandra Wong). Beaucoup plus mise en retrait, la comédienne continue de bien tenir son personnage. Parfois peut-être un peu trop « sérieuse » dans son traitement, je continue de l’apprécier et j’aurais même aimé que l’on développe un peu plus le personnage de son père interprété par James Hong (Jeff Wong).

Cette fois-ci, le méchant de service est incarné par Christopher Walken (Bobby Cahn). Bizarrement, je trouve qu’il est très sous exploité également mais il m’a très vite fait oublier Rob Lowe, l’ancien vilain. Il faut dire aussi que Christopher Walken est nettement plus charismatique, même dans l’humour, et qu’il évolue en plus dans un registre qui lui va bien, celui du méchant sans scrupules.

Pour le reste de ce casting, tout le monde suit le mouvement. Dans cette course à la surenchère inhérente à la plupart des suites, cela m’a toutefois amusé de voir le groupe Aerosmith que j’aime bien. Dans son propre rôle également, mon adolescence est revenue un poil à la surface avec la présence de Heather Locklear pour qui j’avais un petit faible étant plus jeune. Que dire aussi de Kim Basinger (Honey Hornée) qui me fait fondre même dans le ridicule ainsi que de l’autodérision agréable de Charlton Heston (L’acteur de remplacement).

La réalisation de Stephen Surjik est sinon cohérente avec ce que l’on avait déjà vu même si j’ai trouvé qu’il y avait (comme pour le scénario) un peu moins de folie. Comme pour Penelope Spheeris à qui il a pris le relai, sa filmographie ne m’envoie pas spécialement du rêve mais dans ce long métrage, il assure néanmoins le minimum syndical.

On est dans un registre sans surprise avec un univers que l’on connait bien et visuellement, on ne fait que se baser là encore sur des acquis. Ce n’est pas détestable mais quitte à aller plus loin dans la surenchère, c’est vrai que j’aurais quand même aimé qu’on aille un peu plus loin. Même la bande originale composée par Carter Burwell, pourtant très bonne, ne surprends pas. Reste que tous les clins d’œil que le film peut faire sont amusants.

Pour résumer, « Wayne’s World 2 » est dans la même lignée que le précédent film. On aurait pu croire que dans sa course à la surenchère, le film aurait fait plus fort, aurait été plus loin. Malheureusement ce n’est pas le cas et on obtient un simple prolongement du premier film, sympathique mais pas forcément indispensable. Maintenant, pour être honnête, je me suis quand même bien marrer et devant ce type de comédie potache, cela me suffit pour ne pas regretter mon visionnage.

3/5 (Bien)

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