Wayne’s World

waynes-worldWayne’s World. 1 heure 32. États-Unis. Comédie. Sortie en France le 28 octobre 1992 (le 14 février 1992 aux États-Unis). Réalisé par Penelope Spheeris avec Mike Myers, Dana Carvey, Tia Carrere, Rob Lowe, Brian Doyle-Murray, Lara Flynn Boyle, Michael DeLuise, Dan Bell, Lee Tergesen, Kurt Fuller, Sean Gregory Sullivan, Colleen Camp, Donna Dixon, Frederick Coffin, Michael G. Hagerty, Ed O’Neill…

Dans la banlieue de Chicago, Wayne Campbell et Garth Algar animent une émission qu’ils émettent depuis le sous-sol de leurs parents. Benjamin Kane, producteur d’une chaîne de télévision locale, tombe par hasard sur leur programme et les engage, en réalité pour servir les intérêts de marketing de Noah Vanderhoff, propriétaire de bornes d’arcade. Parallèlement à la « professionnalisation » de leur émission, Wayne rencontre Cassandra, bassiste d’un groupe de hard rock, dont il tombe amoureux. Mais il va devoir se confronter à Benjamin, qui semble lui aussi être intéressé par la jeune femme, et avoir ses propres idées quant à l’émission…

« Un jour elle sera mienne. Oh oui, un jour elle sera mienne. »

Avis écrit le 31 décembre 2016.

La fin de l’année sent aussi un peu la fin des vacances. Avant de reprendre le boulot, ayant vu les films que je voulais me programmer, je me suis donc décidé à enfin voir « Wayne’s World ». En effet, malgré les quelques échos que j’avais pu en avoir et le fait que je possédais le dvd depuis plusieurs années, je n’avais jamais vu ce long métrage avant aujourd’hui.

Le résultat est assez fidèle à l’image que je m’en faisais. Le scénario écrit par Mike Myers, Bonnie Turner et Terry Turner (adapté de plusieurs sketchs du « Saturday Night Live ») ne vole jamais bien haut. Avec son humour ultra potache totalement assumé, le film est uniquement un bon gros délire auquel il faut très vite adhéré au risque de s’ennuyer.

Pour être honnête, j’aime ce genre d’humour mais à petites doses et il faut que ce soit bien fait. Fort heureusement pour moi, ce fut le cas ici. Alors oui, comme je ne suis pas spécialement habitué à ce genre de comédie, par moment je trouvais que ça tournais un peu en rond mais au moins le concept est respecté de bout en bout.

Ultra référentiel et avec de nombreuses répliques cultes, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup de mal à comprendre le statut de film culte qu’il peut avoir auprès de certains. Chacun faisant ce qu’il veut, je n’aime pas trop faire de recommandations sur cette question mais, l’adaptation des dialogues pour la France par Alain Chabat et Dominique Farrugia justifie d’ailleurs à elle seule ma préférence pour la version française.

A l’écran, le duo formé par Mike Myers (Wayne Campbell) et Dana Carvey (Garth Algar) est excellent. Le couple joue à fond la carte de la surenchère. Ils en font des tonnes, ne sont jamais subtils mais c’est aussi pour cela que ça fonctionne car ça s’inscrit dans un univers cohérent. Très complémentaire, ils nous apparaissent très vite sympathiques dans leurs bêtises respectives.

A leur côté, j’ai bien aimé aussi Tia Carrere (Cassandra Wong). Bon d’accord, mes fantasmes d’adolescent devant la série « Sydney Fox, l’aventurière » doit sans doute un peu jouer mais j’apprécie quand je vois cette comédienne. Ici, elle y est fraiche et pétillante. J’ai beaucoup aimé la place qu’elle occupe dans cette histoire et la voir interprété ses différentes chansons est pas mal du tout non plus.

En revanche, je suis moins fan de Rob Lowe (Benjamin Oliver). Là encore, je ne suis sans doute pas objectif mais j’ai toujours eu un peu de mal avec son jeu. L’acteur manque souvent de charisme à mes yeux et m’apparaît souvent comme étant transparent. C’est un peu le cas d’ailleurs ici. Très lisse, ce n’est pas foncièrement dérangeant le jeu de cette distribution ne volant pas très haut mais c’est suffisant pour que ce soit celui que j’ai le moins aimé de ce casting.

Pour le reste, chacun est à sa place dans ce délire et parmi les seconds rôles, il y en a quand même quelques-uns que je trouve assez marquant et/ou plaisant. C’est par exemple le cas de Lara Flynn Boyle (Stacy) qui m’a bien fait rire. Revoir Ed O’Neill (Glen) avec ce type de personnage est assez fendard également.

Côté réalisation, je ne connaissais pas du tout le travail de Penelope Spheeris dont la filmographie ne m’envoie pas spécialement du rêve. Pourtant, je trouve que la réalisatrice nous offre quelque chose de pas mal du tout pour ce long métrage. Elle est en parfaite harmonie avec ce délire, c’est du bon gros n’importe quoi qui n’hésite pas à se jouer des codes et cela fonctionne plutôt bien.

Il n’y a pas de grandes innovations mais l’esprit du film y est bien retranscrit. On ne ressent pas trop le côté « adaptation de sketchs » mais bien au contraire, on nous propose une vraie bonne grosse comédie américaine potache qui tâche. Visuellement, c’est vraiment sympathique. J’ai bien aimé d’ailleurs les différents décors ainsi que les costumes. On est toujours dans la surenchère mais l’ensemble est très cohérent.

Que dire aussi de la bande originale composée par J. Peter Robinson. A mes yeux, elle a de quoi être aussi culte que le film lui-même. Maintenant, elle joue quand même sur la facilité avec une sélection musicale que l’on peut qu’aimer et écouter indépendamment du film. Mais elle est bien exploitée et c’est tout ce que je demande. Cette sensation d’être bien à fond dans les années 90 fait bien plaisir.

Pour résumer, il m’en aura fallu du temps pour voir ce « Wayne’s World » mais je ne suis pas déçu par le résultat. Pas spécialement friand des comédies potaches, celle-ci fonctionne à merveille et se savoure même davantage dans sa version française qui a bénéficié d’un vrai travail de réécriture. Wayne et Garth nous emmène avec eux dans leur mégateuf et ce bon gros délire me plait. On ne fait pas dans la dentelle mais sans se prendre la tête on se marre bien et rien que pour ça, je reverrais ce film avec plaisir même si avant, je vais m’attaquer à sa suite.

3.5/5 (Très bien)

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2 réflexions sur “Wayne’s World

    1. C’est un peu ce que ce film que je viens de découvrir sera amené à être pour moi. Je ne lui vouerais pas un culte comme certains peuvent le faire mais je pense que je ^pourrais le revoir avec beaucoup de plaisir car je me suis bien marrer devant 😉

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