Ring

ringRing (Ringu). 1 heure 35. Japon. Épouvante – Drame. Sortie en France le 11 avril 2001 (le 31 janvier 1998 au Japon). Réalisé par Hideo Nakata avec Nanako Matsushima, Miki Nakatani, Hiroyuki Sanada, Yuko Takeuchi, Hitomi Sato, Yoichi Numata, Katsumi Muramatsu, Rikiya Otaka, Rie Inō, Yutaka Matsushige, Kiyoshi Risho…

Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d’une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard. Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape.

Avis écrit le 13 janvier 2017.

Cela fait un petit moment que je n’avais pas remater « Ring ». J’en gardais pourtant un très bon souvenir mais l’occasion ne c’était pas spécialement présenté à moi. Avant de découvrir les films américains que je n’ai toujours pas vu, je me suis dit que ça serait pas mal que je me refasse avant les japonais et c’est ainsi que je me suis retrouvé face à ce long métrage à nouveau en espérant survivre sept jours plus tard.

Bien que j’aime beaucoup ce volet, si je ne l’avais pas revu depuis un moment, c’est aussi parce que je ne suis pas spécialement un grand fan. J’aime l’univers, je trouve que dans son genre il se défend pas mal mais c’est juste que c’est typiquement le long métrage que je préfère savourer à petite dose surtout qu’il y a quand même quelques longueurs.

Ce qui me plait principalement dans ce scénario écrit par Hiroshi Takahashi, d’après le roman du même titre de Kōji Suzuki, c’est ce côté histoire de fantômes que l’on se raconte au coin du feu. Ce n’est pas spécialement crédible, il y a parfois une surenchère dans les différents traits de cette intrigue mais on se laisse facilement prendre au jeu avec cette envie de s’amuser. Il y a tout ici pour créer la légende urbaine parfaite avec ses facilités scénaristiques et son esprit démoniaque très marquant.

A l’écran, cette surenchère on la ressent un peu aussi. Les acteurs sont très loin d’être exceptionnel mais c’est aussi cette légère exagération qui donne du charme à cette intrigue. Personnellement, même si d’habitude je m’en moque, je conseille quand même fortement la version originale pour ce long métrage. Le doublage français étant plus risible qu’autre chose, le film perd de son attrait et cela fonctionne mieux avec les vraies intonations des acteurs.

Après, je ne retiens pas grand-chose de la distribution. Elle fait le job voilà tout. Nanako Matsushima (Reiko Asakawa) réussit quand même petit à petit à nous entraîner avec elle. Hiroyuki Sanada (Ryuji Takayama) est pour sa part charismatique, c’est d’ailleurs celui qui s’en sort le mieux à mon sens. Quant à Rikiya Otaka (Yoichi Asakawa), je trouve qu’on ne l’exploite pas assez tout comme Rie Inō (Sada). En quelques minutes, cette dernière marque sa présence dans cette franchise. Elle doit bien sûr beaucoup à son look particulier, à sa gestuelle et à l’aura de son personnage mais j’avoue que ce fantôme a quand même une sacrée gueule.

Côté réalisation, Hideo Nakata nous offre quelque chose de vraiment excellent. J’ai peu de connaissance dans ce cinéma, je suis donc mal placé pour en parler, mais habituellement, j’ai un peu de mal avec le cinéma japonais que je trouve souvent ennuyeux. Là, ce ne fut pas le cas. Il y a quand même quelques longueurs et parfois ça manque un peu de rythme mais le résultat m’a toutefois beaucoup convaincu.

Il y a un travail sur le cadrage que je trouve parfait. J’aime beaucoup aussi le fait de susciter la peur avec peu d’effets visuels. Tout est dans la suggestion mais c’est bien amené jusqu’à son final assez mémorable dont j’aime beaucoup l’esthétisme. Cette scène de « sortie de télévision » devenu culte avec le temps par exemple est vraiment maitrisé.

Si dans son fond le scénario est le genre d’histoire qu’on se raconte au coin du feu, dans sa forme, la mise en scène elle axe davantage son point de vue sur l’atmosphère. L’ambiance y est lourde avec une tension qui se fait bien ressentir alors même qu’il ne se passe au final pas grand-chose sous nos yeux. Quant à la bande originale composée par Kenji Kawai, elle apporte beaucoup à ce récit avec ses notes stridentes qui accentue cette sensation de malaise. Il y a un très bon équilibre entre le fond et la forme qui fait que toutes les petites imperfections deviennent presque anecdotiques.

Pour résumer, j’ai pris beaucoup de plaisir à revoir ce « Ring ». Légende urbaine à se raconter pour ce faire peur, le long métrage d’Hideo Nakata surprend par sa faculté à nous tenir en haleine même lorsqu’il ne se passe rien. C’est parfois un peu facile et il y a des longueurs mais le film parvient à tenir sa direction. Tout se joue dans ce que l’on ne voit pas, ce que l’on devine et l’on obtient un film d’épouvante grossier dans ses traits mais très efficace dans le plaisir qu’il peut nous procurer. Un classique.

4/5 (Excellent)

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4 réflexions sur “Ring

    1. Elle a ses défauts mais je dois reconnaître que je revois ce film avec plaisir. Comme je le dis dans mon avis, c’est le genre d’histoire que l’on se raconte au coin du feu pour se faire peur qui m’amuse 🙂 Maintenant, je ne peux pas comparer avec la version américaine (à laquelle tu fais allusion je suppose) puisque je ne l’ai toujours pas vu. J’ai néanmoins prévu de la découvrir une fois que j’aurais fini de revoir la trilogie japonaise 😉

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  1. Sur le moment, ce film (alors que je connaissais déjà le remake) m’avait un peu laissé sur ma faim. Et puis il y a du genre 1 an, je suis tombée sur un ouvrage sur le cinéma fantastique et je suis tombée sur un long article très intéressant où je me suis aperçue que j’étais passée à côté de plein de sens cachés et tout ça. J’aimerais du coup bien le revoir.

    Aimé par 1 personne

    1. Je viens de découvrir la version américaine (j’en parlerais prochainement). C’est sympa mais je préfère la version japonaise de mon côté (du moins le premier opus) que je trouve plus subtil et plus efficace en terme de légendes urbaines 🙂

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