La planète des singes : Les origines

la-planete-des-singes-les-originesLa planète des singes : Les origines (Rise of the Planet of the Apes). 1 heure 50. États-Unis. Science Fiction – Drame. Sortie en France le 10 août 2011 (le 5 août 2011 aux États-Unis). Réalisé par Rupert Wyatt avec James Franco, Freida Pinto, Andy Serkis, John Lithgow, Brian Cox, Tom Felton, David Hewlett, Tyler Labine, Chelah Horsdal, David Oyelowo, Leah Gibson, Jamie Harris, Jesse Reid, Karin Konoval, Richard Ridings…

Dans un laboratoire, des scientifiques expérimentent un traitement sur des singes pour vaincre la maladie d’Alzheimer. Mais leurs essais ont des effets secondaires inattendus : ils découvrent que la substance utilisée permet d’augmenter radicalement l’activité cérébrale de leurs sujets. César, est alors le premier jeune chimpanzé faisant preuve d’une intelligence remarquable. Mais trahi par les humains qui l’entourent et en qui il avait confiance, il va mener le soulèvement de toute son espèce contre l’Homme dans un combat spectaculaire.

« Vous ne savez pas à quoi vous avez à faire. »

Avis écrit le 14 août 2011.

Depuis que je l’ai découvert gamin, je suis un admirateur de « La planète des singes » version 1968. C’est ainsi que j’avais vu par la suite ses différentes suites ainsi que « La planète des singes » version 2001 et même si tout n’est pas parfait, après un second visionnage j’avais même réhabilité le long métrage de Tim Burton dans mon esprit. C’est donc avec une certaine impatience mais aussi un peu de craintes que j’attendais ce nouvel opus nous retraçant les origines de cette histoire tout en se détachant des autres films ayant déjà été tournés.

Comme auparavant, je ne peux pas comparer ce film avec le roman de Pierre Boule car je ne l’ai toujours pas lu mais j’ai beaucoup aimé cette plongée dans les origines de cette histoire que je trouve passionnante. Le scénario écrit par Rick Jaffa et Amanda Silver est maitrisé de A à Z. Sans subir la pression de ses illustres ainés qui ont réussi à traité de ce sujet avec plus ou moins de réussite en fonction de la version, le film nous transporte dans un tout autre univers et réussi à avoir sa propre identité.

En effet, si le film regorge de clins d’œil très savoureux vis à vis des anciens films, il se démarque cependant de façon très significative à tel point que j’ai vraiment eu la sensation de redécouvrir cette histoire. Plusieurs passages m’ont même surpris – notamment vers la fin – alors qu’ils étaient pourtant prévisible car la trame de l’histoire principale et les thèmes abordés reste sensiblement les même. Alors que dans la version de 2001 je n’arrivais jamais réellement à ne pas penser au film de 1968, là, j’ai vraiment été plongé dans cette intrigue et seuls les clins d’œil assumés me faisaient penser à ce qui avait déjà été fait.

J’ai beaucoup aimé aussi l’évolution des différents personnages. Même si certains peuvent sentir bon les clichés où qu’on peut ne pas leur trouver une grande utilité, j’ai quand même été convaincu par leur évolution et j’ai assez vite sympathisé avec eux. Celui qui sort du lot restera quand même le fameux César dont l’évolution est la plus intéressante vu qu’elle est la base de ce film. Quoiqu’il en soit, j’aime toujours autant les thèmes qui sont abordés dans cette histoire même si on peut leur reprocher par moment un manque de profondeur à cause de certains raccourcis qui ont pu être pris et j’ai adoré les émotions qui sont véhiculés à l’écran. Certaines scènes m’ont vraiment ému et sont vraiment touchante à un point que je n’aurais pas imaginé. Il y a une force dans cette intrigue auquel je ne m’y attendais pas et qui m’as plu car je ne l’avais pas autant ressenti auparavant le tout contribuant à accentuer mon ressenti général positif.

Devant la caméra, les singes sont les vrais héros de ce film et surtout César dont Andy Serkis aide à lui donner vie à travers la motion capture. Qu’est ce qui reste de son jeu d’acteur et qu’est ce qui est surtout dû aux effets visuels ? Je n’en sais trop rien mais j’ai en tout cas beaucoup aimé ce personnage qui porte le film sur ses épaules et dont j’ai aimé la façon dont il prend vie face à nous. Par moment il m’a semblé « ressentir » le regard d’Andy Serkis, chose que j’ai apprécié car j’y aie trouvé une certaine profondeur et de tous les singes c’est sans nul doute grâce à lui que le film reste prenant.

Derrière tout ce casting simiesque, on retrouve quelques acteurs qui ne déméritent pas non plus à commencer par un James Franco très bon en Will Rodman. Il est certes pas dans le meilleur rôle de sa carrière mais il s’en sors très bien et montre une nouvelle fois qu’il est capable de jouer dans plusieurs registres en restant toujours convaincant.

A ses côtés, ça m’as fait plaisir de retrouver Freida Pinto dans autre chose que « Slumdog millionnaire » même si c’est elle qui malheureusement possède le personnage le plus sous exploités avec Caroline au point qu’on pourrait même y voir plus un côté « pot de fleur » ne servant juste qu’à installer une pseudo romance qui n’aura d’ailleurs fort heureusement que peu d’importance dans l’intrigue.

Après la série télévisée « Dexter » où il joue l’un des méchants (si ce n’est LE méchant) le plus terrifiant de la série et le plus jouissif, j’ai bien aimé aussi retrouver John Lithgow dans le rôle du père malade. Sans forcément trop en faire et réussissant même à être touchant quand cela l’exige comme la scène où il semble perdu avant que César ne vienne l’aider, l’acteur joue tout en retenu et de façon très juste. J’ai beaucoup aimé son interprétation au point que je regrette quand même un peu qu’on ne le voit pas un tout petit peu plus à l’écran.

Après la fin de la franchise cinématographique « Harry Potter », j’ai bien aimé aussi voir Tom Felton dans un autre film. Le célèbre Drago Malefoy joue ici un nouveau salaud de service et il y met même plus de subtilité dans son jeu. Il fait un Dodge très énervant comme son rôle l’exige et même si on ne comprend pas toujours ses motivations je trouve que parmi les rôles secondaires, il est l’un de ceux qui tire le mieux son épingle du jeu. Le reste du casting est très bon aussi et chacun fait ce qu’il a à faire même si une nouvelle fois, c’est véritablement les singes et leurs psychologies les véritables stars du film (et c’est tant mieux d’ailleurs !!!).

Premier long métrage que je vois de Rupert Wyatt (je n’ai pas vu « Ultime évasion »), j’ai vraiment été surpris aussi par cette réalisation que j’ai trouvée brillante. C’est vraiment magnifique à voir, très rythmé, très dynamique et je ne m’attendais pas à un tel résultat. Au vue des premières bandes annonces, j’avais un peu peur du résultat, peur que les effets visuels étouffent le film mais il n’en est rien. Si je regrette quand même qu’à plusieurs reprises les singes fassent trop humains et/ou trop numérique, visuellement ça reste quand même très convaincant et époustouflant.

Je trouve encore que les maquillages apportaient plus de charme dans les anciennes versions comparés aux effets spéciaux présent ici mais ça reste quand même très beau et au même titre que la psychologie des singes, les effets visuels suivent l’évolution des personnages avec des traits et des postures qui deviennent de plus en plus « humains ». Les décors sont très bien exploités aussi tout comme la lumière nous offrant des plans sublimes notamment dans la forêt qui font partie de ceux que j’ai le plus apprécié.

La bande originale composée par Patrick Doyle est elle aussi très belle je trouve. Elle colle bien avec les images qu’on nous propose et jamais je ne l’ai trouvé lourde. L’histoire se suffit à elle-même pour nous faire véhiculer des émotions et j’ai apprécié cette musique discrète qui n’en rajoutait pas des tonnes à mes yeux. Techniquement, j’ai vraiment trouvé qu’il y avait eu un boulot incroyable de fait sur ce film. D’ailleurs, en sortant de ma salle, j’avais déjà hâte de le redécouvrir (je le prendrais surement en Blu-ray) et si l’histoire m’as vraiment plu je pense que le film doit aussi beaucoup à cette mise en scène excellente.

Pour résumer, « La planète des singes : Les origines » est un excellent divertissement où on ne voit pas le temps passé. J’avais quelques craintes avant de rentrer dans ma salle mais elles ont été rapidement effacées. Agréablement surpris par ce film, je le reverrais sans doute avec grand plaisir et si ce long métrage possède quand même quelques petits défauts je le trouve tout de même saisissant. Cet été, c’est d’ailleurs de mémoire le film qui m’a fait le plus vibrer. N’étant pas toujours objectif avec la version de 1968 qui fait partie de mes films cultes, je ne pensais pas que je reverrais avec autant de plaisir un autre long métrage capable de me transporter avec cette histoire. J’ai passé un excellent moment et je recommande ce film très chaleureusement.

5/5 (Approved by Vladdy)

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