Ring 0

ring-0Ring 0 (Ring 0 : Bâsudei). 1 heure 35. Japon. Épouvante – Drame. Sortie en France le 5 juin 2003 (le 22 janvier 2000 au Japon). Réalisé par Norio Tsuruta avec Yukie Nakama, Seiichi Tanabe, Yoshiko Tanaka, Kumiko Aso, Ryûji Mizukami, Takeshi Wakamatsu, Kaoru Okunuki, Daisuke Ban, Junko Takahata, Masako, Mami Hashimoto, Kazue Tsunogae, Chinami Furuya…

Une trentaine d’années avant les évènements de « Ring », vivait encore celle que l’on connaît sous le nom de Sadako Yamamura… Jeune fille d’une vingtaine d’années, très belle mais d’une timidité quasi-maladive, Sadako est quotidiennement en proie à ses pouvoirs paranormaux, et vit seule, avec ses souvenirs de sa mère défunte : Shizuko Yamamura. Le théâtre est un moyen d’évacuation, et elle s’y investit tout entière. Hélas, son arrivée dans une troupe de théâtre concorde avec une série d’évènements étranges et inquiétants… Une série d’évènements qui vont attiser la méfiance de toute la troupe, pour que cette suspicion se cristallise finalement en une psychose collective, qui sera à l’origine de la chute de la célèbre Sadako Yamamura…

Avis écrit le 15 janvier 2017.

Avant de découvrir la version américanisé de cette franchise que je n’ai encore jamais vu, il était temps pour moi de me faire une petite piqûre de rappel et de me remater « Ring 0 », histoire de clore la trilogie japonaise. De ce long métrage, je n’en gardais que très peu de souvenirs. Il faut dire aussi que je ne l’ai vu qu’une seule fois il me semble et c’était il y a maintenant un sacré moment.

Dès les premières secondes, cela ne me surprend pas en tout cas que j’ai vite oublié ce film. Remonter aux origines d’un mythe peut souvent s’avérer être casse gueule. S’il existe des exceptions, le scénario écrit par Hiroshi Takahashi n’en fait clairement pas parti. Pourtant, il y avait matière à avoir un drame d’épouvante bien sombre et bien oppressant mais au lieu de ça, je me suis retrouver devant un récit ennuyeux et assez risible.

Ennuyeux parce qu’il ne se passe rien. Je n’ai ressenti aucune tension dans cette aventure. L’ensemble est beaucoup trop léger à mon goût et surtout, le scénario se perd une nouvelle fois dans des bavardages bien lourds au lieu de se concentrer sur l’essentiel. L’âme du premier film me semble bien loin et du coup, tout ce qui pouvait faire le charme d’une histoire qu’on se raconte pour se faire peur devient risible.

Peu convaincant, j’ai trouvé que l’ensemble était d’un enchainement de scènes toutes aussi grotesque les unes que les autres. Je n’y ait pas cru une seule seconde et au lieu d’avoir de la tension, cette troupe théâtrale et cette Sadako m’ont surtout fait rire dans leurs réactions très légères. Alors après, il est quand même toujours un peu intéressant de revenir à la base, de comprendre comment tout a commencé mais ce que l’on nous montre ici et bien peu suffisant et surtout bien peu passionnant pour me fasciner.

Devant la caméra, ce n’est guère mieux. J’ai trouvé Yukie Nakama (Sadako Yamamura) beaucoup trop fade. C’est dommage car c’est un peu à travers elle que devrait naître la peur et l’angoisse mais au lieu de ça, on a juste l’impression d’avoir une version japonisé de « Carrie au bal du Diable » sans grande saveur. A force de trop jouer sur la réserve, l’actrice en devient transparente et ne parvient à créer ni la peur, ni la sympathie à son égard.

Pour le reste de cette distribution, ce n’est pas bien transcendant non plus. Il n’y a personne qui réussit à sortir du lot à mes yeux. Tous les personnages m’ont fait sourire dans leurs traitements prévisibles et tous les comédiens m’ont paru beaucoup trop légers pour me convaincre. J’ai trouvé que rien ne se dégageait de cette troupe, qu’il n’y avait pas d’identité et que chaque interprétation était beaucoup trop caricaturale pour fonctionner à l’écran.

Quant à la mise en scène de Norio Tsuruta, je l’ai trouvé à l’image de son scénario à savoir très poussiéreuse. Le réalisateur utilise des ficelles qu’on a déjà vues précédemment sauf qu’ici, il les exploite sans aucune originalité. Pas d’ambiance, pas d’atmosphère, là où ce préquel aurait pu se dégager avec une identité propre, on nous propose un visuel beaucoup trop lisse.

J’écris mon avis à chaud, je viens de finir le film et pourtant, le travail de ce cinéaste commence déjà à s’effacer de nouveau de mon esprit. Certains effets spéciaux sont même assez moche ce qui est regrettable car au final il y en a assez peu vu qu’une nouvelle fois, il ne se passe pas grand-chose. Niveau rythme, on a toujours de grandes longueurs sauf que cette fois-ci, rien ne parvient à rehausser le niveau pas même la musique de Shinichiro Ogata que j’ai trouvé plus soûlante qu’autre-chose. Même le travail sur le son m’a ennuyé alors que c’était un élément dans les précédents volets que j’avais bien aimé.

Pour résumer, malgré un premier opus très sympathique, la saga « Ring » dans sa version japonaise n’aura eu de cesse que de baisser dans mon estime pour en arriver à ce « Ring 0 » que je trouve assez désastreux. Je veux bien que l’on joue sur l’imagination plutôt que sur le visuel mais là, on est quand même dans quelque chose de très ennuyeux. J’ai quelques craintes pour les versions américaines que l’on m’a vendues comme de simple démonstration visuelle. Pour ma part si cela me divertit un minimum je ne dirais pas non car là, ce troisième épisode me laisse clairement sur ma faim. Finalement la prochaine fois, je m’arrêterai peut-être au premier film…

1/5 (Très mauvais)

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