Ring 2

ring-2Ring 2 (Ringu 2). 1 heure 31. Japon. Épouvante. Sortie en France le 20 mars 2002 (le 28 juillet 1999 au Japon). Réalisé par Hideo Nakata avec Miki Nakatani, Hitomi Sato, Kyôko Fukada, Fumiyo Kohinata, Kenjiro Ishimaru, Yûrei Yanagi, Rikiya Otaka, Yoichi Numata, Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada, Masako, Katsumi Muramatsu, Daisuke Ban, Reita Serizawa, Rie Inou…

L’autopsie de Sadako révèle qu’elle est restée près de trente ans vivante, murée dans son puits. Ni la découverte de son cadavre, ni la destruction de la cassette vidéo maudite sur laquelle son image apparaissait ne semblent en mesure de stopper sa soif de vengeance.
Désormais, le petit Yoichi, ayant survécu à la vision de la vidéo maléfique, est le seul à pouvoir lutter contre Sadako. En se voyant doté de pouvoirs psychiques, il est tombé dans un mutisme radical. Pour remédier à cela, une mathématicienne va tenter de chasser ses démons.

Avis écrit le 15 janvier 2017.

A la base, il y avait « Rasen », réalisé par Jôji Iida, qui devait être une suite officielle de « Ring ». Je n’ai toujours pas vu ce film même si je suis curieux de le découvrir un jour. Cependant, « Rasen » fut un échec et on demanda à Hideo Nakata de revenir afin de faire une nouvelle suite officielle. C’est ce qu’il fut et c’est ce qui m’a permis aujourd’hui de revoir « Ring 2 ».

Si j’aime bien le premier volet, je dois avouer que je suis un peu plus sceptique concernant ce deuxième opus. Ce n’est pas mauvais, on est dans la suite directe mais j’accroche néanmoins un peu moins à ce scénario écrit par Hideo Nakata et Hiroshi Takahashi, d’après un roman de Kôji Suzuki. Je trouve que le côté « légende urbaine » que l’on raconte au coin du feu a disparu au profit d’un film d’épouvante plus classique.

Dans sa nouvelle approche, il y a beaucoup de nouveaux éléments auquel je n’ai pas totalement adhéré. Toute cette histoire de psychisme par exemple m’a un peu saoulé voir même parfois ennuyé. Fort heureusement, ça ne m’a pas fait sortir du film mais je regrette qu’il y ait ici moins de charme. D’ailleurs, le scénario joue tellement avec sa surenchère scénaristique que par moment, on en oublie un peu trop cette histoire de cassette vidéo selon moi.

Comment le mal se propage ? Comment y échapper ? Pourquoi ? Le concept de base était des plus simples mais à force de vouloir trop en faire, on se perd dans des bavardages inutiles qui nuisent au scénario et qui associer à de nouvelles longueurs fait que je reste sur ma faim. Maintenant, cela reste malgré tout intéressant. Dans ce divertissement, je suis resté scotché jusqu’à la fin et ça fonctionne quand même c’est juste que ça manque un peu de passion dans mon ressenti final.

Ce manque de passion, je le ressens également à travers la distribution. Dans la précédente aventure, les différents acteurs n’étaient pas spécialement exceptionnels mais je trouvais qu’ils allaient bien avec l’esprit de ce film. Parfois dans le surjeu, j’avais même une certaine sympathie pour ses différents personnages.

Là, j’avoue que leurs sorts m’a fait ni chaud ni froid. Même Rikiya Otaka (Yoichi) que l’on retrouve m’a laissé de marbre. Peu exploité auparavant, j’avais un peu de tendresse quand même pour son sort. Là, on en a fait une espèce de bête de foire que j’ai trouvée peu crédible dans ce délire. Parmi les personnages que l’on retrouve, Nanako Matsushima (Reiko Asakawa) est assez anecdotique ce qui est dommage car lors de ses quelques scènes, elle surpasse la nouvelle héroïne. Quant à Hiroyuki Sanada (Ryuji Takayama), on le voit bien trop peu, ce qui est normal mais provoque un manque chez moi car aucun autre acteur de ce film ne possède son charisme.

Puisque j’évoque la nouvelle héroïne justement, Miki Nakatani (Mai Takano) est loin de m’avoir convaincu. Ce n’est pas catastrophique non plus mais elle peine vraiment à exister à l’écran. Le traitement de son personnage par son scénario n’aidant pas non plus. Entre son côté assistante en mathématiques et sa scène finale, il y a pas mal d’éléments qui prête à sourire. Dommage aussi que le journaliste ainsi que le docteur soit traité avec autant de maladresses.

Dans sa réalisation, j’ai moins été convaincu également par le travail de Hideo Nakata. Le premier film avait ses petits défauts mais la mise en scène proposait pas mal de choses intéressante qui contribuait à la force de cette histoire. Ici, on est dans quelque chose de plus classique je trouve et qui en plus, vieillit beaucoup moins bien.

Là encore, on n’est pas non plus dans la catastrophe mais je trouve ça dommage qu’on n’ait pas su retranscrire à l’image une ambiance bien lourde et ne tension persistante. Reste que les décors et les maquillages sont bien faits tandis que quelques effets visuels restent plaisants. Quant à la bande originale composée par Kenji Kawai, elle reprend bien les tonalités stridentes qui suscitent la peur et le danger. Maintenant, c’est peut-être parce que j’accroche moins avec ce volet, mais la musique ne parvient pas cette fois-ci à alourdir l’ambiance malheureusement.

Pour résumer, « Ring 2 » n’est pas à la hauteur de mes espérances. J’en gardais un bon souvenir, ça sera toujours le cas puisque je pourrais revoir ce long métrage, mais je reste quand même globalement sur ma faim. Le scénario se perd dans des bavardages pompeux, le casting n’est pas toujours au niveau et Hideo Nakata semble moins inspiré dans sa mise en scène. Du coup, j’ai juste eu la sensation de voir un divertissement sympathique mais assez oubliable qui n’a pas su surfer sur la force du premier volet.

3/5 (Bien)

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2 réflexions sur “Ring 2

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