Le Cercle – The Ring 2

le-cercle-the-ring-2Le Cercle – The Ring 2 (The Ring 2). 1 heure 50. États-Unis – Japon. Épouvante. Sortie en France le 30 mars 2005 (le 18 mars 2005 aux États-Unis). Réalisé par Hideo Nakata avec Naomi Watts, David Dorfman, Simon Baker, Elizabeth Perkins, Sissy Spacek, Emily VanCamp, Kelly Stables, Gary Cole, Mary Elizabeth Winstead, Ryan Merriman…

Six mois après les horribles événements qui leur avaient fait fuir Seattle, Rachel Keller et son jeune fils Aidan se sont réfugiés à Astoria, dans l’Oregon. La journaliste espère oublier ses épreuves dans cette paisible bourgade côtière, mais de nouvelles menaces ne tardent pas à planer sur sa vie. Un crime énigmatique, commis à l’aide d’une cassette trop familière, donne l’alerte : l’esprit de Samara n’a pas renoncé à sa vengeance et Rachel va devoir enquêter sur le lointain passé de la fillette pour arrêter le cycle infernal de ses violences maléfiques…

« Rêve pas, je ne suis pas ta putain de mère ! »

Avis écrit le 21 janvier 2017.

Eh bien voilà, il m’aura fallu un peu de temps mais j’aurais au moins réussi à découvrir les versions américaines de cette fameuse cassette tueuse. Si le premier opus était maladroit, il n’en demeurait pas moins divertissant. Du coup, j’étais assez curieux de découvrir enfin « Le Cercle – The Ring 2 » en ayant comme seul espoir de passer un bon moment.

Globalement, ce n’est pas le plus mauvais film que j’ai pu voir. S’il remplit son cahier des charges, le scénario écrit par Ehren Kruger reste néanmoins beaucoup trop imparfait pour me convaincre. Pourtant, il y avait de bonnes idées à commencer par faire de ce volet une suite du premier film et non pas un simple remake de la suite japonaise.

En effet, si le premier film était principalement un simple remake, cette fois-ci, on est dans quelque chose de beaucoup plus novateur dans cette franchise. Malheureusement, je n’y ai pas adhéré. Entre ses multiples facilités et ses scènes beaucoup trop risible, j’ai eu du mal à rentrer dedans. Beaucoup trop bavard, je regrette aussi (mais c’était également le cas dans la version japonaise) que l’on délaisse la fameuse cassette vidéo au profit d’une simple histoire de revenant qui ne parvient même pas à faire naître la peur et/ou l’angoisse.

Reprenant son rôle, j’ai trouvé malgré tout que cette fois-ci Naomi Watts (Rachel Keller) était beaucoup moins agaçante. Sa prestation est très classique, très facile mais ça m’a fait plaisir de la voir moins énervante. En revanche, malheureusement, David Dorfman (Aidan Keller) est lui encore plus ridicule qu’auparavant. D’accord, il n’est pas aidé par le scénario mais je ne l’ai jamais trouvé crédible. Son jeune âge ne pardonne pas tout, il m’a totalement fait sortir du film à chacune de ses apparitions.

Parmi les nouvelles têtes, je trouve ça dommage qu’on n’est pas exploité davantage Simon Baker (David Rourke) ainsi que Elizabeth Perkins (Le Docteur Emma Temple). Leurs interprétations respectives ne sont pas exceptionnelles mais je pense qu’il y avait matière à creuser leurs personnages et l’impact qu’ils peuvent avoir sur le récit. Je ressens aussi la même frustration concernant Sissy Spacek (Evelyn) qui est de son côté très bonne mais dont l’apparition fait plus office de caméo de luxe. Cela m’a d’autant plus amusé que « Ring 0 », qui nous racontait les origines de Sadako, bien que très mauvais, me fait un peu penser à « Carrie au bal du Diable ».

Sur le papier, voir Hideo Nakata était une excellente idée. Ce long métrage a beau ne pas être un remake de « Ring 2 », qui d’autre que le réalisateur de la franchise d’origine pouvait avoir une meilleure légitimité pour reprendre le flambeau ? Malheureusement pour moi, la bonne idée s’arrête là pour moi. On reconnait un peu la patte du cinéaste mais ce dernier retombe un peu dans ses travers en nous proposant un spectacle assez mou.

On a beau avoir un budget plus conséquent, la version américaine a beau miser sur une surenchère visuelle, le réalisateur n’arrive jamais à dynamiser son récit. Pire encore, dans l’angoisse et la création d’ambiance, il semble plus à l’aise lorsqu’il a des moyens limités. Sa Sadako japonaise possédait une âme et une aura qui marquait les esprits cinéphiles. Sa Samara américaine est surtout assez grotesque, il n’y a qu’à revoir la scène finale pour s’en convaincre.

Que ce soit au niveau des décors ou des maquillages, je n’ai jamais réussi à être convaincu par ce que je voyais. Pourtant, jusqu’au but j’ai eu envie d’y croire mais si ce n’est pas catastrophique en soit, j’ai quand même eu la sensation d’être en face d’un grand gâchis. Le travail sur le son, primordial pour ce genre d’histoire, est anecdotique tandis que la bande originale composée par Hans Zimmer n’a pas beaucoup de saveur.

Pour résumer, avec cette mode de surenchère et de toujours vouloir nous en donner plus dans les suites (surtout américaine), j’avais placé beaucoup d’espérances en terme de divertissement dans « Le Cercle – The Ring 2 ». Cela explique peut-être un peu ma déception… Si tout n’est pas mauvais, ce long métrage qui se laisse regarder du coin de l’œil et tout de même loin d’être mémorable. C’est bien de surfer sur l’aura de sa méchante mais encore faut-il savoir l’exploiter et ce n’est pas forcément le cas ici…

2/5 (Regardable)

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