Allo maman c’est Noël

allo-maman-cest-noelAllo maman c’est Noël (Look Who’s Talking Now). 1 heure 32. États-Unis. Comédie. Sortie en France le 8 décembre 1993 (le 5 novembre 1993 aux États-Unis). Réalisé par Tom Ropelewski avec John Travolta, Kirstie Alley, David Gallagher, Tabitha Lupien, Lysette Anthony, Olympia Dukakis, George Segal, Danny DeVito, Diane Keaton, John Stocker, Elizabeth Leslie…

Les deux enfants de Mollie et James ont bien grandi et réclament auprès de leurs parents un chien ! Le jour où Mollie accepte d’adopter Rocks, un chien errant, James est contraint par sa nouvelle patronne de s’occuper de sa chienne, Daphné. Les deux animaux sont alors les témoins des aventures de la petite famille et commentent tout ce qu’ils voient…

« J’espère qu’il ne va pas tout faire foirer. Il devient nerveux et maintenant, il se met à être honnête, ce qui est le pire handicap dans la vie professionnelle ! »

Avis écrit le 4 février 2017.

Voulant terminer la trilogie avant mes vacances dans quelques jours, j’ai profité que j’étais dans ma lancée pour me remater « Allo maman c’est Noël ». De ce long métrage, je n’en gardais qu’un souvenir assez lointain et pas mémorable. Il faut dire aussi que c’est l’épisode que j’ai le moins vu et qui m’a du coup moins bercé dans ma jeunesse à l’inverse de ses prédécesseurs.

Du coup, c’est peut-être pour cela aussi que j’accroche moins à ce volet. Le scénario écrit par Tom Ropelewski, Leslie Dixon et Amy Heckerling me parle moins et me fait moins sourire. Pourtant, on a tous les ingrédients du film de Noël classique mais vu que je l’ai découvert un peu plus « grand », la magie opère nettement moins.

Maintenant avec le recul, le résultat n’est pas non plus aussi catastrophique que dans mes souvenirs. C’est toujours aussi facile avec un final toujours aussi prévisible mais en termes de divertissement familial, c’est gentillet et ça se laisse regarder. En fait, le plus gros problème que j’ai avec cette histoire, c’est cette impression que l’on a trahi un peu le concept de base et ce qui faisait le charme de la franchise. Si entendre les pensées des bébés me faisait sourire, entendre celle des chiens me parait être un simple prétexte peu convaincant pour retrouver cette famille.

Question légitimité, heureusement que l’on retrouve le même couple vedette. Cela ne donne pas plus d’ampleur à cette œuvre mais au moins il y a une cohérence. John Travolta (James Ubriacco) et Kirstie Alley (Mollie Ubriacco) semble toujours aussi complice. Leur duo fonctionne même si une nouvelle fois, il n’y a plus trop la magie de mon côté. J’apprécie néanmoins la démarche de mettre en sous texte la difficulté parfois de concilier vie privée et vie professionnelle même si bien sûr, le traitement reste assez simpliste.

Pour incarner les enfants, David Gallagher (Mikey Ubriacco) et Tabitha Lupien (Julie Ubriacco) font le job. Rien de bien exceptionnel mais les deux jeunes comédiens trouve leurs places dans cette famille en étant aussi agaçant que mignon. Si je trouvais que la sœur peinait un peu à exister dans le deuxième film, sa place ici est un peu plus équilibré avec son frère ce qui me plait bien.

Le reste du casting s’inscrit dans la même continuité. Lysette Anthony (Samantha D’Boone) est très caricaturale dans son rôle de patronne. C’est intention sont très vite prévisible mais en même temps, on ne lui demande pas de jouer du Shakespeare. J’ai trouvé ça sympathique aussi de retrouver Olympia Dukakis (Rosie Jensen) qui continue d’accentuer le fil rouge entre tous les épisodes de cette franchise.

En revanche, à la réalisation, on passe le relai. Après deux épisodes qui s’avéraient assez identique globalement (malgré plus ou moins de réussite dans le deuxième film), Amy Heckerling laisse sa place à Tom Ropelewski. Visuellement, cela se ressent. Je ne sais pas si c’est parce que la magie n’opère plus sur moi dans ce volet mais pour le coup, on perd un peu l’identité de la saga pour tomber dans un classicisme où on ne prend aucuns risques.

A l’écran, cela se traduit par un film de Noël comme l’on peut en voir par dizaines chaque année. Ce n’est pas spécialement cinématographique, on est plus proche du téléfilm mais ça reste efficace, ça se laisse regarder. Il y a bien quelques longueurs vers la fin mais ça passe quand même malgré le fait que le film sente un peu trop la suite commerciale fait uniquement pour surfer sur un succès déjà établi.

J’ai malgré tout la naïveté de vouloir penser que c’est plein de bonnes intentions. Souvent maladroit et pleins d’imperfections, on ne voit pas le temps passé grâce à un montage qui tente de dynamiser tout ça. Quant à la bande originale composée par William Ross, elle s’efface un peu plus ce que je regrette car j’aimais bien la sélection pleine de punch que l’on me proposait par le passé pour cet univers.

Pour résumer, « Allo maman c’est Noël » est clairement l’opus le plus faible de la franchise à mes yeux. Cependant, moi qui en gardais un souvenir assez mitigé, je dois bien reconnaître qu’il se laisse facilement regarder du coin de l’œil sans se prendre la tête. On s’éloigne un peu du concept, l’âme disparait au profit d’une certaine facilité mais le divertissement est là. Film de Noël assez classique, le chemin qui a été choisi n’est sans doute pas le bon, il s’avère très casse gueule mais il peut réunir toute la famille et c’est déjà pas mal.

2.5/5 (Moyen)

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