Portés disparus

portes-disparusPortés disparus (Missing in action). 1 heure 41. États-Unis. Action – Guerre. Sortie en France le 12 juin 1985 (le 16 novembre 1984 aux États-Unis). Réalisé par Joseph Zito avec Chuck Norris, M. Emmet Walsh, James Hong, Lenore Kasdorf, David Tress, Ernie Ortega, Pierrino Mascarino, Erich Anderson, Joseph Carberry, Avi Kleinberger, Willie Williams…

En 1972, le colonel des Forces Spéciales américaines James Braddock est retenu dans un camp de prisonniers vietnamien. Après s’être évadé de ce camp et être rentré aux USA, il se voit confier la mission de localiser et de sauver un groupe d’hommes portés disparus. Aidé par une charmante représentante officielle du Département d’État et d’un ancien compagnon d’arme, il réunit des informations confidentielles et un armement de pointe. À présent, cet homme seul, expert en arts martiaux, explosifs et armes en tout genre, est prêt à revenir au Vietnam…

« – Vous êtes un empêcheur de tourner en rond Braddock !
– Je suis là pour ça, Monsieur. »

Avis écrit le 13 février 2017.

Bien que sa réputation ne soit plus à faire, j’ai découvert il y a quelques mois de cela seulement à la télévision le film « Portés disparus ». Fidèle à mes attentes et assez jouissif, j’ai eu envie de profiter du fait que la trilogie repassait une nouvelle fois sur le petit écran pour me replonger dans cet univers et voir si à mon second visionnage, le plaisir est toujours là.

La réponse est oui. Je m’amuse toujours comme un gamin devant ce scénario écrit par James Bruner, John Growther et Lance Hool. C’est ultra cliché, patriotique et bourré de facilités mais c’est un film d’action typique des années 80 comme je les aime. Ici, on ne se prend pas la tête. Chuck Norris nous fait son Rambo, distribue les mandales et fait tout exploser un point c’est tout.

Mais en même temps, on n’en demande pas plus quand on se plonge dans ce genre de production. Avec quelques petites touches d’humour et un rythme assez constant, le divertissement fait le job. A travers ce long métrage, je retrouve vraiment une âme d’adolescent qui ne cherche pas plus loin que de se vider la tête. Le résultat final aurait pu être encore plus fun, plus dynamique mais en l’état, je le prends comme il est, ses défauts faisant aussi son charme.

Face caméra, Chuck Norris (Le colonel James Braddock) porte aisément le film sur ses épaules. Toujours dans un jeu très léger comme il en a l’habitude, sa façon de se prendre au sérieux fonctionne vraiment bien. A aucun moment, son personnage ou l’intrigue apparait crédible mais il parvient néanmoins à nous emporter avec lui et à nous amuser. Après avoir vu ce film, on comprend aisément en tout cas que ce personnage compte parmi les plus mémorable de sa filmographie bien riche en héros en tout genre haut en couleur.

Derrière, il ne reste plus beaucoup de places aux autres comédiens qui sont surtout là pour mettre Chuck Norris en valeur. Cela reste quand même toujours sympathique pour moi de voir James Hong (Le général Trau) dans la peau du bon gros méchant caricatural tout comme Ernie Ortega (Vinh) qui apparait bien plus « sadique » au point que je regrette de ne pas le voir davantage.

C’est assez marrant également de retrouver M. Emmet Walsh (Jack Tucker) dans le rôle de l’acolyte déjanté qui va tenter d’apporter le plus d’humour possible et d’être en contradiction avec le côté héroïque de Braddock. Quant à Lenore Kasdorf (Ann), je la trouve très charmante et agréable à voir, c’est juste dommage qu’elle ne soit uniquement là pour faire jolie et accentuer la misogynie générale du film. Petite aparté, pour ce film j’ai une très large préférence pour la version française dont le doublage accentue encore un peu plus le charme et le côté divertissement jouissif du samedi soir.

Après, la réalisation de Joseph Zito ne casse pas trois pattes à un canard. On est dans la grande production nanardesque qui se donne les moyens de nous donner le spectacle qu’elle cherche à nous offrir. Tout est prétexte à tout faire exploser et on ne va pas plus loin. Les scènes s’enchaînent bien avec une certaine fluidité et c’est tout ce qui compte.

Il y a bien parfois quelques petites longueurs mais rien de bien dommageable. Je ne m’ennuie pas en tout cas et cela m’amuse réellement de voir tous ses plans iconiques où l’on peut brandir notre grand héros américain qui vient panser les blessures de la guerre du Vietnam. Même la bande originale composée par Jay Chattaway contribue au plaisir que je peux ressentir.

Pour résumer, il suffit juste de voir Chuck Norris sur l’affiche du film et lire le synopsis pour savoir ce que va nous proposer « Portés disparus ». On est typiquement dans le film du samedi soir sans prise de tête à se mater entre potes tout en buvant un coup. C’est simple, ce n’est pas crédible pour un sou mais c’est efficace et le cahier des charges est respecté. Bref, pour reprendre un autre grand philosophe du samedi soir : « C’est génial, c’est que du bonheur ! ».

3.5/5 (Très bien)

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