Mortelle St-Valentin

mortelle-saint-valentinMortelle St-Valentin (Valentine). 1 heure 35. États-Unis. Épouvante. Sortie en France le 27 juin 2001 (le 2 février 2001 aux États-Unis). Réalisé par Jamie Blanks avec Marley Shelton, Denise Richards, David Boreanaz, Jessica Capshaw,Jessica Cauffiel, Daniel Cosgrove, Katherine Heigl, Fulvio Cecere, Adam Harrington, Hedy Burress, Johnny Whitwork, Woody Jeffreys…

En 1988, durant le bal de la Saint-Valentin dans une école, Jeremy Melton, un jeune garçon timide, est rejeté par quatre jeunes filles de sa classe : Shelley, Paige, Lily et Kate. Plus tard, il est victime d’un coup monté par Dorothy, qui a fait croire à un groupe de garçons que Jeremy tentait de l’agresser. Le jeune garçon est atrocement battu et humilié par le groupe d’élèves.
Treize ans plus tard, Shelley est froidement assassinée par un tueur au masque de Cupidon. Les autres filles font ensuite le lien avec celui qu’elles ont humilié au bal et en viennent à penser que Jeremy veut se venger des malheurs qu’elles ont causés dans le passé.

« Rouge sont les roses, bleu les violettes, c’est grâce à tes dents qu’on identifiera ta tête. »

Avis écrit le 8 juillet 2015.

Je me souviens très bien que lorsqu’il était sorti en salles, « Mortelle St-Valentin » avait un peu attisé ma curiosité. A l’époque, j’étais curieux de voir David Boreanaz dans autre chose que « Buffy contre les vampires » tandis que Denise Richards ainsi que Katherine Heigl que j’avais découvert pour cette dernière dans la série « Roswell » faisait partie de mes fantasmes d’adolescents. Seulement voilà, à l’époque je n’allais pas encore autant en salles et c’est seulement maintenant que j’ai pu le voir lors d’un de ses passages à la télévision.

Je pense que si je l’avais découvert en étant adolescent, j’aurais sans doute aimé davantage ce long métrage. Seulement voilà, je le découvre que maintenant et de ce fait, je l’apprécie mais sans pour autant le trouver exceptionnel. C’est un slasher plutôt classique et honnête dans son traitement mais qui ne possède pas la même force que d’autres tels que « Scream » ou « Souviens-toi l’été dernier » que j’ai pu voir depuis.

Maintenant tous les ingrédients de ce genre de production sont réunis dans ce scénario écrit par Donna Powers, Wayne Powers, Gretchen J. Berg et Aaron Harberts d’après un roman de Tom Savage. J’assume complétement le fait de ne pas m’être ennuyé. En effet, j’étais en condition, je m’attendais un peu à ce genre de spectacle et c’est aussi pour cela que la pilule est mieux passée.

Bourré de facilité (l’ensemble est prévisible dès les premières secondes, même le visage du tueur), ça passe comme une lettre à la poste et il n’y a que sa scène finale que je trouve beaucoup trop ridicule pour convaincre comme si on ne savait pas trop comment finir ce récit. Très léger dans sa construction, même pour un simple slasher, c’est sans doute aussi pour cela que le film ne parvient jamais à sortir du lot.

Du point de vue de la distribution, c’est très léger aussi. L’équipe de fille en détresse fait ce que l’on attend d’elle et n’hésite pas à user de leurs charmes sans jamais rien montrer, la palme revenant à Denise Richards (Paige Prescott), l’attrait glamour du film. Cette dernière efface pas mal les autres filles dans sa caricature de vamp ce qui est même un peu dommageable parfois.

En effet, même si c’est loin d’être sensationnel, quelques-unes font quand même le minimum syndical pour exister. C’est le cas par exemple de Marley Shelton (Kate Davies) ou encore Jessica Capshaw (Dorothy Wheeler) dont les personnages sont assez simpliste mais les deux comédiennes font ce que l’on attend d’elle. En revanche, Jessica Cauffiel (Lily Voight) est vraiment transparente et je ne parlerais même pas de Katherine Heigl (Shelley Fisher), pourtant mise en avant lors de la promo du film et sur l’affiche mais qui nous offre surtout une simple apparition dans ce long métrage.

Pour le reste, David Boreanaz (Adam Carr) ne marquera sans doute pas le cinéma avec cette prestation sans saveur même si on ne lui en demande pas tant tandis que le reste du casting masculin est globalement assez ridicule à l’image de Fulvio Cecere (L’Inspecteur Leon Vaughn) qui n’est jamais crédible que ce soit dans son jeu ou dans l’exploitation de son personnage.

La réalisation de Jamie Blanks reprend sinon tous les codes du genre et ce n’est pas plus mal. Très ancrés fin années 90, le film à quelques années de retard mais il passe quand même plutôt bien pour peu que l’on veuille rentrer dans le délire. Son ambiance et sa tension générale est très classique mais j’ai quand même pris du plaisir à suivre tout ça.

J’ai même apprécié le look de notre serial killer qui ne va pas chercher bien loin mais qui est efficace. Pour son second long métrage (après « Urban legend »), le réalisateur reste sur un chemin très balisé et ne prend pas de risques. Il y a pourtant parfois quelques petites idées sympathiques comme la scène dans le jacuzzi mais cela reste assez faible malgré tout. La bande originale signée Don Davis est quant à elle un peu excessive mais correspond bien là aussi aux normes de ce genre de projet avec un choix musical prévisible mais tout aussi sympathique.

Pour résumer, j’ai passé une bonne soirée devant ce « Mortelle St-Valentin ». Ça ne vole pas haut, c’est très classique et prévisible, il y a des slashers nettement plus percutant et marquant mais j’ai eu ce à quoi je m’attendais. La scène finale gâche un peu le tout en s’enfonçant davantage dans la caricature, mais en l’état, ça reste un petit film agréable qui peut se laisser suivre du coin de l’œil.

3/5 (Bien)

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2 réflexions sur “Mortelle St-Valentin

    1. Sympathique. Il est très classique dans son fond et dans sa forme mais si l’on rentre dans le jeu, même si c’est très prévisible, on peut passer un bon moment. Il n’y a que le final qui est un brin risible je trouve.

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