Portés disparus 2

portes-disparus-2Portés disparus 2 (Missing in Action 2: The Beginning). 1 heure 32. États-Unis. Action – Guerre. Sortie en France le 6 novembre 1985 (le 1er mars 1985 aux États-Unis). Réalisé par Lance Hool avec Chuck Norris, Soon-Tek Oh, Steven Williams, Cosie Costa, Joe Michael Terry, John Wesley, Bennett Ohta, Christopher Cary, Pierre Issot, David Chung…

1972, Viêt Nam. La section du colonel James Braddock est faite prisonnière dans un camp de torture dans la jungle. Pendant plusieurs mois, les rescapés vont subir différentes tortures physiques et mentales…

« – Faut que j’apprenne à la fermer hein ? Comment vous faites-vous ? Vous ne l’ouvrez jamais.
– J’essaie de voir avant si ce que je vais dire ça vaut le coup qu’on va me filer ! »

Avis écrit le 14 février 2017.

Il y a quelques mois de cela, j’avais découvert à la télévision le premier « Portés disparus » que j’ai d’ailleurs revu récemment. En fouillant dans mes archives, il semblerait que j’ai aussi profité de cette occasion à l’époque pour découvrir sa suite sobrement intitulé « Portés disparus 2 ». Pourtant, je n’en gardais aucun souvenir et c’est en me le rematant, toujours dans le cadre d’une diffusion à la télévision, que je me suis fait une petite piqûre de rappel.

En effet, alors que je pensais sincèrement faire une découverte, il ne m’a pas fallu trop longtemps pour me rendre compte que j’avais déjà vu ce volet. Mais alors pourquoi le scénario écrit par Steve Bing, Larry Levinson et Arthur Silver m’est sorti de l’esprit ? J’en sais trop rien car en l’état, comme son prédécesseur, on ne nous ment pas sur la marchandise en nous proposant un film d’action estampillé Chuck Norris qui est très classique.

A mes yeux, la plus grande différence qu’il y a avec le premier opus, c’est que ce volet se prend sans doute un peu trop au sérieux. Certes, on est toujours dans la facilité scénaristique avec le bon gros héros américains patriote en temps de guerre mais à côté de ça, cette histoire manque quand même cruellement d’humour.

Alors oui, par moment, les scènes sont tellement énormes dans leurs surenchères que j’ai souris mais globalement, le résultat aurait quand même gagné à être plus fun. Là, tous se résume principalement à tout faire péter et à jouer sur une guerre psychologique que s’offre le gentil contre le méchant. Maintenant, c’est simple, ça fait bien passer son message et c’est déjà ça. Le fait en plus d’avoir un statut de préquelle du premier film n’aide pas non plus à avoir un quelconque effet de surprises.

Fort heureusement, on ne se plonge pas dans ce long métrage pour sa puissance scénaristique. On y va pour voir Chuck Norris (Le colonel James Braddock) défendre les valeurs de ses héros américains et sur ce point, l’acteur assure le job. On est dans quelque chose qu’on a déjà vu des centaines de fois chez lui mais là encore, ça fait son petit effet et l’adolescent qui est en moi aime ça.

Face à lui, on retrouve un Soon-Tek Oh (Le colonel Yin) qui ne s’en sort pas si mal que cela. C’est une nouvelle fois très caricatural, on est presque dans la parodie mais j’ai trouvé que même si les traits de son personnage était assez grossier, ça fonctionnait bien. Il y a un côté sadique qui me plait bien chez lui et c’est en grande partie grâce à ce comédien que je me suis très vite rappelé que j’avais déjà vu ce film auparavant, sa prestation m’ayant presque davantage convaincu que celle de Chuck Norris il faut croire.

Le reste de la distribution est du même acabit. On est dans la légèreté avec une surenchère dans le jeu et un charme qui s’accentue surtout si l’on prend le parti de revoir ce film dans sa version française. On a une certaine tendresse pour Cosie Costa (Mazilli) tandis que Joe Michael Terry (Opelka) est peut-être trop en retrait au même titre que Bennett Ohta (Ho). J’ai ressenti une petite frustration également concernant Steven Williams (David Nester) qui est un personnage un peu ambigu qui aurait mérité qu’on creuse un peu plus à son sujet.

A la réalisation, c’est cette fois-ci Lance Hool qui prend le relai. En termes d’action, cela reste assez cohérent avec le premier film même si j’ai parfois eu la sensation que le metteur en scène était un peu sur la réserve. Il faut dire aussi que le scénario s’attarde davantage sur le combat psychologique entre Yin et Braddock mais bon, on retombe bien sur nos pieds avec le final explosif qui ne cherche pas à faire dans la dentelle.

S’il y a encore quelques longueurs, on ne s’ennuie toujours pas en tout cas et c’est déjà ça. Même lorsqu’il ne se passe rien, j’étais quand même pris dans ce délire. On y adhère ou pas mais là encore, je pense que quand on se décide à se plonger dans ce genre de production, on sait très bien à quoi s’attendre. La musique composée par Brian May fait le job également même si je pense qu’on aurait pu jouer davantage sur le côté héroïque.

Pour résumer, « Portés disparus 2 » est clairement un ton en dessous pour moi. Le divertissement est là, il n’y a pas de grandes surprises mais ça manque quand même cruellement de fun. L’avantage, c’est que le combat psychologique que mène Braddock cette fois-ci n’est pas totalement inintéressant mais pour ce genre de projet, ça manque un peu d’humour à mon goût. L’idée de partir vers une préquelle n’était peut-être pas la meilleure idée mais elle aura au moins eu le mérite d’exister de façon logique dans cette franchise.

3/5 (Bien)

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