Ça – « Il » est revenu (Téléfilm)

ca-il-est-revenuÇa – « Il » est revenu (It). 3 heures. États-Unis. Épouvante. Sortie en France à la télévision le 16 octobre 1993 (le 18 et 20 novembre 1990 aux États-Unis). Réalisé par Tommy Lee Wallace avec Tim Curry, Jonathan Brandis, Seth Green, John Ritter, Tim Reid, Emily Perkins, Richard Thomas, Harry Anderson, Richard Masur, Ben Heller, Marlon Taylor, Adam Faraizl, Brandon Crane, Dennis Christopher, Annette O’Toole…

Une créature sans nom, Ça, répand la terreur et la mort dans la petite ville de Derry. Jusqu’à ce qu’une bande d’enfants mette fin aux agissements du monstre. Trente plus tard, les sept amis se réunissent à Derry : Ça est revenu…

« Salut, Georgie ! Qu’est-ce qu’on dit ? Salut, clown ! Oh ! Dis-moi bonjour ! Est-ce que tu veux un ballon ? »

Avis écrit le 10 novembre 2013.

Des années… Ça fait des années que j’entends parler de ce téléfilm « Ça – « Il » est revenu » sans jamais avoir eu le temps ni l’occasion de le visionner. C’est donc avec quelques appréhensions que je me suis attaqué à ce téléfilm que je savais mythique pour certains et qui j’espérais, me plairait tout autant surtout que sa durée de trois heures n’était pas pour me convaincre.

Et je dois bien avouer que ce téléfilm à bien réussi à transformer l’essai. Je comprends un peu mieux maintenant comment ce téléfilm a eu ce statut d’œuvre culte et ça m’as vraiment fait plaisir de le découvrir. Le scénario écrit par Tommy Lee Wallace et Lawrence D. Cohen d’après l’œuvre de Stephen King m’a vraiment captivé.

Je ne vais pas revenir sur le livre d’origine car je ne l’ai malheureusement pas encore lu mais même si apparemment ce téléfilm aurait pris de nombreuses libertés avec le roman, les retours plutôt positifs que j’en ai de cette adaptation par les fans du livre me laissent quand même penser que c’est une relecture télévisuelle très bonne qui a su maitriser son sujet.

De mon côté, c’est donc neutre de tout que j’ai découvert « Ça » et j’ai adoré. Divisé en deux parties, si pendant mon visionnage je trouvais que la première partie qui s’intéresse à nos héros jeunes trainaient un peu trop en longueur, avec le recul, je trouve qu’elle est quand même bien inspiré et trouve sa justification dans une deuxième partie qui du coup n’est pas ma préféré.

En fait, j’ai un peu de mal à catalogué ce téléfilm dans mon esprit. C’est une œuvre d’épouvante mais en même temps, il y a quelque chose d’enfantin, de naïf, d’innocent dedans qui me fait penser aux « Goonies » version horreur (c’est peut-être pour ça d’ailleurs qu’au final je préfère la première partie).

Il y a un côté très sérieux, très fort dans ce film et en même temps, quelques choses de léger qui font que je comprends en tout cas nettement mieux pourquoi ce téléfilm a traumatisé toute une génération même si j’ai conscience de le découvrir sans doute un peu tard. Le scénario possède bien des facilités et on sent qu’il reste vachement édulcoré face à son potentiel de base (même si avoir comme victimes de jeunes enfants reste assez fort) mais ça fonctionne quand même pas mal avec un bon mélange d’épouvante associé à quelques touches d’humour non négligeable. Quant à « Ça », si au final on le voit très peu, ses apparitions sont en tout cas très jouissives.

Côté distribution, il n’y a pas l’ombre d’un doute, celui qui sort clairement du lot reste notre terreur, le clown Grippe-sou qui est magnifiquement interprété par un Tim Curry au sommet de sa forme. En plus d’avoir la « gueule » de l’emploi avec un maquillage excellent qui va faire ressortir son jeu, le comédien nous livre une prestation très convaincante qui fait qu’on ne voit plus les clowns de la même façon. Ceux qui souffrent d’ailleurs de Coulrophobie (la peur des clowns) ne risquent pas de se soigner devant ce téléfilm. Bien au contraire, Tim Curry est si saisissant qu’on risque même d’en perdre un ou deux en cours de route.

Derrière, c’est un peu plus léger mais ça marche quand même notamment avec le jeune casting qui m’as beaucoup aidé à voir ce téléfilm comme un « Goonies » version horreur, chose que j’ai apprécié (même si les deux œuvres sont très différentes et que c’est juste dans ma tête que je fais ce parallèle). Jonathan Brandis, le jeune Bill, est sympathique. Il apparait comme le « leader » de ce club et même si il manque peut-être un peu de prestance face à ses camarades (tout comme Richard Thomas qui l’incarne adulte), son jeu m’a plu.

J’ai quand même plus apprécié malgré tout Brandon Crane en Ben Hanscom jeune avec qui je me suis plus identifié et dont j’ai été plus touché par le jeu. Son alter ego adulte John Ritter est lui aussi d’ailleurs celui qui m’as par la suite le plus convaincu mais de toute façon, le vrai point positif de cette troupe reste la différence entre leurs caractères respectifs qu’ils utilisent pour former un groupe soudés. J’ai bien aimé aussi retrouver Seth Green en Richie jeune, nettement plus drôle et efficace que sa version adulte avec Harry Anderson qui s’en sort bien malgré tout.

Ravi aussi, même si le personnage est au final peu exploité, de revoir à l’écran Annette O’Toole en Beverly Marsh. Je connais mal sa filmographie (pour moi elle reste associé à « Superman 3 » et à la série télévisée « Smallville ») mais à chaque fois que je la vois, je trouve ses interprétations plaisantes et ici, elle ne déroge pas à la règle. D’ailleurs, avec John Ritter, c’est peut-être la seule dont j’ai trouvé le jeu cohérent par rapport à son alter ego jeune, bien joué aussi par Emily Perkins au passage. Après, tout ne m’as pas convaincu mais dans l’ensemble, j’ai quand même globalement bien aimé cette distribution. Personne ne m’a vraiment choqué au point de me faire décrocher, chacun ayant su rester à sa place et faire ce qu’on lui demandait.

Niveau mise en scène, peu de temps après avoir maté « Halloween 3 – Le sang du sorcier », cela m’as bien amusé de retrouver le travail de Tommy Lee Wallace surtout qu’ici, il nous offre une réalisation beaucoup plus soigné. Tellement soigné que l’on oublie vite le temps, on ne voit pas les trois heures de téléfilm défilé et malgré de nombreux allers-retours entre le passé et le présent à travers de nombreux flashbacks, on n’est jamais perdu, le montage étant lui aussi très bien ficelé.

Après, ça a quand même pris un petit coup de vieux. On sent bien qu’on rentrait dans les années 90 et visuellement, il y a des petites choses assez kitsch mais pour un téléfilm, ça reste quand même d’une excellente qualité avec des plans qui m’ont bien plu, une épouvante qui fonctionne bien et une ambiance qui alterne entre peur et légèreté que j’ai bien aimé. Les différents décors sont eux aussi très bien exploités notamment la petite ville de Derry ou encore ses égouts qui m’ont (encore une fois j’y peux rien) fait penser aux « Goonies ».

Un gros travail a été fait aussi sur les maquillages et les costumes. Sur nos héros bien sûr (même si là encore on sent les années 90) mais surtout sur le clown dont le look et le maquillage fourni déjà une peur à part entière que la prestation de Tim Curry va accentuer encore un peu plus. Si les effets visuels ont vieilli aussi, ils ont en tout cas gardés de leurs charmes et j’ai beaucoup apprécié le fait qu’on ne les utilise pas à outrance mais avec parcimonie, juste quand cela est nécessaire, ne plombant pas cette œuvre d’un univers fantastique trop lourd, rendant les situations presque crédible. C’est parce que le fantastique se fait discret, que le danger est plus palpable (la scène avec Georgie au début et son bateau fait quand même froid dans le dos alors qu’il ne se passe rien à l’écran, tout est suggéré) et que la peur fonctionne.

Quant à la bande originale composée par Richard Bellis, je l’ai également trouvé très appréciable. Je trouve que les différentes musiques choisies s’intègrent très bien dans ce récit et à l’image du scénario, la musique joue bien sur la peur et la légèreté ambiante. Elle sait aussi se faire suffisamment discrète pour ne pas étouffer un récit qui n’en à pas besoin en appuyant juste là où il le faut sur les tambours pour qu’on se laisse prendre au jeu. Comme le reste, cette musique prouve que l’on peut faire quelque chose de bien dans un téléfilm, que ce n’est pas un genre à négliger, et que si on s’en donne les moyens, le résultat peut être pas mal du tout.

Pour résumer, j’ai adoré « Ça – « Il » est revenu ». Il n’a peut-être pas agi sur moi comme il le devrait car je le découvre un peu tard mais ça reste un excellent téléfilm qui subit bien les épreuves du temps et qui reste toujours appréciable à regarder. Oscillant sans cesse entre épouvante et légèreté, j’ai eu un peu de mal à le catalogué et il restera pour moi un « Goonies » version épouvante que j’ai apprécié. Le scénario fonctionne à merveille, les acteurs s’en sortent bien (porté par un cultissime Tim Curry), la mise en scène est efficace et on ne voit pas les trois heures passé. Bref, ce téléfilm reste une réussite que je suis content d’avoir enfin vu et que je pourrais revoir avec plaisir.

4/5 (Excellent)

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