L’Inspecteur Harry

linspecteur-harryL’Inspecteur Harry (Dirty Harry). 1 heure 42. États-Unis. Policier. Sortie en France le 16 février 1972 (le 23 décembre 1971 aux États-Unis). Réalisé par Don Siegel avec Clint Eastwood, Andrew Robinson, Reni Santoni, Harry Guardino, John Vernon, John Mitchum, John Larch, Mae Mercer, Albert Popwell, Lyn Edgington, Josef Sommer, James Nolan, Ruth Kobart, Woodrow Parfrey…

Si la police de San Francisco ne remet pas immédiatement 200 000 dollars à un homme qui vient de commettre un crime, il recommencera au rythme d’un assassinat par jour. L’inspecteur Harry Callahan est sur ses talons.

« Je sais ce que tu penses : « C’est six fois qu’il a tiré ou c’est cinq seulement ? ». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel, je n’ai pas très bien compté non plus. Mais c’est un Magnum .44, le plus puissant soufflant qu’il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu’une question : « Est-ce que je tente ma chance ? ». Vas-y, tu la tentes ou pas ? »

Avis écrit le 20 février 2017.

Parfois, dans ma vie de cinéphile amateur, il y a des incompréhensions. « L’Inspecteur Harry » fait partie de ses choses d’ailleurs que je ne peux expliquer. Tout est réuni pour que je me plonge dans ce projet mais il faut que j’attende mes 32 ans pour enfin me décider à voir cette franchise. Enfin, il faut mieux tard que jamais et c’est donc naturellement que j’ai commencé par le commencement.

Et comme je m’y attendais, j’ai adoré ce scénario écrit par Harry Julian Fink, Rita M. Fink et Dean Riesner. Effectivement, il y a tout pour me plaire. Les États-Unis des années 70, un bon vieux flic expéditif, du gros flingue, de l’action et des répliques bien senties qui font que l’on passe un excellent moment. Fortement inspiré du célèbre tueur du Zodiaque, je suis en tout cas très vite rentré dans ce récit.

Maintenant, aussi efficace soit-il, j’ai quand même un petit bémol concernant cette intrigue. En effet, dans sa construction j’ai parfois trouvé l’enquête maladroite. Je sais qu’on ne cherche pas forcément à se compliquer la vie dans ce genre de projet mais il y a quelques petites facilités scénaristiques qui m’ont parfois un peu déstabilisé.

Du coup, le fameux tueur m’est parfois apparu risible. Je pense qu’il y aurait eu matière à faire un jeu du chat et de la souris plus intense que ce face à face parfois un peu trop rapide dans son traitement. Le divertissement demeure néanmoins toujours présent grâce à l’aura de son héros charismatique qui vaut à lui sel le déplacement.

Ce dernier est justement remarquablement interprété par Clint Eastwood (L’Inspecteur Harry Callahan). L’acteur en impose à l’écran et porte une grosse partie de la réussite de ce film sur ses épaules. Il joue très bien avec la caméra et il n’est pas étonnant que ce personnage soit devenu une référence dans le genre tant le comédien nous apparait à chaque plans de façon iconique.

Le revers de la médaille c’est que son adversaire, dont on nous en montre beaucoup trop, apparait un peu plus faiblard. Andrew Robinson (Scorpio) fait quand même le boulot mais face à Clint Eastwood, il m’a paru parfois un poil trop léger. Fort heureusement, il se rattrape pas mal à travers un regard expressif qui en fait un bon psychopathe. La faiblesse dans le choix de ses victimes permet aussi d’en faire un tueur malgré tout intéressant.

Le reste de la distribution ne démérite pas. Il n’y a pas grand monde qui sort du lot mais chacun sait rester à sa place. J’ai eu un peu de mal au début avec Reni Santoni (Chico) que je trouvais trop léger mais même si au final on le voit assez peu, j’ai quand même sympathisé avec son rôle. J’ai bien aimé aussi Harry Guardino (Le Lieutenant Bressler) que l’on aurait d’ailleurs pu exploiter davantage.

Bien que son nom ne me soit pas inconnu, il me semble que c’est en tout cas la première réalisation que je découvre de Don Siegel. Son travail m’a bien plu. Le film commence un peu à vieillir dans sa forme mais il reste efficace et nous propose des plans que j’ai bien aimé. C’est assez fluide et j’ai énormément aimé l’ambiance typique des policiers des années 70 qui se dégage de cette œuvre.

Dans les différents cadres, on voit qu’il y a quand même pas mal de recherches pour nous proposer à chaque fois l’angle le plus percutant. La lumière est bien exploité et les décors bien choisis. San Fransisco devient un personnage à part entière, un terrain de jeu très riche et très varié qui fait que le résultat visuel n’est jamais poussiéreux.

J’ai bien aimé aussi le montage. C’est fluide et je ne me suis pas ennuyé. On passe peut-être parfois un peu trop vite d’un point A à un point B mais je pense que cela vient surtout des quelques facilités du scénario qui m’ont un peu gêné. Quant à la musique composée par Lalo Schifrin, je la trouve très agréable avec des notes qui vont très bien avec cet univers.

Pour résumer, je ne comprends vraiment pas pourquoi il m’a fallu autant de temps pour me lancer dans cette franchise. Dès son premier épisode, « L’Inspecteur Harry » m’a fait plonger dans son univers policier très années 70 que j’ai adoré. Clint Eastwood inscrit un nouveau héros référence dans son palmarès tout en portant une grosse partie de la réussite du film sur ses épaules. Dommage que le scénario soit parfois un peu maladroit mais quoiqu’il en soit, cette découverte fut vraiment jouissive pour moi et il me tarde maintenant de découvrir la suite.

4.5/5 (Grand Film)

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