La dernière cible (1988)

la-derniere-cibleLa dernière cible (The Dead Pool). 1 heure 31. États-Unis. Policier. Sortie en France le 11 janvier 1989 (le 31 juillet 1988 aux États-Unis). Réalisé par Buddy Van Horn avec Clint Eastwood, Patricia Clarkson, Liam Neeson, Evan C. Kim, David Hunt, Michael Currie, Michael Goodwin, John Allen Vick, Jim Carrey, Diego Chairs…

Alors que l’inspecteur Harry Callahan est devenu la coqueluche des médias qui l’avaient tant dédaigné quelques années auparavant, il continue sa route d’homme d’ordre accompagné de son fidèle Magnum 44. C’est alors qu’une série de meurtres a lieu dans l’entourage d’un réalisateur de films d’horreur, et qu’une mystérieuse liste noire circule, où sont inscrits les noms des prochaines victimes. Celui de l’inspecteur est le dernier de la liste…

« Les avis, c’est comme les trous du cul. Tout le monde en a un. »

Avis écrit le 22 février 2017.

On pourra dire que j’ai découvert les différents épisodes de la saga consacré à l’Inspecteur Harry quasiment sans aucun temps mort. Durant toute la franchise, j’ai vraiment adoré suivre les aventures de cet Inspecteur mythique et je dois avouer que c’est avec beaucoup de plaisir que je me suis attaqué à « La dernière cible », le dernier volet.

Très vite, j’ai adoré ce scénario écrit par Steve Sharon, Durk Pearson et Sandie Shaw. Pourtant, on reprend les mêmes bases que d’habitude mais j’ai retrouvé dans cet opus le même plaisir jouissif que j’avais pu avoir lors de ma découverte du premier film. La finesse est toujours aux abonnées absentes mais avec ce film, la franchise semble enfin assumer de bout en bout son action et son humour décomplexé.

Toujours riche en facilité, j’ai beaucoup aimé aussi que l’intrigue joue un peu plus sur le mystère qui peut entourer notre tueur du moment. Ce n’est pas exceptionnel mais je trouvais que précédemment, les méchants étaient un peu maladroits dans leurs traitements. Là, c’est imparfait mais j’ai trouvé que c’était un peu plus consistant malgré tout, on a envie de croire à cette enquête.

De même, j’ai trouvé que la critique porté sur les médias était intéressantes. C’est parfois facile, souvent prévisible mais à force de taper sur la bureaucratie, j’ai aimé que la franchise parte sur ce genre de direction. Dans l’ensemble, on est quand même souvent dans la parodie. On continue de glorifier notre héros qui n’hésite toujours pas à sortir son flingue mais le résultat m’a néanmoins convaincu, le scénario semblant maitriser enfin l’utilisation de son héros principal.

Pour incarner ce dernier une ultime fois, Clint Eastwood (L’Inspecteur Harry Callahan) est une nouvelle fois parfait. Toujours très charismatique, notre Inspecteur a pris de l’âge mais on a envie de continuer d’y croire. Chacune de ses apparitions est un grand plaisir et plus la franchise avance, plus ce personnage semble avoir été taillé sur mesure pour lui.

A ses côtés, j’ai bien aimé Patricia Clarkson (Samantha Walker). J’avais un peu peur au début, peur du traitement de son personnage mais au final, j’ai apprécié ce que l’on en a fait. Ça manque peut-être un peu de nuances mais la comédienne s’en sort bien en étant jamais trop ridicule. Mieux encore, je trouve que c’est l’un des rares personnages féminin de cette franchise à vraiment réussir à exister à l’écran au-delà de la simple potiche de service.

J’ai trouvé aussi que c’était amusant de voir Liam Neeson (Peter Swan) interprété un réalisateur assez pathétique. L’acteur est charismatique naturellement, lorsqu’il entre en scène il ne se fait donc pas effacer par Clint Eastwood mais il sait aussi rester à sa place. On tourne parfois son personnage un peu en ridicule mais ça fonctionne malgré tout.

Pour seconder Callahan, j’ai énormément aimé également Evan C. Kim (Al Quan). On ne l’exploite clairement pas assez à mon goût mais j’ai trouvé que l’acteur était vraiment efficace. Son tandem avec Clint Eastwood m’a vraiment bien plu et je regrette d’ailleurs qu’on ne le voit pas un peu plus dans ce récit. J’ai aimé aussi le fait que l’on joue ne nouvelle fois avec le passif des adjoints de Callahan tout en proposant cette fois-ci une autre alternative.

Le reste de la distribution fait le boulot sinon. David Hunt (Harlan Rook / Ed Butler) est un peu léger mais son exploitation est si minimal que cela ne m’a pas dérangé. En revanche, cela m’a fait sourire de retrouver Jim Carrey (Johnny Squares) dans l’un de ses premiers rôles au cinéma. Je ne m’attendais pas à le trouver dans ce type de production mais voir que dès le début de sa carrière cinématographique, il joue avec des personnages assez hauts en couleurs m’a amusé.

Avant de voir ce film, je n’avais jamais entend parler de Buddy Van Horn. J’ai donc été surpris de le voir derrière la caméra pour ce film même si après j’ai su qu’il n’avait réalisé que trois longs métrages, tout trois avec Clint Eastwood, et qu’il a longtemps été la doublure de ce dernier. Il connaît donc très bien l’acteur et sait comment le mettre en avant.

Sa réalisation est assez classique mais elle n’en demeure pas moins très plaisante. C’est propre, c’est fluide et ça sent bon les policiers des années 80. J’ai bien aimé le travail qui a été fait sur la photographie et qui contribue beaucoup à donner une bonne ambiance au film. Après, c’est assez classique dans la forme avec des plans qui utilise beaucoup l’aura de notre héros mais on ne voit pas le temps passé.

Très dynamique, j’ai aimé le montage qui va à l’essentiel. On ne perd pas trop de temps, on se concentre sur notre enquête et le dosage humour-action me semble bien homogène. Les décors sont sympathiques et la bande originale composée par Lalo Schiffrin est très plaisante. Cette musique accentue l’atmosphère très années 80 qui se dégagent de cette œuvre qui vieillit d’ailleurs assez bien.

Pour résumer, « La dernière cible » conclut merveilleusement bien la franchise des Inspecteurs Harry à mes yeux. C’est simple, prévisible mais efficace. C’est typiquement le genre de programme que je voulais que l’on me propose lorsque j’ai décidé de m’attaquer à cette saga. On retrouve les éléments forts de la franchise et on les exploite très bien pour nous offrir un pur divertissement sans prise de tête et jouissif. Un volet qui contribue encore un peu plus à installer le personnage de Clint Eastwood au panthéon des héros américains que seul le cinéma peut nous offrir.

4.5/5 (Grand Film)

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2 réflexions sur “La dernière cible (1988)

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