Braindead

braindeadBraindead. 1 heure 36. Nouvelle Zélande. Épouvante. Sortie en France le 27 janvier 1993 (le 13 août 1992 en Nouvelle Zélande). Réalisé par Peter Jackson avec Timothy Balme, Diana Peñalver, Elizabeth Moody, Ian Watkin, Stuart Devenie, Jed Brophy, Murray Kean, Lewis Rowe, Glenis Levesiam, Elizabeth Mulfaxe, Roger Tryton, Davina Whitehouse, Silvio Famularo, Bill Ralston…

Lionel Cosgrove, un jeune homme timide flanqué d’une mère envahissante fait la connaissance de la belle Paquita, dont il tombe amoureux. Ce qui n’est pas du goût de sa chère maman, bien décidée à gâcher cette relation. Alors qu’elle espionne l’un de leurs rendez-vous galants au zoo, cette dernière est mordue par un singe-rat de Sumatra. Succombant à ses blessures, elle se transforme alors en zombie cannibale et contamine peu à peu la ville. Seul Lionel peut stopper l’invasion…

« Au nom du Seigneur, je vous botte le cul ! »

Avis écrit le 23 février 2017.

Qu’est-ce que j’ai pu en entendre parler de ce « Braindead ». Pour être honnête, il me faisait même de l’œil mais il fait partie de ses films de Peter Jackson que la France semble vouloir s’obstiner à ne pas distribuer malgré une certaine demande de la part des spectateurs. Enfin bon, sans rentrer dans les détails, j’ai eu l’occasion de voir ce film et c’est donc avec pas mal d’attentes que je me suis plongé dans ce projet.

Si « Bad Taste », le précédent film du cinéaste m’avait bien plu, ce « Braindead » me plait encore davantage. Le scénario écrit par Stephen Sinclair, Frances Walsh et Peter Jackson va à fond dans son délire, pousse le gore et le trip encore plus loin et le résultat n’en est que plus jouissif. La surenchère globale dans ce récit nous pousse dans une sorte de parodie de films gore parfaitement bien maitrisé et extrêmement divertissant pour peu qu’on veuille en être client.

Fort heureusement, ce fut le cas pour moi. Alors oui, c’est assez léger. On a le droit a du gore pour du gore tandis que l’excès de violence dédramatise l’ensemble pour que l’on se concentre davantage sur un humour noir beaucoup plus plaisant. En effet, c’est tellement drôle que même le sang qui gicle de partout (associé à des maquillages très kitsch) fait plus sourire qu’autre chose.

Devant la caméra, cette distribution composée d’inconnus semble en tout cas bien s’amuser des différents stéréotypes que l’on exploite. J’ai trouvé le couple Timothy Balme (Lionnel Cosgrove) – Diana Peñalver (Paquita Maria Sanchez) très fun. J’ai beaucoup apprécié la façon de nous les présenter comme étant un peu lisse voir limité par moment pour ensuite mieux faire exploser leurs personnages respectifs lorsqu’ils sont dépassés par les événements. La scène finale, véritable orgie sanglante, où ils se lâchent totalement étant le parfait exemple.

J’ai bien aimé les seconds rôles sinon. Elizabeth Moody (Vera Cosgrove) est la bonne incarnation de la mère castratrice qui va devenir un monstre au propre comme au figuré. Ian Watkin (Leslie Kalkon) va lui aussi bien se poser là dans le genre de l’opportuniste bien balourd que l’on voit arriver des kilomètres à l’avance. Sinon, je retiendrais sans doute avec un sourire assez malsain le duo Stuart Devenie (Le père Jon McGruder) et Brenda Kendall (L’infirmière Emma McTavish) qui vont nous offrir aussi certaines scènes anthologiques.

Dans sa mise en scène, je comprends aussi un peu mieux pourquoi lorsqu’on me parle de « Bad Taste », on m’évoque quasiment tout de suite « Braindead » dans la foulée. Peter Jackson part effectivement avec le même état d’esprit, fait preuve de la même folie visuelle avec un trip totalement assumé de bout en bout qui n’hésite pas à aller au fond de son concept.

Mieux encore, ici le réalisateur semble s’être totalement lâché et s’être fait plaisir. C’est du moins ce que j’ai ressenti en voyant ce long métrage, un plaisir d’adolescents que l’on a envie de partager car plus on est de fous, plus on rit. Je ne sais pas si c’est moi ou non mais sur certains aspects, j’ai même pensé à « Evil Dead ». L’outrance plaisante de la mise en scène sans doute…

Le montage est en tout cas très dynamique. J’ai beaucoup aimé le fait de faire monter le rythme crescendo jusqu’au final avec la tondeuse où Peter Jackson lâche tout ce qu’il a. Les décors m’ont bien plus, la Nouvelle-Zélande apportant définitivement un plus dans cette ambiance tandis que les effets visuels font tout le charme de cette œuvre avec le temps. Même la musique de Peter Dasent est très agréable.

Pour résumer, en découvrant pour la première fois « Braindead », j’ai vraiment pris mon pied. Fun et décomplexé, c’est un bon gros n’importe quoi qui s’amuse du gore avec excès et va jusqu’au bout de sa folie très communicative à l’écran. Le temps qui passe donne même un charme supplémentaire à ce film très divertissant qui a su m’emporter avec lui dans sa légèreté. Le genre de films que l’on se mate entre potes avec une bière à la main juste pour passer un excellent moment sans se prendre la tête en replongeant dans notre adolescence.

4.5/5 (Grand Film)

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2 réflexions sur “Braindead

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