Pathology

pathologyPathology. 1 heure 35. États-Unis. Thriller. Sortie en France le 19 octobre 2010 directement en vidéo (le 11 avril 2008 aux États-Unis). Réalisé par Marc Schöelermann avec Milo Ventimiglia, Michael Weston, Alyssa Milano, Lauren Lee Smith, Johnny Whitworth, John De Lancie, Mei Melançon, Keir O’Donnell, Buddy Lewis, Dan Callahan…

Le docteur Ted Grey, brillant étudiant en médecine récemment diplômé de Harvard, rejoint l’une des équipes de pathologistes les plus renommées des États-Unis. Son arrivée et son talent excitent l’intérêt de ses camarades, notamment celui des docteurs Jake Gallo et Juliette Bath. Loin de sa fiancée Gwen et de son univers protecteur, Ted se laisse entraîner dans le jeu macabre que se livrent les étudiants entre eux : tuer une personne quelconque sans que les autres ne puissent trouver la cause de la mort.

« Nous sommes des animaux. C’est dans notre nature de tuer. »

Avis écrit le 23 février 2017.

Avant aujourd’hui, je n’avais jamais entendu parler du film « Pathology ». Le titre en lui-même ne m’inspire même pas plus que cela. Comment je me suis retrouvé à le visionner alors ? C’est bien simple je suis tombé par hasard sur un Blu-ray de ce long métrage en occasion et la présence d’Alyssa Milano au casting qui réveille en moi mon adolescence fait que je suis faible et que j’ai décidé de lui laisser sa chance.

Au début, je ne me suis pas trop pris la tête. Je me disais que le concept de base de cette histoire pouvait être sympathique et le scénario écrit par Mark Neveldine et Brian Taylor avait toutes les cartes en main pour me convaincre. Malheureusement, plus ce récit avance et plus je me suis éloigné de ce film pour n’en retenir au final rien de bien terrible.

Très vite, ce scénario vire au pathétique avec son accumulation de personnages caricaturaux, de stéréotypes de plus en plus risible et d’une intrigue qui vire au pathétique. Ce qui est au début un divertissement regardable digne d’un téléfilm qui peut nous faire passer un bon moment devient juste mauvais et ne nous captive plus à la fin.

De nombreuses scènes apparaissent comme étant gratuite et tape à l’œil dans une provocation qui n’apporte rien. Alors qu’on a tout pour faire un thriller psychologique intéressant avec une tension qui monte, on s’ennuie ferme et l’ambiance décline de plus en plus fonctionnant assez mal. En fait, de nombreux éléments apparaissent maladroits.

Il suffit d’ailleurs de voir le traitement fait à ses surdoués de la médecine légale. Ça manque cruellement de finesse. Que ceci abuse de leur statut et se prenne pour Dieu, je peux le comprendre. Le lien est facile mais à la limite, cela aurait pu passer d’un point de vue psychologique. Mais c’est tellement riche en cliché que ce n’est jamais crédible. Il suffit de voir les cours de ce groupe où l’on joue sans soucis avec les cadavres devant un prof qui semble n’être là que pour faire la morale sur la vie de notre anti-héros pour s’en convaincre. Le final très risible aura pour sa part fini de m’achever.

Si le scénario ne convainc jamais malgré quelques idées qui auraient pu être sympathique, ce n’est pas forcément mieux du côté de l’interprétation des acteurs qui est très approximatifs. Personne ne semble véritablement croire à ce projet qui a de toute évidence était bâclé. Personne n’existe à l’écran et tout comme le film, chacun de ses personnages devient anecdotiques.

Milo Ventimiglia (Ted Grey) est sans doute celui que j’ai trouvé le plus brouillon. Je n’ai jamais trop réussi à savoir où on voulait m’emmener avec ce rôle. Dois-je avoir de la sympathie ? De la compréhension ? Il est juste antipathique et très lisse. L’acteur a beau faire quelques grimaces et se donner un air sérieux, cela ne suffit pas pour paraitre crédible.

Face à lui, j’ai un peu plus apprécié Michael Weston (Jake Gallo). C’est un comédien que je trouve assez charismatique et que j’aime bien voir d’une manière générale. Ceci dit, il ne sauve pas le film. Il s’impose facilement en leader dans cette bonne bande de psychopathe à la recherche de déification mais il cabotine tellement qu’il tombe comme tout le monde dans l’excès.

Pour l’accompagner, Lauren Lee Smith (Juliette Bath) n’est pas mieux. Si dans le registre de la folie, l’actrice montre quand même quelque petites choses, cela ne suffit pas pour être à la hauteur. On a juste le droit à une interprétation hystérique et à une comédienne que l’on va aimer exhiber toujours dans le but de tomber dans un voyeurisme gratuit.

Le reste du casting ne sert à rien. Dans la bande de nos médecins tueurs, les autres sont juste inutiles et on se demande encore pourquoi le scénario ne s’est pas contenté d’un couple de psychopathes plutôt que d’une bande qui amuse la galerie. Ils sont tous transparent. Quant à Alyssa Milano (Gwen Williamson) – qui est la raison de mon achat de ce film en Blu-ray – ce n’est pas qu’elle est sous exploité comme les autres étudiants, c’est juste qu’elle ne sert à rien. Elle ne fait pas vraiment office de conscience au principal protagoniste et n’apporte pas grand-chose à l’intrigue. Sa présence me plait mais ça s’arrête là.

La réalisation de Marc Schöelermann n’aide pas non plus à rehausser le niveau. On est clairement dans le téléfilm sans ambition qui pense surtout exploité son casting avec un ou deux noms connus plutôt que de s’attarder sur le fond ou sur la forme. La photographie est froide et sans âme (à la limite ça collerait avec le sujet). Il n’y a rien de bien transcendant.

Comme pour le scénario, on tombe dans plusieurs excès qui tournent ce projet en ridicule avec quelques effets digne d’un clip basique, aussi vite consommé, aussi vite oublié. On répète toujours la même chose sans grande conviction et l’ennui finit par l’emporter jusqu’au final qui m’a fait sourire nerveusement. Quant à la musique signée Johannes Kobilke et Robb Williamson, elle abuse elle aussi de tous les poncifs du genre.

Pour résumer, plus mon visionnage de « Pathology » avançait et plus mes craintes se sont confirmées. Je ne peux pas vraiment parler de déception car j’étais quasiment sûr de me retrouver vers ce résultat mais ça m’embête quand même. Sans parler d’Alyssa Milano que l’adolescent qui est en moi aurait vraiment aimé retrouver dans un bon film, je trouve qu’avec cette base, il y avait vraiment matière à faire quelque chose de plus regardable. Là, le résultat est juste anecdotique et sans regretter mon achat du Blu-ray (car ça m’a quand même permis de découvrir le film), je suis quand même content de ne pas l’avoir payé cher…

1.5/5 (Mauvais)

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2 réflexions sur “Pathology

    1. J’en avais jamais entendu parler non plus avant de tomber sur le Blu-ray pas cher dans un bac à soldes. Je l’ai pris surtout pour Milano (je suis faible ^^ ) mais ça reste un film très vite oubliable, un téléfilm sur qui tu tombe en rentrant de soirée et tu t’arrête dessus parce qu’il n’y a que ça 😉

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