Split

splitSplit. 1 heure 57. États-Unis. Thriller. Sortie en France le 22 février 2017 (le 20 janvier 2017 aux États-Unis). Réalisé par M. Night Shyamalan avec James McAvoy, Anya Taylor-Joy, Betty Buckley, Haley Lu Richardson, Jessica Sula, Brad William Henke, Sebastian Arcelus, Neal Huff, Izie Coffey, M. Night Shyamalan, Robert Michael Kelly, Rosemary Howard…

Kevin a déjà révélé 23 personnalités, avec des attributs physiques différents pour chacune, à sa psychiatre dévouée, la docteure Fletcher, mais l’une d’elles reste enfouie au plus profond de lui. Elle va bientôt se manifester et prendre le pas sur toutes les autres. Poussé à kidnapper trois adolescentes, dont la jeune Casey, aussi déterminée que perspicace, Kevin devient dans son âme et sa chair, le foyer d’une guerre que se livrent ses multiples personnalités, alors que les divisions qui régnaient jusqu’alors dans son subconscient volent en éclats.

Avis écrit le 25 février 2017.

« Split » était sans doute l’un des films que j’attendais le plus en ce mois de février. Même si dernièrement ses films ne m’ont pas plus transcendé que ça, j’adore M. Night Shyamalan et James McAvoy est un acteur qui peut me faire facilement déplacer en salles les yeux fermés. Comme si cela ne suffisait pas, le synopsis et la bande annonce avait tout pour me plaire donc il n’est pas étonnant que je me sois précipité en salles avant d’être susceptible de me faire spolier (chose que j’espère éviter le plus possible dans cet avis…).

C’est donc déjà un peu conquis à l’avance que je me suis déplacé et c’est toujours autant conquis que j’ai quitté ma salle de cinéma. J’ai vraiment adoré ce scénario écrit par M. Night Shyamalan. Je trouve que cette histoire est passionnante, elle aborde des thèmes qui me plaisent beaucoup comme le trouble de la personnalité et nous propose un thriller d’une très grande qualité.

Maintenant, parce que c’est toujours sympa de chercher la petite bête, il y a quand même des petites choses qui m’ont embêtés mais rien de bien méchant ou de suffisamment fort pour me gâcher mon plaisir. Par exemple, je trouve qu’il y a une petite touche de fantastique à la fin qui me parle moins. J’aurais aimé un peu plus de crédibilité de bout en bout (l’humain à ses limites comme l’évoque le Docteur) même si c’est vraiment très léger.

Autre petite chose qui m’a marqué, je trouve qu’on n’exploite pas assez toutes les personnalités de Kevin. Je peux le comprendre du point de vue du scénario mais je trouve ça vraiment dommage de nous en vendre autant pour au final en utiliser une petite dizaine. Mais tout ceci reste anodin à mes yeux. J’ai vraiment été pris dans cette intrigue et je pense même que c’est le genre de film qui peut se bonifier au fil des visionnages (l’avenir me le dira).

Côté distribution, pas de mystères. James McAvoy (Kevin Wendell Crumb) est exceptionnel. Je vous déjà quasiment un culte à ce comédien mais là, il nous livre clairement l’une de ses meilleures performances. On aurait pu jouer sur les costumes ou sur des looks excentriques pour déterminer à quelle personnalité on a affaire mais le comédien joue avec son regard et sa gestuelle de façon si brillante que cela devient limpide à chaque scène.

James McAvoy est si bon, que l’on ne fait même plus attention au look, on voit tout de suite qui a pris le dessus sur Kevin. Charismatique, il fait vivre ses 24 personnalités avec une force, une finesse et une intelligence incroyable. Il y a une très bonne direction artistique mais le film doit grandement à la performance de l’acteur. Ce projet avait tout pour le faire tourner en ridicule, il parvient au final à transcender son rôle.

Derrière du coup, on a l’impression de voir un peu plus de légèreté. Néanmoins, la jeune Anya Taylor-Joy (Casey Cooke) s’en sort très bien. Au début, j’admets que je la trouvais un peu caricatural mais au final, elle parvient très vite à prendre le dessus surtout que ses amies Haley Lu Richardson (Claire Benoit) et Jessica Sula (Marcia) sont un peu plus transparente avec leurs côtés sainte-nitouche. Pour le personnage de Casey Cooke jeune, Izie Coffey est pas mal aussi pour incarner l’innocence de son personnage. J’aurais d’ailleurs aimé que l’on joue un peu plus sur son passé quitte à vouloir l’exploiter.

Pour le reste, Betty Bucley (Docteur Karen Fletcher) m’a plu aussi. J’ai trouvé que la vision de son personnage sur les troubles de la personnalité était intéressante même si le jeu de l’actrice manque un peu d’ampleur. Brad William Henke (L’oncle John) et Sebastian Arcelus (Le père de Casey) font le job aussi même si quitte à exploiter un trauma, on aurait pu aller plus loin même si c’est déjà bien dur comme ça psychologiquement.

Petite aparté, comme vous le savez, je ne suis pas un pro V.O. ou un pro V.F., je pense que chacun fait ce qu’il veut, dans le cinéma le plus important c’est d’éprouver du plaisir. Cependant, en ayant vu la bande annonce en version française, je voulais quand même préciser que je conseillais très fortement la version originale pour ce long métrage rien que pour le jeu vocal de James McAvoy qui me semble plus efficace, fin et pertinent que son doublage en français (qui n’a pas l’air trop honteux cependant même si là-dessus, je ne peux rien dire.)

Quel plaisir de retrouver sinon une grande réalisation de M. Night Shyamalan. J’aime beaucoup ce réalisateur mais ça faisait quand même depuis quelques temps maintenant qu’il ne nus avait pas offert une telle qualité dans sa mise en scène. C’est posé, ça joue parfaitement bien sur la tension et la photographie est très belle avec une belle utilisation de la lumière qui joue bien sur la tension.

J’aime beaucoup l’exploitation des décors aussi. On se sent prisonnier, pris au piège avec un petit sentiment de claustrophobie qui apporte une ambiance bien lourde et bien prenante sans jamais tomber dans la surenchère. Si l’on enlève un peu l’aspect fantastique que j’ai moins aimé (mais qui est très léger encore une fois), c’est vraiment du tout bon pour moi. Et que dire de ce plan final bien jouissif qui nous laisse rêveur (du moins pour ma part).

Bien qu’il n’y ait pas énormément d’action et que l’on soit plus porté par la psychologie de l’intrigue, le montage réussi fait que c’est rythmé et que l’on ne s’ennuie jamais. Les costumes sont très bons, il y a un bon soin du détail dans chaque scène et j’ai bien aimé aussi la bande originale composée par West Dylan Thordson qui n’étouffe pas le film mais qui est quand même bien oppressante.

Pour résumer, « Split » a répondu à toutes mes attentes. C’est le film que je voulais voir et j’ai vraiment pris énormément de plaisir. A cause de quelques petits détails, ce n’est pas l’œuvre de M. Night Shyamalan qui m’aura le plus marqué mais ça vaut clairement le détour. Le cinéaste revient au meilleur de sa forme dans ce thriller passionnant qui ne nous ment pas sur la marchandise avec un James McAvoy saisissant. J’ai vraiment hâte qu’il sorte en Blu-ray pour pouvoir me le revoir chez moi.

4.5/5 (Grand Film)

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