La prisonnière du désert

la-prisonniere-du-desertLa prisonnière du désert (The Searchers). 1 heure 54. États-Unis. Western. Sortie en France le 8 août 1956 (le 13 mars 1956 aux États-Unis). Réalisé par John Ford avec John Wayne, Jeffrey Hunter, Vera Miles, Ward Bond, Natalie Wood, John Qualen, Olive Golden, Henry Brandon, Harry Carrey Jr., Antonio Moreno, Ken Curtis, Lana Wood, Hank Worden, Patrick Wayne, Dorothy Jordan, Walter Coy, Pippa Scott, Robert Lyden, Peter Mamakos…

Texas 1868. La famille d’Aaron Edwards est décimée par une bande de Commanches qui attaquent son ranch et enlèvent ses deux fillettes. Ethan, le frère d’Aaron, découvre le drame et se lance sur les traces des ravisseurs avec deux autres compagnons.

Avis écrit le 1er mars 2017.

Ayant le film en dvd à portée de main, c’est assez facilement que j’ai enchainé dans mon cycle consacré aux westerns avec « La prisonnière du désert ». Après m’être endormi une première fois devant (fatigué à cause du travail), je me suis replongé dedans en meilleure forme le lendemain. J’en avais entendu le plus grand bien et j’étais vraiment curieux de le découvrir.

Malheureusement pour moi, je n’ai pas eu la claque que j’espérais devant ce scénario écrit par Frank S. Nugent d’après le roman d’Alan Le May. Je ne dis pas que c’est mauvais mais au-delà de la première demie heure que j’ai trouvé assez poussive, je me suis retrouvé devant une intrigue qui me laissais un peu de marbre sans que je ne sache réellement pourquoi.

Je n’ai jamais réussi à être pris par les émotions que cherchent à faire véhiculer le film. Rire, peine, tension… Tout ceci m’a laissé hermétique et je le regrette car pourtant avec le recul, l’histoire de base avait tout pour me plaire. Là, j’ai juste eu l’impression de voir un western assez classique où le gentil blanc s’en va-t’en guerre contre le méchant indien sans qu’il n’y ait de nuances.

A vrai dire, je suis peut-être passé à côté, mais je n’arrive pas à comprendre l’aura que le film peut avoir sur certains. Certes, c’est divertissant et dans son genre, le sujet est bien maitrisé mais l’histoire qui aurait pu être épique n’a rien d’exceptionnel au final. Je n’ai pas toujours été convaincu non plus par ses ellipses dans le temps qui n’apportent pas grand-chose à mes yeux.

Devant tous ses portraits caricaturaux (les personnages sont souvent dans l’excès), la seule chose que j’ai trouvé intéressante, c’est le côté un peu complexe du héros. Je ne comprends pas toujours toutes ses réactions, Ethan m’apparait même parfois maladroit dans son traitement mais j’ai aimé malgré tout le fait que l’on soit très loin de cautionner ses actes. Je l’ai apprécié parce qu’il me faisait sourire mais en soit il nous apparait comme quelqu’un d’assez détestable.

Devant la caméra, le film met très bien en avant John Wayne (Ethan Edwards). Ce dernier est à l’honneur et semble s’amuser de son statut iconique du héros américain grande gueule prêt à sortir les armes. D’une manière générale, le comédien est à l’image de cette distribution. Il y a une surenchère dans son interprétation qui m’amuse que ce soit dans le ton de la voix, la gestuelle, le regard ou l’attitude.

A ses côtés, il forme un bon duo avec Jeffrey Hunter (Martin Pawley). Au début, j’ai pourtant eu un peu de mal avec lui. De bout en bout, son jeu me parait souvent léger et facile mais contre toute attente, ça finit par marcher et j’ai même réussi parfois à éprouver une petite sympathie à son égard même si lui aussi possède parfois des réactions qu’on ne comprend pas.

Pour le reste du casting, chacun reste dans sa zone de confort. On nous vend Natalie Wood (Debbie Edwards) mais on la voit assez peu. C’est dommage car je pense qu’il aurait été fascinant de creuser ce personnage. De même, il en fait des tonnes mais j’aime toujours retrouver Ward Bond (Samuel Johnson Clayton) dans le double rôle de révérend et de Capitaine des Texas Rangers.

Finalement, si le film sauve un peu les meubles de mon ennui pour finir par me divertir, c’est en grande partie grâce à la réalisation de John Ford. A l’image de son plan final iconique, le réalisateur exploite tous les codes du genre. On est dans un western, il n’y a pas de doute et on retrouve tous les ingrédients auquel on s’attend.

La mise en scène n’en demeure pas moins réussie avec de beaux plans ainsi qu’une belle lumière qui met bien en valeur les très beaux paysages. J’ai particulièrement aimé ses décors naturels que l’on attend dans ce type de production avec cette utilisation bien tranché du bleu azur du ciel avec l’ocre du désert. Le spectacle est très cinématographique visuellement.

Les différents costumes aussi sont sympathiques. Maintenant, les indiens me font quand même sourire tout comme ses cow-boys et la cavalerie. Ce n’est pas mon époque, je n’ai pas véritablement grandis avec ses films et du coup, ça a un petit coup de vieux qui néanmoins donne un peu de charme. La musique composée par Max Steiner est aussi très belle.

Pour résumer, ce grand classique du western qu’est « La prisonnière du désert » ne m’a pas emballé plus que cela à cause d’un scénario qui ne m’a jamais captivé ainsi que d’une interprétation trop poussive dans la surenchère. Cependant, la réalisation de John Ford fait que l’on a quand même un divertissement assez honorable pour peu que l’on accepte d’être client de ce genre de production.

3/5 (Bien)

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