C’est beau la vie quand on y pense

C’est beau la vie quand on y pense. 1 heure 35. France. Comédie – Drame. Sortie en France le 12 avril 2017. Réalisé par Gérard Jugnot avec Gérard Jugnot, François Deblock, Isabelle Mergault, Gaia Weiss, Bernard Le Coq, Jeremy Lopez, Marie Bunel, Hubert Saint-Macary…

Loïc Le Tallec ne s’est jamais vraiment occupé de son fils. Quand ce dernier disparaît dans un accident de la route, Loïc est dévasté. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Il va tomber sur Hugo, un jeune que ce cœur tout neuf rend totalement déraisonnable et incontrôlable. Leur rencontre promet d’être explosive.

« – Mais qu’est-ce que t’as contre la Bretagne à la fin ?
– Vous avez 42 mots pour parler de la pluie. C’est de l’eau qui tombe les gars, arrêtez aussi de nous embrouiller ! »

Avis écrit le 11 mars 2017.

Il a fallu que mon cinéma me propose une avant-première en présence de Gérard Jugnot et François Deblock pour que j’entende parler du film « C’est beau la vie quand on y pense ». Du coup, je me suis déplacé parce que je trouve toujours sympathique d’entendre des acteurs parler de leurs films en live et j’étais assez curieux de voir ce nouveau projet de Gérard Jugnot.

Très vite, je me suis quand même rend compte que ce scénario écrit par Gérard Jugnot, Guy Laurent, Thibault Vanhulle et Romain Protat est très gentillet. Je m’y attendais un peu donc pas de déception mais ce n’est clairement pas une grande claque. Pourtant, une nouvelle fois, Gérard Jugnot part d’une base dramatique pour aller vers la comédie mais le drame n’est pas montré de façon assez poignante tandis que l’humour reste assez prévisible.

En effet, même si je reconnais avoir beaucoup souris, on s’attend globalement à toutes les situations. Même les clichés sur la Bretagne, totalement assumés, n’apporte pas de grandes nouveautés à la caricature. Maintenant, cela reste quand même un divertissement assez frais qui peut nous faire passer un bon moment pour peu que l’on se laisse prendre au jeu.

Juste avant ma séance, histoire de ne pas trop aller dans l’inconnu, je me suis maté la bande annonce du film et le principal constat que j’en avais fait, c’est que j’avais quelques craintes sur le jeu de François Deblock (Hugo). Au final, son interprétation est très légère et il y a même dans son jeu tout pour que je n’accroche pas. Dès les premières secondes, je continuais d’ailleurs d’avoir très peur mais petit à petit, j’ai quand même adhérer à son personnage. Finalement, cette légèreté et cette naïveté dans le jeu colle bien au récit et rendent son personnage très attachant.

Face à lui, le duo avec Gérard Jugnot (Loïc) fonctionne bien. J’ai pas trouvé que c’était la meilleure performance de sa carrière, comme son scénario, c’est un peu trop léger et ça sonne parfois un peu faux même dans la tristesse de son personnage mais comme l’ensemble reste cohérent avec l’ambiance, là encore,, je me suis laissé prendre au jeu.

Du coup, le reste du casting est du même acabit. On se concentre davantage sur ce tandem qui aborde les thèmes du deuil, de la paternité, de la vie, de la quête de soi… mais les rôles secondaires restent attachants. Je ne suis pas un grand fan d’Isabelle Mergault (Lisa) mais son jeu passe bien ici. J’aurais bien aimé que l’on exploite un peu plus le personnage de Gaia Weiss (Hoëllig) également tandis que Bernard Le Coq (Marc) nous propose quelques apparitions où il reste assez fidèle à lui-même et à ce que l’on a déjà vu chez ce comédien.

Côté réalisation, Gérard Jugnot ne se foule pas beaucoup non plus. Il joue avec les clichés d’accord mais c’est dommage que ça manque parfois un peu de crédibilité à l’image de ses décors qui parfois sonne un peu faux malgré l’utilisation de décors naturel. Si j’ai trouvé que cette histoire manquait un peu de puissance et que c’était un poil trop léger, je pense que c’est aussi en grande partie à cause de cette mise en scène trop classique.

Maintenant, le résultat n’est pas non plus désagréable. On passe un bon moment, c’est divertissant et ça se laisse regarder c’est juste qu’après onze réalisation, on sait qu’en tant que réalisateur, Gérard Jugnot est quand même capable de beaucoup mieux. La bande originale composée par Khalil Chahine et Gisèle Gérard-Tolini est sympathique sinon. Parfois, le choix des musiques ne colle pas forcément avec les scènes que l’on nous montre mais à l’écoute, ça reste agréable.

Pour résumer, « C’est beau la vie quand on y pense » est un film gentil. Il a tout pour devenir assez anecdotique en étant très classique dans son fond et dans sa forme manquant clairement de puissance que ce soit dans le drame ou dans l’humour. Cependant, cela ne veut pas dire que c’est catastrophique pour autant. C’est même assez fidèle à ce que la bande annonce nous laisse prévoir à savoir une comédie gentillette qui nous fait passer un bon moment. Sans forcément me ruer dessus, j’ai quand même eu quelques sourires et je pourrais très bien le revoir plus tard de temps en temps lors d’éventuels passage à la télévision.

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2 réflexions sur “C’est beau la vie quand on y pense

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