Kong : Skull Island

Kong : Skull Island. 1 heure 59. États-Unis. Fantastique – Drame – Action. Sortie en France le 8 mars 2017 (le 10 mars 2017 aux États-Unis). Réalisé par Jordan Vogt-Roberts avec Tom Hiddleston, Brie Larson, Samuel L. Jackson, John Goodman, Thomas Mann, John C. Reilly, Toby Kebbell, Corey Hawkins Shea Whigham, Jason Mitchell, John Ortiz, Jing Tian, Richard Jenkins, John West Jr., Eugene Codero, Terry Notary…

Un groupe d’explorateurs plus différents les uns que les autres s’aventurent au cœur d’une île inconnue du Pacifique, aussi belle que dangereuse. Ils ne savent pas encore qu’ils viennent de pénétrer sur le territoire de Kong…

« En v’la une bande de bons gars. On va tous crever ensemble ici. Vous auriez pas dû venir. »

Avis écrit le 11 mars 2017.

Si je me suis déplacé en salles pour voir « Kong : Skull Island », c’est principalement parce que le spectacle laissé présager d’un film de cinéma. Après, la bande annonce ne m’avait pas convaincu, le peu que j’avais vu de Kong lui-même ne m’avait pas convaincu, j’avais très peur et je me serais estimé heureux si j’étais sorti de ma séance en ayant vu qu’un simple divertissement.

Fort heureusement pour moi, j’ai été très agréablement surpris par le résultat. C’est bien simple, j’ai adoré cette nouvelle lecture. De King Kong, je ne connais que les versions de 1933, 1976 et 2005 qui raconte d’ailleurs globalement plus ou moins la même chose avec plus ou moins de réussite. Et si on enlève la version de 1976 pour qui j’ai une petite tendresse dans le monde du nanar, les versions de 1933 et 2005 avait placé la barre assez haute.

Quelle ne fut pas ma joie de voir que ce scénario écrit par Max Borenstein, Dan Gilroy et Derek Connolly a su me proposer quelque chose de nouveau. Après le « Godzilla » de 2014, on sent que ce film n’est qu’une marche vers un projet plus conséquent mais ça m’a vraiment fait plaisir cette sensation de redécouvrir réellement un mythe, moi qui n’ait jamais vu les versions japonaises.

Après, le scénario utilise quand même des codes très classiques. L’issue s’avère prévisible tout comme l’humour bien frais qui n’est pas désagréable mais on a tous les ingrédients pour passer un moment de cinéma grandiose. Comme toujours, j’ai aimé le portrait que l’on fait de ce monstre incompris qui n’est méchant qu’à travers le regard de l’homme et j’ai énormément apprécié que le lien qui unit Kong à la belle demoiselle soit plus subtil et moins grotesque.

Parmi les choses que j’ai bien aimées, il y a aussi toute cette île qui m’a donné la sensation de découvrir un nouveau monde. J’ai d’ailleurs apprécié le traitement que l’on fait des autochtones que l’on ne dépeints pas comme de simples sauvages pour une fois. Il y a bien sûr de la caricature, il suffit de voir les représentations des militaires, des scientifiques ou même de la photographe idéaliste mais tout ceci s’inscrit à merveille dans un tableau qui m’a procuré beaucoup de plaisir.

J’apprécie le fait que cette histoire m’ait apparu comme étant véritablement originale et fraiche alors que pourtant, l’on sent les nombreux hommages et autres inspirations de ce scénario. Quitte à utiliser en toile de fond la guerre du Vietnam pour parler de la bêtise humaine, les inspirations que le film prend ici et là à d’autres œuvres ne m’ont donc pas en soit choqué surtout que le film se les approprie plutôt bien (maintenant, je peux comprendre que cela en déçoivent certains).

Devant la caméra, j’avais un peu peur que la distribution assez riche rend l’ensemble brouillon et un peu illisible. Cependant, chacun est à sa place même dans l’utilisation de son stéréotype. Dans la peau du bellâtre rebelle aventurier, Tom Hiddleston (James Conrad) est pas mal du tout. J’ai bien aimé son duo avec Brie Larson (Mason Weaver) parfois un peu trop lisse mais que j’ai aimé dans le rôle de la femme avec du caractère (ça nous change de la blonde un peu naïve en détresse à sauver.

Autre plaisir, celui de revoir à l’écran John Goodman (Bill Randa) avec son personnage assez loufoque. C’est une bonne idée à mes yeux de l’avoir accompagné de Corey Hawkins (Houston Brooks) ainsi que Jing Tian (San) même si cette dernière est quand même pas mal en retrait. Cela équilibre un peu la folie du rôle de Goodman, le canalise un peu et le rend moins risible tout en gardant l’humour de ce trio.

Côté militaire, Samuel L. Jackson (Preston Packard) fait partie de ceux qui appuie le plus sur sa caricature. On aurait pu avoir quelque chose de grotesque mais bizarrement, cela a bien fonctionné chez moi. L’acteur nous livre sa performance habituelle, il n’y a pas de surprises dans son interprétation mais ça ne me dérange pas. Parmi les autres militaires, j’ai eu une tendresse particulière pour Thomas Mann (Svilko) qui sort un peu du lot je trouve avec Jason Mitchell (Mills) que j’ai bien aimé aussi.

Premier long métrage que je vois de Jordan Vogt-Roberts, le réalisateur aura au moins su marquer mon esprit à travers une réalisation très efficace. Alors oui, comme pour le scénario, il pompe pas mal à d’autres œuvres mais c’est totalement assumé je pense tant le parallèle avec d’autres films de guerre par exemple nous saute aux yeux. On peut regretter un manque d’inventivité mais le résultat est quand même bien fichu et s’intègre bien à toute cette atmosphère.

J’ai beaucoup aimé aussi les différents décors. Que l’on reste sur Skull Island m’as énormément plu. J’ai eu l’impression d’être un gamin qui découvre une nouvelle aire de jeu et j’ai beaucoup aimé toute la mythologie qui peuple cette île fantastique. Le travail fait sur la photographie et la lumière est pas mal du tout aussi. Cette plongée dans les années 70 est vraiment efficace tout comme le montage qui fait que je ne me suis pas ennuyé une seule seconde et n’est pas vu le temps passé.

Visuellement, ce qui me faisait peur dans la bande annonce, c’est les dimensions de Kong. Pas de doute, il est gigantesque et il faut bien ça pour sa prochaine rencontre avec Godzilla. D’après ce que j’ai l, il est encore plus grand dans les versions japonaise mais pour être honnête, si par moment j’ai quand même eu l’impression que sa taille était mal dosée d’un plan à l’autre, la pilule est plutôt bien passé de mon côté.

J’ai aimé cette silhouette qui me faisait penser au Kong des années 30. J’ai aimé sa façon de mouvoir, différentes des autres primates mais qui nous rappelle que Kong n’est pas qu’un simple primate. Puis, j’ai adoré l’exploitation du bestiaire de l’île. J’ai vraiment trouvé ça efficace et le gamin qui sommeille en moi a vraiment eu l’impression de se plonger dans un univers fantastique.

Les costumes sont eux aussi bien pensé. On est dans l’époque et l’esprit du film. Il s’accorde à la photographie et à ce grain d’image que l’on nous donne parfois. Quant à la bande originale composée par Henry Jackman, elle est un peu facile parfois mais diablement efficace que ce soit dans le choix des différentes chansons ou celui des musiques. C’est le ruban qui emballe bien ce papier cadeau, le petit plus qui nous donne envie de découvrir et jouer avec ce jouet.

Pour résumer, dire que « Kong : Skull Island » est une agréable surprise pour moi est un doux euphémisme. Je peux comprendre en tout cas que l’on y adhère pas surtout qu’il reste assez classique pour son genre et pompe pas mal (dans le fond et dans la forme) à d’autres films. De mon côté en tout cas, j’ai trouvé ça super bien fait. J’ai aimé cette nouvelle lecture avec un mythe que j’avais l’impression de redécouvrir et je me suis laissé emporter sans voir le temps passé. Ce long métrage a ses défauts, je ne le nie pas mais il m’a procuré un vrai bon gros plaisir de cinéma et je le reverrais volontiers avec joie.

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2 réflexions sur “Kong : Skull Island

    1. Oui pour être divertissant, il l’est ! On ne se prends pas la tête, c’est très accessible et c’est assez plaisant sur un grand écran de cinéma. Après, je peux comprendre que d’autres aient moins aimés surtout qu’en parallèle, on essaie de nous installer la prochaine rencontre avec « Godzilla » mais alors que la bande annonce me faisait assez peur, au final, j’ai vraiment été agréablement surpris.

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