Fast and Furious 8

Fast and Furious 8 (The Fate of the Furious). 2 heures 16. États-Unis. Action. Sortie en France le 12 avril 2017 (le 14 avril 2017 aux États-Unis). Réalisé par F. Gary Gray avec Vin Diesel, Dwayne Johnson, Michelle Rodriguez, Jason Statham, Charlize Theron, Kurt Russell, Tyrese Gibson, Ludacris, Nathalie Emmanuel, Scott Eastwood, Elsa Pataky, Tego Calderón, Helen Mirren…

Maintenant que Dom et Letty sont en lune de miel, que Brian et Mia se sont rangés et que le reste de l’équipe a été disculpé, la bande de globetrotteurs retrouve un semblant de vie normale. Mais quand une mystérieuse femme entraîne Dom dans le monde de la criminalité, ce dernier ne pourra éviter de trahir ses proches qui vont faire face à des épreuves qu’ils n’avaient jamais rencontrées jusqu’alors.
Des rivages de Cuba au rues de New York en passant par les plaines gelées de la mer arctique de Barrents, notre équipe va sillonner le globe pour tenter d’empêcher une anarchiste de déchaîner un chaos mondial et de ramener à la maison l’homme qui a fait d’eux une famille.

« – Pourquoi ils m’allument tous !
– Je ne sais pas. Peut-être parce que tu as une Lamborghini orange ? »

Avis écrit le 14 avril 2017.

Quand on va voir cette franchise, on sait à quoi s’attendre. Du gros n’importe quoi, du fun, de l’action, des explosions, de jolies filles, des gros bras, des voitures dans tous les sens… Bref, on vient voir un divertissement décomplexé qui pars en vrille et qui assume son statut. Je n’en attendais donc pas moins de ce « Fast and Furious 8 » qui j’espérais comblerais mes attentes après un septième volet moins efficace que ce que je m’étais imaginé.

Très vite, j’en ai eu pour mon argent. Le scénario écrit par Chris Morgan reste fidèle à sa ligne de conduite. Les punchlines fusent, les moteurs de voitures vrombissent et l’on a toujours les éternels répliques sur la famille, une famille que l’on n’hésite pas à agrandir même si niveau scénaristique, c’est plutôt moyen et facile.

Le cahier des charges est rempli voilà tout et il n’y a pas de grandes surprises à se mettre sous la dent. Si ce genre de spectacle vous plait, vous allez vous amusez. Si vous ne tirez aucun plaisir devant ce genre de résultat, vous allez en revanche très fortement vous ennuyer. En effet, ce n’est pas le pseudo climax avec le changement de camps de Dom contre sa famille qui va apporter la moindre nouveauté. Sur ce point, j’ai trouvé ça sympa, c’est juste dommage qu’on nous dise assez vite les tenants et les aboutissants nous laissant peu de suspense sur les motivations de Toretto aussi facile soit-elle.

Pour la distribution, on retrouve tout le monde au grand complet. L’absence du regretté Paul Walker ne se fait pas trop ressentir même si l’on aime l’évoquer une énième fois histoire de faire jouer un peu sur notre corde sensible. Pour le reste, Vin Diesel (Dominic Toretto) en fait toujours des tonnes sans vraiment convaincre, Dwayne Johnson (Luke Hobbs) joue à fond sur la caricature de son personnage.

Le reste de la bande continue sur le même chemin que l’on avait déjà emprunté auparavant avec la présence de Michelle Rodriguez (Leticia Ortiz) dans le rôle de l’amoureuse au caractère fort, Jason Statham (Deckard Shaw) qui va montrer des poings dans des scènes d’action qui lui sont propres, Ludacris (Tej Parker) dans le rôle du geek secondé par Nathalie Emmanuel (Ramsey) qui vont nous faire de l’enrobage en terme technique dont on se moque ainsi que Tyrese Gibson (Roman Pearce) pour le comique de service toujours aussi lourdingue.

Les clichés sont là et c’est cela qui m’amuse. Quel pied aussi de revoir le charismatique Kurt Russell (Monsieur Personne) qui semble s’amuser et dont l’expérience prend d’ailleurs bien le dessus sur Scott Eastwood (Petit Personne) qui devient dès lors assez fade et risible sans jamais crever l’écran. Ce dernier duo semble d’ailleurs bien parti pour revenir dans les prochains volets ce qui pourrait fortement m’amuser je pense.

Si la présence d’Helen Mirren m’a vraiment fait sourire parmi les nouvelles têtes (je ne donne pas son rôle pour ne pas trop spolier), dans les nouveautés c’est surtout Charlize Theron (Cypher) qui impose sa présence. Ici, elle ne nous livre pourtant pas son rôle le plus mémorable. J’ai aimé ce rôle de méchante mais son visage manque un peu d’expression à mon goût (même si c’est assumé) et j’aurais aimé qu’on aille plus loin dans son côté sadique. C’est en tout cas une actrice que j’apprécie toujours de voir sur grand écran donc je ne vais pas bouder mon plaisir.

Pour son arrivée dans la franchise, F. Gary Gray ne se foule pas beaucoup mais on ne lui en demande pas tant. Il reprend les codes de la franchise et reste cohérent avec ce que l’on a déjà vu. Pur film calibré sur mesure, comme les autres réalisateurs avant lui, il ne donne pas véritablement sa patte à cette histoire mais se met dans une continuité plaisante qui ne m’a jamais choqué.

C’est très agréable à suivre, c’est rythmé, c’est fluide et j’aime vraiment le fait que ça s’assume parfaitement dans son côté « plus c’est gros, plus ça passe ». On ne fait pas dans la finesse, on ne cherche même pas à être un brin crédible mais cela fonctionne en terme de divertissement donc je ne me plains pas.

Je n’ai pas vu le temps passé et visuellement, j’ai trouvé que c’était bon dans les cascades, les décors, la photographie, la lumière et autres chorégraphies. C’est en tout cas cohérent avec ce que l’on connait et le gamin en moi a aimé ça. Même la musique composée par Brian Tyler utilise des thèmes musicaux et des chansons que l’on a déjà entendues auparavant.

Pour résumer, « Fast and Furious 8 » est un film à prendre pour ce qu’il est à savoir une grosse machine décomplexée qui fonce dans le tas pour nous en mettre plein la vue le plus possible. Je comprends que l’on puisse ne pas aimer mais après sept films, je trouve que le résultat de celui-ci s’inscrit parfaitement dans la franchise et dans la continuité du virage pris à partir du quatrième épisode. Le précédent volet ne m’avait pas paru aussi jouissif, celui-ci fonctionne beaucoup mieux et il fera sans nul doute parti des épisodes qui me feront le plus marrer lorsque je voudrais voir un film d’action sans avoir besoin de réfléchir.

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