Les Bronzés font du ski

Les Bronzés font du ski. 1 heure 23. France. Comédie. Sortie en France le 22 novembre 1979. Réalisé par Patrice Leconte avec Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Michel Blanc, Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Dominique Lavanant, Bruno Moynot, Maurice Chevit, Guy Laporte, Roland Giraud, Michel Such, Fernand Bonnevie…

Après le Club méditerranée, la joyeuse troupe d’amis Popeye, Jérôme, Gigi, Jean-Claude, Bernard, Nathalie et Christiane se retrouvent aux sports d’hiver. Ils vivront encore d’autres problèmes sentimentaux et les mésaventures seront toujours au rendez-vous.

« Écoute Bernard… Je crois que toi et moi, on a un peu le même problème ; c’est qu’on ne peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est oublies que t’as aucune chance, vas-y, fonce ! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher… »

Avis écrit le 1er mai 2017.

Indissociable l’un de l’autre, je crois que je n’ai jamais réussi à voir le premier film sans sa suite et vice-versa. Du coup, m’étant replongé dans les aventures de nos Bronzés, c’est avec un grand plaisir que je me suis replongé dans sa suite à savoir « Les Bronzés font du ski ». Multi rediffusé également, si j’ai quasiment autant vu les deux films et que je les mets au même niveau dans mon ressenti, je dois bien admettre que j’ai néanmoins une petite préférence pour ce deuxième long métrage.

Cette préférence est surtout due au scénario écrit par la troupe du Splendid et Patrice Leconte. Sur le papier pourtant, les ingrédients sont toujours les mêmes. Nos amis sont toujours en vacances, ils ont tous leurs qualités ainsi que leurs multiples défauts, le portrait de la société de l’époque est toujours aussi acide et l’issue suit assez vite le même schéma scénaristique.

Pourtant, il y a quand même une petite finesse que je trouve plus appréciable ici. C’est toujours de l’humour lourd et léger comme je l’aime mais à côté de ça, nos personnages évoluent un peu tandis que j’ai aimé le fait que ce ne soit plus que de simples gags sur des triangles amoureux sans queue ni tête, propre à la caricature du Club Med mais qui aurait moins fonctionné en montagne.

Ici, malgré leurs maladresses et imperfections, nos héros apparaissent plus touchant, encore plus proche de nous et cette sensation de retrouver des amis qui nous sont proches contribue pour beaucoup au plaisir que l’on peut ressentir. Davantage rythmé, sans aucun temps mort et toujours avec cette fraîcheur de vacances, je ne me lasse donc toujours pas de ses très nombreux gags et ses répliques toujours aussi savoureuses.

A l’image, la bande se reforme pour notre plus grande joie. Les stéréotypes s’avère un peu plus travaillé et rend cette comédie burlesque encore plus efficace. J’ai aimé la façon dont Thierry Lhermitte (Popeye) s’avère encore plus paumé dans la vie qu’il peut être arrogant et misogyne. Christian Clavier (Jérôme) prend lui aussi un peu plus d’ampleur. Il n’est plus limité au poil pubien qui sort du slip de bain et forme avec Marie-Anne Chazel (Gigi) un couple très intéressant.

Gérard Jugnot (Bernard) et Josiane Balasko (Nathalie) sont eux aussi toujours aussi jouissif dans la peau de ce couple excentrique façon « nouveau riche » qui ne se rend même pas compte de leur « beaufitude » respective (là où les autres personnages semblent avoir un peu plus conscience de leur lourdeur). Puis que serait nos vacanciers sans un Michel Blanc (Jean-Claude Duss) au sommet de son art. Toujours aussi touchant et sympathique que gaffeur et pathétique. Chacune de ses apparitions sont de réels petits bonheurs.

En revanche, alors qu’elle faisait partie de cette bande dans le premier film, c’est dommage que Dominique Lavanant (Christiane) ne soit pas plus exploité. Quitte à la faire revenir, il y avait matière à plus l’utilisé surtout que sa relation avec Maurice Chevit (Marius) aurait pu apporter quelques bonnes choses dans l’émotion autre que l’humour lié à leurs différences d’âge ainsi qu’à leurs situations.

Quant aux différents rôles secondaires, personne ne vole la vedette à nos héros qui tire bien la couverture à eux mais chacun possède sa petite heure de gloire qui justifie sa présence. Bruno Moynot (Gilbert) me fait par exemple autant rire qu’un Fernand Bonnevie (Le moniteur de ski) avec son « planté de bâton ». Les italiens ou encore les occupants du logement de Bernard et Nathalie m’ont aussi énormément amusé.

La réalisation de Patrice Leconte s’avère sinon une nouvelle fois assez classique. Ce n’est pas détestable mais on reste bien dans son époque sans jamais proposer de vrai coup de folie. Cela se suit parfaitement bien, c’est déjà ça et l’on ne s’ennuie jamais. Le montage efficace fait que c’est rythmé, on est dans de la comédie sans temps morts et la durée très courte fait que l’on ne voit jamais le temps passé même après de multiples visionnages.

Les décors montagnards m’apparaissent aussi beaucoup plus intéressant que les cocotiers même si je suis ravi que la scène « perdu en montagne » ait été raccourci et que le thème du cannibalisme soit absent (au début, le film aurait dû durer 2 heures 10 apparemment ce qui me semble bien trop lourd). La musique composée par Pierre Bachelet est très bonne également en reprenant des tonalités qui ne nous sont pas inconnue et qui s’intègre bien à cette ambiance décalée, légère et sans prise de tête.

Pour résumer, « Les Bronzés font du ski » fait partie pour moi de ses films qui prouve qu’une suite peut être réussie. Le long métrage passe en tout cas bien les épreuves du temps et les multiples diffusions. Je me marre toujours à chaque fois, je ne m’en lasse pas et je trouve la caricature toujours aussi jouissive surtout qu’elle s’assume pleinement. Si niveau note ressentie je le place au même niveau que son prédécesseur, j’ai peut-être même une légère préférence pour ce volet plus rythmé qui va droit au but. Plus riche en terme d’humour, c’est un indémodable toujours aussi indispensable pour passer une bonne soirée.

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3 réflexions sur “Les Bronzés font du ski

    1. Étrangement, on ne me dit jamais ce genre de choses pour « Les Bronzés 3 » ^^ En tout cas, il fait également partie pour moi de ses films cultes qui me donne beaucoup de plaisir. J’ai une certaine tendresse pour Jean-Claude de mon côté.

      Aimé par 1 personne

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