Les Gardiens de la Galaxie 2

Les Gardiens de la Galaxie 2 (Guardians of the Galaxy vol. 2). 2 heures 16. États-Unis. Aventures – Fantastique. Sortie en France le 26 avril 2017 (le 5 mai 2017 aux États-Unis). Réalisé par James Gunn avec Chris Pratt, Zoe Saldana, Dave Bautista, Bradley Cooper, Vin Diesel, Michael Rooker, Kurt Russell, Sylvester Stallone, Karen Gillan, Pom Klementieff, Elizabeth Debicki, Chris Sullivan, Sean Gunn, Laura Haddock, Tommy Flanagan, Steve Agee…

Les Gardiens de la Galaxie traverse les confins du cosmos. Les gardiens doivent combattre pour rester unis alors qu’ils découvrent les mystères de la filiation de Peter Quill.

« A vous de jouer, bande de nazes ! »

Avis écrit le 29 avril 2017.

Contre toute attente (parce que j’avais de réelles craintes avant sa sortie), j’ai été agréablement surpris par « Les Gardiens de la Galaxie » lors de sa sortie en salles. L’idée de retrouver nos héros pour « Les Gardiens de la Galaxie 2 » me faisait donc extrêmement plaisir. Niveau attente, j’espérais juste que le film soit au moins autant réussi que son prédécesseur.

Et dans l’ensemble, le film a su remplir son objectif à mes yeux. En effet, j’ai vraiment bien aimé ce nouveau scénario écrit par James Gunn. Pas de grandes originalité ici mais les ingrédients sont bien repris et la recette fonctionne une nouvelle fois. Débarrassé des présentations indispensables au premier film, cette suite se veut donc plus rythmée, plus dynamique et surtout plus fun évitant les quelques baisses de rythmes que l’intrigue pouvait avoir par le passé.

Tout n’est pas parfait. Il y a bien quelques maladresses mais à mes yeux, ce film est en tout cas autant réussi que l’épisode précédent. C’est décomplexé, sans prise de tête et l’on s’amuse vraiment bien. Un peu trop peut-être d’ailleurs. Par moments, certains gags sont poussés au même titre que l’utilisation des différents standards de la musique. Ce fut ce qui a bien marqué les esprits auparavant, la franchise aurait donc tort de s’en priver mais là, parfois, je trouve que ça faisais moins naturel.

Maintenant, on ne va pas se mentir, ça n’a pas gâché mon plaisir. C’est aussi ça que je venais chercher et j’en ai eu pour mon argent. J’ai énormément souris et j’ai bien été pris dans l’action qui fait que l’on ne s’ennuie jamais. Le fait de vouloir davantage tissé les liens qui unissent cette équipe tout en creusant le trauma de l’enfance de Peter Quill est une bonne idée. Si l’on enlève la petite partie écologique, même la romance passe bien dans ce récit en sachant toujours s’arrêter comme il le faut.

J’ai sympathisé avec cette équipe en tout cas dans le premier film et j’ai aimé les retrouver de nouveau. Chris Pratt (Peter Quill / Star Lord) s’en sort toujours bien dans le rôle du meneur maladroit. Jouer sur la psychologie de ce personnage, ses motivations m’a plu. L’acteur ne livre pas une interprétation bluffante mais il reste convaincant et je n’en demande pas plus.

A ses côtés, Zoe Saldana (Gamora) s’en sort elle aussi très bien. Il y a des moments où je trouve que le scénario la met un peu trop en retrait mais elle sait très vite s’imposer de nouveau lorsque l’on retrouve son personnage. J’ai beaucoup aimé aussi le fait que l’on joue sur la discrétion au niveau de la romance de son personnage avec Peter Quill. En revanche, j’ai trouvé ça nettement plus intéressant que l’on exploite davantage sa relation avec le personnage de Karen Gillan (Nebulla). Cette dernière m’a d’ailleurs plus convaincue dans son jeu cette fois-ci comparé au premier film où elle s’avérait être un peu plus effacé.

Quel plaisir aussi de retrouver le duo vocal Bradley Cooper (Rocket Raccoon) et Vin Diesel (Baby Groot). L’animation de ses deux personnages fait une grosse partie du boulot mais leurs voix s’intègre bien. Le premier nous balance punchlines sur punchlines rendant son rôle hilarant tandis que le second joue toujours sur trois même mots unique qui font toujours leurs effets (l’évolution de son personnage est intéressante également).

Pour compléter la bande, Michael Rooker (Yondu) nous livre une autre facette de son personnage que je trouve plus plaisante. Le fait de jouer sur un autre tableau que celui vu dans le premier film permet de garder un semblant de surprises tout en continuant de s’attacher à ses personnages. J’ai aussi toujours une grande tendresse pour Dave Bautista (Drax le Destructeur) qui dans sa maladresse et son côté bourrin me parle. L’acteur montre parfois une humanité, une innocence et/ou une naïveté à son personnage que j’aime beaucoup.

Parmi les nouvelles têtes, je vais faire l’impasse sur Sylvester Stallone (Stakar Ogord). J’ai adoré revoir ce comédien que j’adore mais sa présence fait plus office d’apparitions de luxe que de véritable protagoniste pour cette aventure. Le voir dans le même film avec Kurt Russell (Ego) m’a cependant donné envie de revoir « Tango & Cash » (souvenir d’adolescence dont je ne me lasse pas) mais ça s’arrête là.

Kurt Russell justement s’en sort bien lui aussi. Malgré la puissance de son personnage, il ne possède pas la même force scénaristique que l’on est en droit d’attendre par rapport à un Lee Pace par exemple dans le précédent volet. Cependant, Kurt Russell compense aisément par un charisme de dingue et quelques répliques savoureuses qui font que l’amateur du comédien que je suis est heureux de le voir davantage ses derniers temps sur grand écran.

J’ai bien aimé aussi Pom Klementieff (Mantis) ainsi que Elizabeth Debicki (Ayesha). Elles occupent deux rôles bien différent, bien distinct, mais chacune à sa manière m’a donné quelques chose dans ce film que j’ai aimé. Ce sont en tout cas deux personnages que j’aimerais bien revoir dans les prochaines suites qu’il y aura certainement car je pense qu’il y a encore matière à exploiter.

Si cette suite réussit à se démarquer un peu du premier volet, elle ne réussit pas malgré tout à être plus forte à mes yeux. Elle est efficace et j’ai pris mon pied je ne le nie pas mais ce deuxième volet est juste à la hauteur du premier film sans le surpassé pour moi à cause principalement de sa mise en scène. Ce n’est pas détestable, on sait globalement à quoi s’attendre mais il y a des petites choses dans le travail de James Gunn auquel j’ai moins adhéré cette fois-ci.

Par exemple, l’univers était déjà bien flashy et contre toute attente, cela m’avait plu. Mais là, j’ai trouvé que l’on abusé un peu trop du fluo. Peut-être que j’y aie fait davantage attention mais par moment, ça pique les yeux au point de nous faire un peu sortir de l’intrigue. Ça reste cohérent et le côté divertissement est là mais je regrette qu’à certains moments (surtout dans l’action) que la couleur prenne le dessus sur moi par rapport à l’histoire. En utilisant pourtant des ficelles qui ont fait leurs preuves, il frôle parfois un peu l’overdose.

De plus, si dans l’ensemble j’ai beaucoup aimé la variété des plans et le travail fourni dans la recherche de cadre dynamique et intelligent, certaines scènes m’ont paru un peu brouillonnes. C’est le cas par exemple du fameux combat final où se mêle efficacité et imperfections. Toujours très clownesque dans sa photographie, je suis resté pris mais visuellement, quelques incrustations et autres fond vert m’ont quand même embêté.

Quoiqu’il en soit, le bonhomme sait manier sa caméra et le spectacle reste au rendez-vous. Les décors sont toujours sympathique tout comme les différents maquillages et j’ai aimé leurs richesses. Quant à la bande originale de Tyler Bates, il joue là encore sur les mêmes ingrédients que le premier film mais il aurait tort de s’en priver. A l’écoute ça fait toujours du bien (je pense d’ailleurs me procurer cette bande originale également) et l’on reste ancré dans cet univers, c’est juste que la surprise est un peu atténué.

Pour résumer, « Les Gardiens de la Galaxie 2 » fera partie pour moi de ses suites réussies. Il lui manque un petit quelque chose pour surpasser son ainé mais ce volet reste à la hauteur et s’inscrit dans une parfaite continuité. Fun, très drôle et avec de l’action à revendre, si ce nouveau long métrage révèle au final assez peu de surprises, il remplit néanmoins son cahier des charges haut la main. Un vrai plaisir sur grand écran pour cette nouvelle aventure que je reverrais tout comme le premier film avec le plus grand des plaisirs sans oublier ses cinq scènes post-générique qui font que comme toujours chez Marvel, il faut rester jusqu’à la fin.

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