Les Bronzés 3 : Amis pour la vie

Les Bronzés 3 : Amis pour la vie. 1 heure 37. France. Comédie. Sortie en France le 1er février 2006. Réalisé par Patrice Leconte avec Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Michel Blanc, Josiane Balasko, Marie-Anne Chazel, Dominique Lavanant, Ornella Mutti, Martin Lamotte, Arthur Jugnot, Caterina Murino, Bruno Moynot, Eric Naggar, Doris Kunstmann…

En 1978, Popeye, Gigi, Jérôme, Bernard, Nathalie et Jean-Claude faisaient connaissance en Côte d’Ivoire dans un club de vacances. Amours, coquillages et crustacés.
Un an plus tard, retrouvailles du groupe d’amis à Val d’Isère. Tire-fesses, fartage et pistes verglacées.
Après le Club Med et le ski, ils n’ont cessé de se voir, de se perdre de vue, de se retrouver, de se reperdre, de se revoir pour des semaines de vacances volées à une vie civile assommante.
Depuis quelques années, ils se retrouvent chaque été, pour une semaine, au Prunus Resort, hôtel de luxe et de bord de mer, dont Popeye s’occupe plus ou moins bien en tant que gérant, et qui appartient à sa femme, Graziella Lespinasse, héritière d’une des plus grosses fortunes italiennes.

« – Je nage dans le bonheur !
– En tout cas tu nages pas dans ton tee-shirt ! »

Avis écrit le 1er mai 2017.

Si j’ai une énorme facilité pour voir les deux premiers volets de la saga des Bronzés, j’ai en revanche un peu plus de mal pour voir le troisième opus à savoir « Les Bronzés 3 : Amis pour la vie ». Il faut dire aussi que je n’en gardais pas un souvenir exceptionnel au point que je ne l’avais pas revu depuis sa sortie ciné. C’est en connaissance de cause cette fois-ci que j’ai voulu lui laisser une seconde chance.

Malheureusement pour moi, il n’y a pas eu de miracle. Le scénario écrit par l’équipe du Splendid est tombé bien bas. Plus qu’une simple suite qui arrive trop tard, on a surtout l’impression de se retrouver face à une pâle copie qui cherche à égaler ses ainés sans jamais y parvenir. Arrivant beaucoup trop tard et jouant sur un humour en retard dans son époque le film ne convainc pas.

Bien que jouant sur la légèreté et la facilité, les deux précédents films avaient un avantage certain à savoir nous offrir des personnages proche de nous. Là, on n’a que de simples caricatures auquel on ne parvient jamais à s’identifier. Pire que tout, on ne retrouve même pas la bande de potes que l’on avait appris à aimer malgré leurs maladresses.

Cette façon de voir des amis s’amuser sans réussir à nous intégrer dans leurs délires est très préjudiciable au film puisque du coup, toutes les maladresses deviennent juste de grosses imperfections. Humour et répliques ultra prévisible, personnages grotesques (des caricatures de ce qui était déjà des caricatures…), intrigue pathétique, aucun regard pertinent sur notre société actuelle… Ce nouvel opus est juste un film qui vient bien tard et qui s’avère inutile le plaisir de retrouver la bande s’effaçant dès les premières minutes.

Alors oui, à l’écran, on voit qu’ils sont quand même contents de se retrouver. D’un certain côté, ça fait plaisir de les revoir mais on a l’impression de ne pas être invité à cette fête et cela se ressent dans le jeu des différents acteurs qui ne font même pas d’efforts pour faire évoluer leurs personnages respectifs de façon cohérente.

Thierry Lhermitte (Popeye) devient dès lors l’ombre de lui-même tandis que Christian Clavier (Jérôme) se contente de jouer l’excès, ce qui est devenu un peu sa marque de fabrique avec le temps (parfois ça me plait mais ce n’est pas le cas ici). Que dire aussi de Gérard Jugnot (Bernard) et Josiane Balasko (Nathalie) qui même en étant exécrable dans le registre du couple beauf, ne réussit pas à attiser la moindre étincelle de sympathie à leurs égards.

La palme revient sans nul doute à Marie-Anne Chazel (Gigi) et Michel Blanc (Jean-Claude Duss). C’était sans doute les deux héros pour qui j’avais le plus de tendresse. La première tombe dans le stéréotype de la bimbo déjà vu des centaines de fois et qui ne parvient jamais à faire sourire du coup. Quant au second, on a cette impression qu’il y a une volonté à vouloir détruire ce personnage. Jean-Claude n’est même plus attachant, il est juste là c’est tout…

Pour le reste de la distribution, on n’a rien de bien à se mettre sous la dent. Dominique Lavanant (Christiane) ne fait que de la figuration mais quand on voit ce que l’on a fait à son rôle, c’est presque une chance pour elle. Son absence de présence la sauve presque de ce naufrage au même titre que Martin Lamotte (Miguel), Caterina Murino (Helena) ou Bruno Moynot (Jambier) qui ne sont que de passage.

Il y a bien Arthur Jugnot (Benjamin) qui apparait sympathique le temps d’un caméo avec Eric Naggar (Guy) que l’on n’exploitera pas plus rendant le gag juste gratuit. Ornella Mutti (Graziella Lespinasse) est celle qui s’en sort peut-être le mieux par rapport à son quota de présence à l’écran. Ce n’est pas inoubliable mais elle limite quand même un peu la casse avec sa caricature de riche italienne.

S’il ne révolutionnait pas le genre de la comédie avec les deux premiers volets, Patrice Leconte nous proposait quelque chose avec un minimum d’âme. Ici, le réalisateur n’arrive pas à provoquer la moindre once de folie dans sa mise en scène. Certains plans sont agréables mais ça ne sauve pas l’ensemble. De plus, si auparavant les films faisaient bien leur époque, cela avait un certain charme qui les faisait bien vieillir. Là, ça commence déjà à prendre un terrible coup de vieux.

Il faut dire aussi que l’on n’est pas aidé avec ses décors qui sonnent en cartons pâtes mais aussi ses différents maquillages et autres accessoires ridicule. S’il y avait une certaine authenticité par le passé, dans ce film, tout semble aussi superficiel que les seins de Gigi. En revanche, même si elle n’a rien de remarquable, je dois reconnaître que j’ai bien aimé la bande originale d’Étienne Perruchon qui colle avec le délire.

Pour résumer, « Les Bronzés 3 : Amis pour la vie » a tout de la grande déception. Film qui arrive bien trop tard et qui n’a pas su cette fois-ci surfer avec son époque, ce divertissement est regardable du coin de l’œil mais devient si risible qu’on finit par l’oublier. Il y a le plaisir de retrouver la bande dont les deux premières aventures continue de me faire marrer mais très vite, je sors de la fête car ça ne me fait pas rire tout simplement. Caricaturer des personnages qui étaient déjà des caricatures n’est clairement pas une bonne idée. Malgré la frustration, on reste amis avec eux car on n’oublie pas les souvenirs passés mais pour le coup, on se serait bien passé de ce genre de vacances…

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3 réflexions sur “Les Bronzés 3 : Amis pour la vie

    1. Disons qu’en plus d’arriver beaucoup trop tard, cette franchise n’a cette fois-ci pas su suivre son époque et être proche de ses spectateurs. On sent qu’il s’amuse entre eux, qu’ils sont content mais on ne nous fait jamais rentrer dans leurs trips…

      Aimé par 1 personne

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