Highwaymen : La poursuite infernale

Highwaymen : La poursuite infernale (Highwaymen). 1 heure 17. Etats-Unis – Canada. Thriller. Sortie en France le 4 août 2004 (le 13 février 2004 aux Etats-Unis). Réalisé par Mark Harmon avec Jim Caviezel, Rhona Mitra, Colm Feore, Frankie Faison, Andrea Roth, Gordon Currie, Noam Jenkins, Toby Proctor, James Kee, Guylaine St-Onge, Joe Pingue, Martin Roach…

La peur règne sur les routes depuis que Fargo, un tueur psychotique en série, s’en prend à de jeunes femmes en se servant de son El Dorado 72 comme de la pire des armes. Rennie, dont la femme fut l’une de ses victimes, est sur ses traces. Il va unir ses forces à celles de Molly, la seule qui lui ait survécu. Ensemble, ils vont s’attaquer à ce monstre sur son propre terrain.
Entre Fargo et ses deux poursuivants, le duel est à la fois mécanique et psychologique. Rennie doit comprendre l’intime façon de penser de Fargo pour avoir une chance de le prendre de vitesse.

« His headlights are like his eyes, only one works. »

Avis écrit le 9 mai 2017.

Cela fait un sacré moment que « Highwaymen : La poursuite infernale » fait partie des films que je voulais découvrir par curiosité. J’étais encore au lycée quand j’ai été attiré par la jaquette du dvd que je m’étais procuré pour deux ou trois euros et depuis plus rien. Je savais que le film était dans ma collection mais je n’avais pas encore pris le temps de le découvrir avant aujourd’hui.

Je n’avais pas spécialement de grandes attentes à son sujet mais pourtant, cela ne m’a pas empêché de royalement m’ennuyer devant ce scénario écrit par Craig Mitchell et Hans Bauer. Sous « Hitcher » (du même réalisateur pourtant) qui aurait fusionné avec un sous « Duel », le long métrage ne m’a jamais passionné. De bout en bout, j’ai trouvé que ce récit était assez risible et peu convaincant.

Je ne me suis jamais laissé prendre par cette tension inexistante et cette aventure qui ne fait que multiplier en un court laps de temps les scènes plutôt simplistes et peu efficace. Par moment, mon attention restait intact puisque j’avais quand même envie de savoir comment tout ceci allait se terminer mais plus les minutes passent et plus j’ai eu le droit à des sourires nerveux jusqu’à son dernier plan qui finit en apothéose dans son grand n’importe quoi.

Ce n’est pas forcément mieux non plus du côté de la distribution. Jim Caviezel (Rennie Cray) est d’une très grande fadeur. Il ne semble pas lui-même croire en son personnage qui ne fait qu’accumuler les stéréotypes et les clichés du héros blessé en quête de vengeance. Face à lui, Rhona Mitra (Molly Poole) ne vaut guère mieux. Bien que charmante, l’actrice apparait inexpressive et transparente. Il n’y a tellement rien qui se dégage de ce couple à l’écran, qu’à la fin on ne sait même plus si on les apprécie ou non. On est juste indifférent à leurs sorts.

Que dire aussi de Colm Feore (James Fargo) dans la peau du grand méchant. Au point où on en est, la motivation de son personnage nous fait ni chaud, ni froid. On lui colle tellement d’artifices, qu’il m’a semblé juste pathétique dans son écriture. A ce niveau, le fait qu’on puisse le traquer de façon un peu aléatoire à travers tous les États-Unis ne surprend même plus.

Il n’y a rien à sauver non plus du reste de la distribution. Tout le monde est aussi léger et peu crédible. Il n’y a vraiment rien de bien mémorable et personne ne semble être en mesure de faire le moindre effort pour tenter de nous convaincre. Reste Frankie Faison (Will Macklin) dont le personnage est tout aussi grotesque mais l’acteur apparait quand même sympathique à travers les traits de son visage. Il ne marquera pas les annales du policier dans l’histoire du cinéma mais à un moment, j’ai trouvé ça si mauvais que le moindre petit truc positif dans ce long métrage me faisait du bien.

Derrière sa caméra, Mark Harmon est également peu inspiré. Je n’aime pas trop avoir cet état d’esprit, c’est un peu dur je trouve mais pour faire simple, j’ai eu l’impression de voir un mauvais téléfilm de troisième partie de soirée un dimanche soir dans les années 90. Il y a bien quelques petits plans qui ne sont pas détestable mais le cinéaste n’a jamais su faire naitre en moi la moindre folie.

A mes yeux, sa poursuite n’a rien d’infernale et ne fait qu’enchaîner les passages gratuits et simpliste et sans âme. Je ne m’avance pas trop même en disant qu’il y a de très fortes chances pour que j’oublie assez vite ce film tant il n’y a rien de marquant. Pourtant, sa durée très courte aurait pu être bénéfique mais puisqu’il ne se passe rien (sur 1 heures 17, il faut déjà attendre un bon quart d’heure pour que ça échange enfin entre personnages…), on s’ennuie…

Le montage n’arrange pas les choses aussi. Il manque vraiment une grande force visuelle pour nus prendre aux tripes. Là, la mauvaise réalisation ne fait que prononcé encore davantage cette mauvaise histoire et cette mauvaise interprétation. Histoire de m’achever, la bande originale composée par Mark Isham fait encore pleurer mes oreilles au moment où j’écris ses lignes.

Pour résumer, il m’a fallu du temps pour découvrir ce « Highwaymen : La poursuite infernale » et le jeu n’en valait vraiment pas la chandelle. Finalement, la seule chose qui sort du lot et que je trouve réussi dans ce projet, c’est son affiche. Pour le reste, malgré une très courte durée, le film parvient à nous ennuyer et à provoquer des sourires nerveux devant tant de choses aussi ridicules. Personne ne semble vraiment y croire et rien ne m’aura permis d’y croire de mon côté….

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