Terreur Point Com

Terreur Point Com (Feardotcom). 1 heure 42. États-Unis – Allemagne – Grande Bretagne – Luxembourg. Thriller – Épouvante. Sortie en France le 25 juin 2003 (le 30 août 2002 aux États-Unis). Réalisé par William Malone avec Stephen Dorff, Natascha McElhone, Stephen Rea, Jeffrey Combs, Amelia Curtis, Nigel Terry, Udo Kier, Michael Sarrazin, Siobhan Flynn, Gesine Cukrowski, Isabelle Van Waes, Joan McBride…

Mike Reilly, un jeune inspecteur new-yorkais, se trouve confronté à plusieurs morts horribles, probablement consécutives à une mystérieuse épidémie. Epaulé d’une ambitieuse chercheuse du Département de la Santé, Terry Huston, il découvre l’existence d’un site Internet, Terreurpointcom, sur lequel les victimes se sont connectées deux jours avant leur décès. L’épidémie dissimulerait en fait une série de meurtres, orchestrés par une « veuve noire » qui hante le réseau et cherche à se venger.
Mike ne tarde pas à se connecter au fameux site. Il dispose dorénavant de 48 heures pour trouver et détruire cet esprit démoniaque, sinon il subira le même sort que les autres victimes.

Do you like to watch?

Avis écrit le 14 mai 2017.

Je ne sais pas vraiment ce qui m’a attiré vers « Terreur Point Com » entre son affiche ou son synopsis. Il n’y a rien de bien alléchant mais lorsque j’ai vu le film disponible sur Netflix, j’ai voulu le tenter… avant de m’endormir devant au bout d’un quart d’heure. Téméraire (et sans doute un brin maso), je n’ai pas voulu rester sur une défaite et j’ai retenté le coup un peu plus tard afin de pouvoir le visionner dans son intégralité.

Malheureusement pour moi, il n’y a pas eu de grands miracles. J’ai trouvé ce scénario écrit par Josephine Coyle, Holly Payberg-Torroija et Moshe Diamant assez ridicule. Sur le papier pourtant, c’est assez classique. On a tout pour avoir un film d’épouvante et/ou un thriller qui ne joue pas avec une grande originalité mais qui aurait pu être efficace. Une malédiction de 48 heures, des gens torturés, le net en toile de fond et une ambiance bien glauque pour assaisonner le tout.

C’était sans compter la volonté des scénaristes de vouloir se prendre la tête pour pas grand-chose. Résultat, on a surtout le droit à une tambouille assez indigeste assez pathétique. A aucun moment, je ne suis parvenu à me passionner pour ce récit grossier qui ne cherche jamais à avoir la moindre once de crédibilité.

Comme si cela ne suffisait pas, les acteurs ne font rien pour arranger la chose. Il n’y en a pas un pour relever l’autre. Version originale, version française… même la version allemande. J’ai testé à quelques moments diverses langues me disant qu’un doublage différent pourrait relever un peu le niveau mais l’interprétation reste chaotique et très caricaturale. Aucun acteur ne semble convaincu par le personnage qu’il incarne.

Stephen Dorff (Le Détective Mike Reilly) semble avoir laissé son charisme à la maison. On n’y croit jamais à son interprétation et fait plus sourire qu’autre chose à force de cabotiner. Natascha McElhone (Terry Houston) est de son côté bien fade. Elle n’apporte rien si ce n’est un couple ridicule à l’écran auquel je n’adhère à aucun moment.

La cerise sur le gâteau vient sans nul doute de Stephen Rea (Alistair Pratt) que l’on perd totalement dans ce naufrage. A ce stade là, ce n’est même plus du cabotinage extrême tant il est laissé en roue libre. La petite apparition d’Udo Kier (Polidori) au début m’avait en tout cas bien ouvert la voie pour m’indiquer des prestations dignes des plus mauvais téléfilms de série Z des années 90…

Que dire également de la mise en scène de William Malone. Dès le début avec son introduction bien laide, le ton est donné. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que je me sois endormi devant une première fois et j’ai dû me faire violence pour tenir jusqu’à la fin à mon second visionnage. C’est moche, c’est sombre, c’est rempli d’effets visuels grotesque qui font passé cette réalisation pour un pâle clip MTV que l’on passe une fois très tard dans la nuit. Un trip expérimental pathétique.

J’essaie vraiment de trouver des choses positives mais je n’y arrive pas. Les décors sont mauvais, la photographie est moche et même l’ambiance générale ne fonctionne pas. On a tout pour un film classique qui fait son job mais au lieu de ça, on a une bouillie que l’on a du mal à lire. La bande originale composée par Nicholas Pike et Stuart Balcomb finissant de m’achever.

Pour résumer, « Terreur Point Com » va faire partie de ses longs métrages que je vais très vite oublier sans aucun soucis. Il y a bien une ou deux petites choses qui auraient pu être sympathique dans ce récit (ou du moins divertissante) mais on n’en tire jamais parti. C’est ennuyeux, ça part dans tous les sens, les acteurs eux même ne semble pas y croire et à la réalisation le délire est assez lourd à digérer. Bref, l’avantage avec Netflix, c’est que parfois on peut vite passer à autre chose…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s