S.C.A.R. Justice sans sommation

S.C.A.R. Justice sans sommation (Scar City). 1 heure 32. États-Unis. Policier – Action. Sortie en France en avril 1999 directement en vidéo (le 23 juillet 1999 aux États-Unis). Réalisé par Ken Sanzel avec Stephen Baldwin, Chazz Palminteri, Tia Carrere, Michael Rispoli, Gary Dourdan, Renée Estevez, Bray Poor, D.B. Woodside, Steven Flynn, Larry Manetti, Dana Eskelson, James Villemaire, David Zayas…

A la suite d’une bavure qui a coûté la vie à un jeune délinquant, l’Inspecteur John Trace est recruté par le Lieutenant Devon. Celui-ci a mis en place au sein même de la police new-yorkaise une unité secrète, le S.C.A.R. (Selected Crimes Armed Response). L’objectif est clair : L’élimination systématique des criminels. Et le mot d’ordre sans équivoque : Tirer pour tuer. Une justice expéditive et dénuée du moindre scrupule à laquelle Trace va soudainement se retrouver confronté dans toute sa brutalité…

« Ce type prend le beurre et l’argent du beurre. C’est ça la vraie classe ! »

Avis écrit le 17 mai 2017.

Si je possède chez moi le dvd de « S.C.A.R. Justice sans sommation », c’est parce que je l’avais trouvé pas très cher dans un bac à soldes lorsque j’étais encore au lycée et qu’à l’époque, Tia Carrere faisait partie de mes fantasmes d’adolescents (elle doit sans doute y faire partie un peu encore je suppose, nostalgie quand tu nous tiens !). Bref, alors que je suis en train de vendre certains de mes dvds avant mon prochain déménagement, je me suis dit qu’il était sans doute temps de pouvoir enfin le visionner avant de m’en débarrasser.

Je ne vais pas dire que j’ai été déçu. On ne va pas se mentir, je m’attendais un peu à ce genre de résultat. Le scénario écrit par Ken Sanzel s’avère en effet sans surprise. Un flic accroc à la gâchette, de la corruption, une jolie femme qui va venir bouleverser tout ça et l’on enrobe le tout avec des dialogues pas très fins, des gunfights facile et une intrigue prévisible.

On est clairement en présence du téléfilm sur lequel on tombe par hasard en zappant et qui ne se foule pas des masses. J’étais en tout cas en bonnes conditions puisque malgré toutes ses imperfections, j’ai trouvé que ça se laissait suivre. Rien d’exceptionnel, tout est très oubliable et déjà vu des centaines de fois mais du coin de l’œil, quand c’est ce genre de spectacle que l’on veut, ça peut faire l’affaire.

Devant la caméra, il n’y a pas de grandes surprises non plus. Ce n’est pas ici que l’on va retrouver un rôle de composition à Oscar et en même temps, ce n’est pas véritablement l’effet que l’on recherche. Si les différents acteurs se prennent parfois un peu trop au sérieux, on est quand même dans le gros cabotinage qui va jouer avec tous les clichés du genre.

Stephen Baldwin (John Trace) est dans ce registre celui qui m’a sans doute le plus fait sourire. L’acteur possède le charisme d’une moule, on ne croit jamais réellement à son personnage mais lui semble vouloir y croire. Le flic rebelle, ça ne lui va vraiment pas (encore moins avec cette coupe de cheveux, ce regard et ses lunettes de soleil) mais c’est aussi cela qui m’a rendu le film un peu plus fun que ce qu’il est en réalité.

Dans la peau du grand méchant, Chazz Palminteri (Le Lieutenant Laine Devon) se pose bien là également. Tout est toujours dans la surenchère extrême, on ne fait pas dans la finesse, c’est écrit sur son front le rôle qu’il va tenir mais ça m’amuse. La seule grande différence (et pas des moindres) avec Stephen Baldwin, c’est que Chazz Palminteri est charismatique de façon naturel même lorsqu’il abuse des stéréotypes de son personnages.

Quant à Tia Carrere (Candy), elle ne fait ni plus ni moins que ce que l’on attend d’elle. Elle joue la femme de caractère en détresse, son personnage est sympathique et même si tout ce qu’elle apporte est prévisible, l’adolescent qui sommeille toujours en moi a été content de la revoir même si ce n’est pas avec ce rôle que sa carrière a explosé (cela se saurait depuis le temps de toute façon).

Le reste du casting est du même acabit sinon. Cela m’a fait sourire de voir Gary Dourdan (Dan Creedy) dans autre chose que la série télévisée « Les Experts » même si sa présence n’a fait que me confirmer ce que je redoutais pour ce long métrage. Michael Rispoli (Sam Bandusky) m’a lui aussi fait passer un bon moment dans sa caricature je dois plaider coupable.

Ancien flic, le passé du réalisateur Ken Sanzel ne se fait en tout cas pas ressentir dans sa mise en scène tant l’ensemble apparait grossier. Là encore, je suis assez indulgent puisque c’est typiquement ce que je pensais voir. Les différents plans, les cadres, les fusillades… Tout a déjà été montré à plusieurs reprises et même dans la réalisation, il n’y a pas de grandes originalités.

Pire, le film datant de 1998 semble avoir pris un coup de vieux dès le départ. Honnêtement, j’avais l’impression de voir un film des années 80 ce qui peut être drôle mais qui montre aussi les limites du projet. Maintenant, cela se laisse quand même regarder je trouve et le côté kitsch est même légèrement accentué par la bande originale composée par Anthony Marinelli.

Pour résumer, « S.C.A.R. Justice sans sommation » n’est pas un grand film et il suffit de voir son casting, son synopsis ou même la jaquette du dvd pour s’en douter. Du coup, je n’ai pas été déçu. Bien au contraire, vu que je ne l’ai pas payé cher, je pense même en avoir eu pour mon argent. Ce divertissement se laisse facilement regarder du coin de l’œil pour peu que l’on soit en condition et s’oublie tout aussi vite. Stephen Baldwin est loin de s’imposer en Steven Seagal ou Chuck Norris mais en zappant dessus, ça peut passer… Ou pas…

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