Transformers

Transformers. 2 heures 24. États-Unis. Science Fiction – Action. Sortie en France le 25 juillet 2007 (le 4 juillet 2007 aux États-Unis). Réalisé par Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhammel, Tyrese Gibson, Jon Voight, John Turturro, Rachael Taylor, Anthony Anderson, Michael O’Neill, Kevin Dunn, Julie White, Amaury Nolasco, Zack Ward…

Une guerre sans merci oppose depuis des temps immémoriaux deux races de robots extraterrestres : les Autobots et les cruels Decepticons. Son enjeu : la maîtrise de l’univers…
Dans les premières années du 21ème siècle, le conflit s’étend à la Terre, et le jeune Sam Witwicky devient, à son insu, l’ultime espoir de l’humanité. Semblable à des milliers d’adolescents, Sam n’a connu que les soucis de son âge : le lycée, les amis, les voitures, les filles…
Entraîné avec sa nouvelle copine, Mikaela, au cœur d’un mortel affrontement, il ne tardera pas à comprendre le sens de la devise de la famille Witwicky : « Sans sacrifice, point de victoire ! »

« Bumblebee, arrête de lubrifier l’humain. »

Avis écrit en 2007.

Cette semaine, « Transformers » était l’un des films les plus mis en avant et question marketing on savait déjà depuis plusieurs mois à quoi s’attendre lorsque l’on découvrait des images de la bande annonce du film. A vrai dire, avant de rentrer dans ma salle de cinéma, c’était vraiment par curiosité que j’avais envie de voir ce long métrage. Même si les extraits que j’avais pu voir avant de visionner le film de Michael Bay laisser pressentir une bonne dose d’effets spéciaux assez impressionnant, l’idée d’un scénario un peu trop léger ne m’emballait pas plus que cela.

Le scénario justement, écrit par Alex Kurtzman, Roberto Orci et John Rogers, puisque j’en parle est fidèle à ses promesses de blockbuster estival. J’ai lu une critique qui disait que le scénario de « Transformers » pouvait tenir sur un post-it, pour ma part, je pense qu’en s’appliquant il peut même tenir sur deux post-it vu parfois ses longueurs pas forcément utiles.

Pour être un peu plus sérieux, j’étais préparé en rentrant dans ma salle et au final, j’ai bien aimé cette histoire. Bon d’accord je vous l’accorde tous les clichés sont réunis ainsi que tous les stéréotypes. On a toujours autant le droit à une bonne dose de patriotisme et d’héroïsme mais malgré cela, le squelette du film tient la route.

Dès les premières minutes on se retrouve plongé dans cette histoire à un point qu’on en oublierait presque ces grosses facilités scénaristiques (Un Decepticon qui en deux coups anéanti une base de l’armée américaine mais qui plus tard à un peu de mal à rattraper un jeune homme qui court avec un cube dans les bras pour ne citer que cet exemple). Alternant toujours entre humour et action, le film ne laisse aucun temps mort et le rythme ne ralenti jamais ce qui fait que malgré sa durée de plus de deux heures, on ne sent pas le temps passé. J’ai ressenti des longueurs mais sans jamais pour autant m’ennuyer.

Du côté du casting, j’avais quelques craintes. J’avais un peu peur d’assisté à des interprétations trop légères mais dès les premières scènes, mes craintes ont vite volés en éclats. Shia LaBeouf en Sam Witwicky est très bon dans son rôle. Très convaincant dans les scènes d’action malgré son gabarit qui nous change de Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger ou autre Sylvester Stallone, l’acteur nous prouve qu’il fait bel et bien parti des espoirs du cinéma américain en étant constant dans son jeu. Pour les scènes un peu plus légères, il répond encore présent également pour lancer la fameuse réplique drôle que le spectateur attend entre deux scènes d’action.

A ses côtés, j’ai découvert Megan Fox dans la peau de Mikaela Banes. Je ne connaissais pas cette actrice avant ce film et je dois dire que j’ai bien aimé son interprétation. Son personnage ne lui demande pas non plus de grands efforts malheureusement mais dans les scènes où elle est plus mise en avant, je l’ai trouvé très bonne. Très charmante, elle arrive à montrer, surtout vers la fin, qu’elle peut être aussi convaincante tout comme Rachael Taylor en Maggie Madsen, autre actrice qui assure la touche féminine obligatoire à tout blockbuster qui se respecte mais qui est un peu plus mise en retrait de son côté.

Je ne suis pas très fan de tout le côté « militaire » du film mais le duo que forme Josh Duhamel et Tyrese Gibson, respectivement le sergent Lennox et le sergent Epps, est également correct. Jon Voight quant à lui déborde toujours autant de charisme en John Keller et fait un très bon Secrétaire d’état à la Défense. Kevin Dunn et Julie White qui interprètent les parents de notre jeune héros sont assez drôle aussi (la scène où ils rentrent dans la chambre de leurs enfants alors qu’il y a une coupure d’électricité m’as fait rire).

John Turturro est lui aussi très bon dans son cabotinage en sachant alterner avec son rôle un côté sévère et en même temps ridicule tandis qu’au passage j’ai apprécié la petite apparition de Bernie Mac. Pour le casting vocal, rien à redire, chaque acteurs est excellent vocalement et le duo entre Hugo Weaving et Peter Cullen convient à merveille à Megatron et Optimus Prime. J’ai bien souris sinon devant le personnage de Glen Whitmann qu’Anthony Anderson joue de façon correct même si il n’y a pas de grandes originalités non plus.

Les effets spéciaux restaient sans nul doute le plus grand attrait du film et sur ce point, aucune déception. J’ai été littéralement bluffé par la qualité technique des effets visuels. Les robots se transforment et combattent avec réalisme et à aucun moment on pense aux images de synthèse. On a l’impression que ces « machines » ont pris vie devant nous tant l’animation est efficace.

Certes, parfois c’est un peu brouillon dans l’action, le montage est un peu trop énervé mais l’on reconnait clairement la patte de Michael Bay. On sait tout de suite dans quoi on met les pieds et le cinéaste nous sert une recette qu’il connait bien. Après, on aime ou pas c’est un autre débat mais l’on retrouve les mêmes cadres, les mêmes angles, les mêmes explosions et autre photographie habituelle.

La bande originale du film composée par Steve Jablonsky colle bien avec le film et j’ai bien aimé le choix des chansons même quand certaines d’entre elles sont utilisés d’un point de vue ironique comme « Sexual healing » de Marvin Gaye qui sers à caricaturer les scènes de drague dans les films en faisant un cliché comme on a l’habitude d’en voir (ce n’est pas désagréable quand c’est utilisé pour accentuer le côté comique je trouve). Je ne parlerais pas non plus de « What I’ve done » de Linkin Park qui m’as bien fait plaisir à l’oreille. Michael Bay montre une nouvelle fois en tout cas qu’il maitrise son sujet et qu’il fait partie des plus grands réalisateurs de films d’actions.

Pour résumer, j’avais quelques craintes avant de rentrer dans ma salle mais en sortant, j’ai vraiment été ravi d’avoir vu ce film. Il correspond à tous les critères que l’on attend d’un blockbuster de très bonne qualité. Le scénario n’est pas parfait loin de là, on pourrait dresser une liste des facilités et autres incohérences mais on rentre rapidement dans le vif du sujet ce qui fait que l’on a tout de suite le divertissement pop-corn que l’on attend et qui nous en mets plein la vue. « Transformers » pourrait décevoir ceux qui viennent au cinéma pour voir des films avec des histoires crédibles mais les amateurs de films d’actions sans prise de tête pourront eux passer un excellent moment. Au regard de l’affiche, du synopsis, de la bande annonce et de Michael Bay à la réalisation, il n’y a pas tromperie sur la marchandise c’est déjà une bonne chose.

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