La Momie (1999)

La Momie (The Mummy). 2 heures 05. États-Unis. Aventures – Fantastique. Sortie en France le 21 juillet 1999 (le 7 mai 1999 aux États-Unis). Réalisé par Stephen Sommers avec Brendan Fraser, Rachel Weisz, Arnold Vosloo, John Hannah, Kevin J. O’Connor, Oded Fehr, Jonathan Hyde, Erick Avari, Stephen Dunham, Corey Johnson, Tuc Watkins, Omid Djalili, Bernard Fox, Aharon Ipalé, Patricia Velasquez…

Longtemps avant la naissance du Christ, pour avoir osé défier le pharaon en lui ravissant sa jeune maîtresse, le grand prêtre de Thèbes, Imhotep, est momifié vivant et enseveli dans une crypte secrète d’Hamunaptra, la cité des morts. Du fond de son sarcophage, le grand prêtre jure de se venger du genre humain. En 1923, un aventurier américain, Rick O’Connell, découvre fortuitement les ruines d’Hamunaptra que des générations d’égyptologues recherchaient en vain. Il met dans le secret une jeune égyptologue et son frère et tous trois partent à la recherche du trésor des pharaons.

« Ah Benny, t’as toujours eu plus de baloches que de méninges ! »

Avis écrit le 20 mai 2017.

Depuis la sortie en salles du troisième opus, je n’avais pas revu « La Momie » version 1999. Je le regrette d’autant plus que c’est un film que j’apprécie, qui me fait toujours marrer et qui figurait même parmi les premiers avis que j’avais pu écrire lorsque mon site était encore en l’état d’un classeur à intercalaires avec des photos de magazines télé. Profitant de la sortie d’une nouvelle vision du mythe en salles avec Tom Cruise, c’est donc avec un certain plaisir que j’ai voulu me refaire la vision avec Brendan Fraser.

Si dans deux mois, ce film va fêter ses 18 ans, il ne perd en tout cas rien de sa superbe selon moi. Certes, le scénario écrit par Stephen Sommers, Lloyd Fonvielle et Kevin Jarre n’est pas toujours très fin mais je le trouve diablement efficace. On va faire l’impasse sur les libertés prises sur le mythe et les nombreuses facilités. Ce récit nous offre une vision fun de la momie. Une vision qui n’a d’autre prétention que celle de nous divertir en nous proposant un grand film d’aventures au cinéma avec de l’humour, de l’exotisme, de l’action, du fantastique et de la légèreté.

Pour ma part, je suis client. L’adolescent qui sommeille en moi s’amuse toujours autant devant ce long métrage. De nombreuses scènes marquent encore mon esprit et au fil de mes visionnages, je suis même agréablement surpris de voir une certaine noirceur dans cette légèreté. En effet, certaines apparitions de la momie font encore leurs petits effets tout comme celle des scarabées mangeurs de chairs ou des plaies d’Égypte.

L’ensemble fonctionne vraiment bien et tout est réuni pour que l’on passe un très bon moment. Sans en abuser, j’ai pourtant l’impression de le connaître par cœur à chaque fois que je le revois et à chaque fois, je me laisse prendre au jeu. A aucun moment, je sens l’ennui, bien au contraire, je me sens davantage comme un gamin qui se prend pour un archéologue comme un Indiana Jones pouvait le faire en son temps sans vouloir rentrer dans le jeu inutile de la comparaison.

Côté casting, c’est du tout bon également. Brendan Fraser (Rick O’Connell) semble vraiment s’amuser. Il cabotine à l’extrême dans la peau de l’aventurier mais l’on éprouve tout de suite une certaine sympathie à son égard. L’acteur réussi à rendre son personnage clownesque sans pour autant le rendre ridicule. Il trouve le bon équilibre et rarement son jeu léger n’aura été aussi compatible avec un personnage qu’il incarne.

Face à lui, Rachel Weisz (Evelyn Carnahan) est sympathique aussi dans la peau de la jeune femme agréable, intelligente mais parfois un peu naïve. Toujours dans la caricature également, la comédienne me parait dans son élément et joue bien la femme en détresse qu’il va falloir sauver malgré son caractère. Cette dernière forme aussi un bon duo avec John Hannah (Jonathan Carnahan) dans le rôle du frère bien lourdingue qui va nous faire sourire malgré lui.

C’est grâce à ce film sinon que j’ai découvert Arnold Vosloo (Imhotep). Je trouve le choix du comédien très bon. Il fait une excellente momie avec un très bon charisme et surtout un méchant bien convaincant. Il marque l’écran de sa présence en tout cas davantage que Patricia Velasquez (Anck-Su Namun), la dulcinée qui est la source de ses tracas. Pour cette dernière, à sa décharge, elle est assez peu exploité ce qui ne lui laisse pas une grande marge de progression.

Pour le reste de la distribution, je n’ai pas grand-chose à redire. Chaque acteur est à sa place tout en s’intégrant très bien à cet univers. On est dans du léger, du simple mais du efficace, chacun tenant sa caricature. Je retiens néanmoins Kevin J. O’Connor (Benny), très bonne tête à claque de service ou encore Oded Fehr (Ardeth Bay) qui s’impose bien lors de ses scènes.

Dans un registre qu’il connait bien, le réalisateur Stephen Sommers s’en sort lui aussi très bien. Son long métrage commence à prendre un petit coup de vieux mais il se laisse regarder agréablement grâce à un très bon montage qui va à l’essentiel en nous faisant oublier sa durée de plus de deux heures. Avec son petit côté kitsch, le film a un charme qui n’est pas négligeable et qui permet aussi à ce projet de s’apprécier encore un peu plus avec le temps.

Cet aspect vieillissant, c’est surtout dans les effets visuels que l’on va le retrouver. Les effets spéciaux sont parfois limite tout comme certaines incrustations qui pourtant me choquait un peu moins lorsque j’étais plus jeune et que la HD n’était pas aussi développé. Impossible de ne pas sourire devant un tel visuel qui perd en crédibilité mais qui du coup fait aussi partie de l’identité de ce long métrage.

Après, on décide de rentrer dedans ou non. Pour ma part, je fonce dedans tête baissée. J’adore les différents décors, les costumes ainsi que la photographie de ce film. Il y a une mythologie assez forte autour de la momie et l’on s’en empare de très bonne façon à mes yeux. Quant à la bande originale composée par Jerry Goldsmith, elle joue elle aussi avec les stéréotypes du genre mais colle très bien à l’ambiance.

Pour résumer, je ne me lasse vraiment pas de revoir « La Momie » dans sa version de 1999. Certes, ce n’est pas un film que je revois en boucle chaque année mais c’est un grand spectacle cinématographique qui me procure un immense plaisir à chaque fois que je me plonge dedans. Dans la légèreté mais avec néanmoins une petite touche de noirceur, Stephen Sommers nous embarque avec lui et se réapproprie cette mythologie de façon intéressante. C’est souvent classique mais le long métrage possède sa propre âme, les années contribuant à accentuer son charme. Le spectacle est au rendez-vous, ce film d’aventures parvient à nous faire évader tout en nous faisant sourire donc je signe.

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2 réflexions sur “La Momie (1999)

    1. Je le comprends même si le premier reste clairement au dessus du lot dans son mélange d’humour, de fun, d’aventures et d’action. Pour la prochaine lecture avec Cruise, je vais y aller les yeux fermés notamment parce que j’adore Tom Cruise. Maintenant, j’avoue avoir quand même quelques craintes car de ce que j’ai pu voir dans la bande annonce, sa momie semble faire plus Alien que Momie mais bon on verra bien. Au moins, je peux avoir une bonne surprise 😛

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