Le retour de la Momie

Le retour de la Momie (The Mummy Returns). 2 heures 09. États-Unis. Aventures – Fantastique. Sortie en France le 23 mai 2001 (le 4 mai 2001 aux États-Unis). Réalisé par Stephen Sommers avec Brendan Fraser, Rachel Weisz, John Hannah, Arnold Vosloo, Patricia Velasquez, Oded Fehr, Freddie Boath, Alun Armstrong, Adewale Akinnuoye-Agbaje, Shaun Parkes, Dwayne Johnson, Bruce Byron, Joe Dixon, Tom Fisher, Aharon Ipalé, Quill Roberts…

En 1935, Rick O’Connell et sa femme Evelyn mènent une vie paisible à Londres avec Alex, leur fils talentueux.
Mais une nouvelle catastrophe se prépare dans les profondeurs du désert saharien. Six mille ans avant notre ère, le roi Scorpion, fit un pacte avec le dieu Anubis, qu’il trahit. Damné pour l’éternité, il est sur le point de sortir des limbes et de lever l’armée d’Anubis pour dévaster la planète.
Une secte mystérieuse et avide de pouvoir menée par le diabolique Lock Nah et la séduisante Meela, ramènent à la vie la seule créature capable de faire face au roi Scorpion : le grand prêtre Imhotep, condamné depuis trois mille ans à errer comme un mort-vivant pour avoir séduit la favorite du Pharaon. Sa momie est entreposée dans une salle secrète du British Museum.
Ardeth Bay, chef militaire des Medja, implore O’Connell d’empêcher ce forfait aux conséquences désastreuses.

« – Bon qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
– C’est à moi que tu le demandes, je n’ai même pas 8 ans, c’est à moi que tu le demandes ? »

Avis écrit le 20 mai 2017.

Quitte à être sur ma lancée pour me refaire la franchise, c’est quasiment dans la foulée du premier opus que je me suis revu en Blu-ray « Le retour de la Momie ». De celui-ci, je gardais le souvenir d’un divertissement sympathique aux effets visuels désastreux. Pas revu depuis un moment, j’étais donc assez curieux de voir comment le film avait pu vieillir et si il ferait toujours autant plaisir au gamin qui est en moi.

Il serait facile de critiquer ce deuxième volet mais pour être totalement honnête, je me suis quand même de nouveau bien amusé devant ce scénario écrit par Stephen Sommers. On retrouve un peu les mêmes ingrédients que précédemment en plus de la même équipe ce qui fait que l’on se retrouve dans un chemin que l’on connait bien.

Si il n’y a donc guère de surprises ou de prises de risques, j’ai trouvé cela plaisant de revoir comment les différents personnages avec qui l’on avait sympathisé ont pu évoluer. Rien de bien freudien là-dedans mais en termes de comédie d’aventures, ça fonctionne. La fameuse Momie nous refait son come-back le tout accompagné d’un nouveau méchant qui, s’il aura le droit à sa propre saga cinématographique plus tard, se retrouve dans ce long métrage assez sous exploité.

Quoiqu’il en soit, j’aime toujours autant cet humour très léger qui correspond bien à l’ambiance de la franchise. J’aime aussi le fait que l’on retrouve tous les codes du genre au film de momie que l’on use et abuse à l’extrême. C’est loin d’être parfait mais si on se laisse prendre au jeu, ça marche quand même bien je trouve et surtout, cela reste divertissant. C’est ce dernier point qui reste le plus important, cette comédie d’aventures gardant aisément son statut de film à voir sans prise de tête.

La recette n’a pas changé donc on retrouve aussi un casting qui reprend leurs personnages respectifs sans grandes nouveautés dans leurs interprétations. Brendan Fraser (Rick O’Connell) me parait toujours à l’aise dans ce registre. Le rôle du clown aventurier lui va bien et l’alchimie fonctionne toujours dans son couple avec Rachel Weisz (Evelyn Carnahan O’Connell / la princesse Nefertiri). Ce n’est toujours pas transcendant concernant la comédienne mais même si elle finit toujours par se retrouver en détresse à un moment, j’ai aimé qu’elle soit un peu moins naïve et que son personnage prenne un peu plus part à l’action.

Bien que classique car il faut toujours aussi un boulet de service, John Hannah (Jonathan Carnahan) est bien fidèle au poste également. On appuie même un peu trop parfois sur sa bêtise involontaire mais c’est ce qui rend ce personnage tendre, c’est qu’il n’a rien non plus de foncièrement méchant dans l’âme. J’ai bien aimé aussi que l’on utilise un peu plus Oded Fehr (Ardeth Bay) même si le traitement de son personnage aurait sans doute gagné à avoir un peu plus de finesse.

Notre Momie Arnold Vosloo (Imhotep) est toujours là également. Bizarrement moins terrifiant que dans le premier film, l’acteur réussi toujours à s’imposer lors de ses apparitions c’est juste que je l’ai trouvé moins percutant. On creuse davantage sur sa romance avec Patricia Velasquez (Meela Nais / Anck Su Namun). Dans cette nouvelle histoire, la romance démontre un peu plus ses faiblesses et même si je suis content d’en savoir un peu plus sur ce personnage féminin, je n’ai pas toujours été convaincu.

Tout ceci, c’est pour les habitués du coin. Parmi les nouveaux arrivant notables, on retiendra le jeune Freddie Boath (Alexander O’Connell) qui apporte pas mal de fraicheur et un humour qui me fait sourire. On retiendra également le temps de quelques scènes le nouveau méchant de service à savoir Dwayne Johnson (Le Roi Scorpion) à une époque où l’appelait plus The Rock et où il était plus connu pour ses talents de catcheurs que d’acteurs. Cela se ressent un peu par son jeu qui mise tout sur le visage et qui n’est jamais aidé par des effets visuels qui font parodique.

Pour le reste, chacun tient sa place dans son stéréotype. L’humour ridicule de Shaun Parkes (Izzy Buttons) me fait sourire personnellement au point que j’aurais bien aimé le voir échanger davantage avec John Hannah. Quant à Adewale Akinnuoye-Agbaje (Lock-Nah) ou encore Alun Armstrong (Baltus Hafez), il reste dans leurs cases sans jamais aller plus loin.

Précédemment, la réalisation de Stephen Sommers m’avait amusé même avec ses imperfections. Ici, d’une manière générale, c’est toujours le cas. On est dans des tableaux assez classiques avec un imaginaire prévisible lorsque l’on parle de momie. De plus, on peut même y retrouver une espèce de running gags (ou de liens c’est selon comment on le prend) avec le premier film lors de l’utilisation de plan que l’on a déjà vu (les dominos qui s’écroulent, la tête qui apparait dans le sable…).

Ça manque un peu de subtilité mais l’on retrouve la même identité qui faisait le charme du premier opus et qui nous propulsait dans un film d’aventures enfantin. Pour le gamin en moi, c’est l’éclate. Maintenant, il ne faut pas le nier, il y a quand même un énorme défaut au point de vue des effets spéciaux qui décrédibilise totalement le long métrage.

Je vous l’accorde, dans le volet précédent, c’est loin d’être excellent mais cela donnait un peu de charme, ça l’accentuait même un peu plus avec les années qui passent. Ici, il y a toujours un petit charme qui fonctionne et m’amuse mais dans la grande majorité des cas, ça pique quand même plus les yeux qu’autre chose. L’équipe a peut-être voulu avoir une ambition qu’il ne pouvait pas obtenir, elle a peut-être vu trop gros mais déjà à l’époque, ça faisait saigner mes yeux. Je ne vais pas faire une liste mais il suffit de voir le fameux Roi Scorpion à la fin pour voir que dans sa carrière d’acteur, Dwayne Johnson part quand même de très très loin…

Abstraction faite de ce détail (qui a quand même une grande importance), on peut néanmoins se laisser prendre au jeu. Aimant cet univers, c’est le pari que j’ai voulu faire et ça paie quand même. Le montage fait que l’on ne s’ennuie pas tandis que la bande originale composée par Alan Silvestri accompagne bien le tout et reste cohérent avec ce que l’on a déjà entendu.

Pour résumer, si j’ai une très grande préférence pour le premier opus, « Le retour de la Momie » est quand même loin d’être détestable. Il n’y a pas de grandes nouveautés, on est dans le même plat que l’on nous réchauffe mais je me laisse volontiers prendre au jeu. L’aventure cinématographique est là et l’humour fait que je passe toujours un bon moment. Maintenant, les effets spéciaux sont tellement chaotique que cela n’aide vraiment pas cette suite à se hisser à la hauteur de son ainé. Pire, ça l’enfonce même un peu lorsqu’on l’associe à l’absence de prise de risques. Quoiqu’il en soit, on est dans le divertissement qui me plait et qui me fait quand même passer une bonne soirée.

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