Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur

Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur (King Arthur: Legend Of The Sword). 2 heures 06. États-Unis – Grande Bretagne – Australie. Fantastique – Aventures – Action. Sortie en France le 17 mai 2017 (le 12 mai 2017 aux États-Unis). Réalisé par Guy Ritchie avec Charlie Hunnam, Jude Law, Àstrid Bergès-Frisbey, Djimon Hounsou, Aidan Gillen, Eric Bana, Mikael Persbrandt, Kingsley Ben-Adir, Neil Maskell, Michael McElhatton, Geoff Bell, Tom Wu, Freddie Fox, Craig McGinlay, Peter Ferdinando, Katie McGrath, David Beckham, Anabelle Wallis, Peter Guiness, Hermione Corfield, Kamil Lemieszewski, Lorraine Bruce, Millie Brady, Poppy Delevingne, Rob Knighton…

Jeune homme futé, Arthur tient les faubourgs de Londonium avec sa bande, sans soupçonner le destin qui l’attend – jusqu’au jour où il s’empare de l’épée Excalibur et se saisit, dans le même temps, de son avenir. Mis au défi par le pouvoir du glaive, Arthur est aussitôt contraint de faire des choix difficiles. Rejoignant la Résistance et une mystérieuse jeune femme mage, il doit apprendre à maîtriser l’épée, à surmonter ses démons intérieurs et à unir le peuple pour vaincre le tyran Vortigern, qui a dérobé sa couronne et assassiné ses parents – et, enfin, accéder au trône…

« I’m not getting drawn into this mess! There’s an army of you, there’s only one of me! I’ll talk, I’m happy to talk. But there is no way that I am fighting. »

Avis écrit le 20 mai 2017.

Je ne suis pas spécialement un expert dans le cinéma de Guy Ritchie ni dans la légende du Roi Arthur. Cependant, ce sont deux sujets que j’aime énormément et qui me parle. Autant dire donc que la sortie du film « Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur » faisait partie des longs métrages qui me tenté énormément ce mois-ci et que je ne me suis pas fait beaucoup prier pour aller le voir en salles.

A la sortie de ma projection, je peux dire que je ne suis pas déçu. Dès les premières minutes et jusqu’à la dernière seconde, on est dans un film de Guy Ritchie, il n’y a pas de doutes là-dessus. Le cinéaste nous offre un visuel que l’on connait déjà chez lui et se réapproprie totalement le mythe du Roi Arthur. Le scénario écrit par Joby Harold, Guy Ritchie, David Dobkin et Lionel Wigram prend des libertés mais n’en demeure pas moins très plaisant à suivre.

Si je n’ai pas eu la sensation d’avoir de grandes surprises à travers cette nouvelle histoire, j’ai malgré tout réussi à me laisser embarquer. Ce mélange d’aventures, de fantasy, d’humour et d’action est vraiment bien divertissant. Il y a bien quelques longueurs parfois qui ne sont pas forcément utile vu le cheminement classique de l’histoire, on aurait parfois pu aller vers plus de facilités et/ou de légèretés mais le résultat final m’a convaincu.

Véritable tête d’affiche du film, Charlie Hunnam (Arthur) porte à merveille ce projet sur ses épaules. C’est un acteur que je commence petit à petit à découvrir et pour le moment, j’aime beaucoup ce qu’il me propose. Bien sûr, on ne peut pas empêcher les metteurs en scènes de jouer avec son physique avantageux mais j’apprécie beaucoup cette sensation que m’offre l’acteur de vouloir me donner autre chose, de vouloir aller plus loin que sa simple belle gueule et sa musculature.

Dans ce film, si l’on n’échappe pas au plan du muscle mis en avant, on passe très vite à autre chose et une fois que l’histoire se lance, le comédien m’a vraiment paru crédible. J’ai aimé sa façon de jouer de façon orgueilleuse son personnage. Il est à la fois sympathique et imparfait. J’ai apprécié ce héros qui n’est pas juste un preux chevalier. Pour le reste, c’est plus classique, on devine qu’il va trouver sa destinée et battre le vilain méchant mais dans sa construction et son interprétation, j’ai vraiment bien aimé le jeu de Charlie Hunnam.

Derrière, le reste du casting est plus en retrait ce qui est assez logique quand on y pense. Cela ne veut pas dire pour autant que les différents comédiens ne sont pas bons. Bien au contraire, je les aie tous trouvé excellent. Jude Law (Vortigern) fait un bon méchant, Djimon Hounsou (Bedievre) est lui un bon guide et j’ai également apprécié Aidan Gillen (Bill) ainsi que les autres compagnons de route de notre futur Roi Arthur.

Du point de vu de la distribution, j’ai surtout deux frustrations. La première, assez légère et compréhensible, c’est le peu de présence d’Eric Bana (Uther Pendragon). Cette absence est légitime mais le comédien dégage un tel charisme que j’aurais vraiment aimé le voir un peu plus. Ma seconde frustration, un peu plus importante, c’est le jeu d’Astrid Bergès-Frisbey (La Mage).

Pour cette dernière, mon côté chauvin aurait pu aimer la présence de cette actrice franco-espagnole dans cette production. Cependant, son jeu ne me parle vraiment pas. Elle n’est pas non plus foncièrement mauvaise c’est juste que je suis assez insensible à son interprétation. Du coup, je ne me suis jamais attaché à son personnage et j’ai eu un peu de mal à comprendre le lien qui pouvait unir Arthur à elle, à comprendre comment il pouvait fonctionner.

Comme je l’ai écrit un peu plus haut, on est en tout cas dans un film de Guy Ritchie il n’y a pas de doute là-dessus. Le réalisateur se fait une nouvelle fois plaisir en nous livrant une réalisation électrique et déjanté qui lui permet de bien marquer sa patte sur cette grosse production. Très rock, il dépoussière bien l’habituel film de cape et d’épée. Son Roi Arthur est à la mode de notre époque.

Globalement, c’est en tout cas bien foutu. Ce n’est pas sa meilleure réalisation mais cela reste excellent. Parmi les reproches que je pourrais avoir, il y a un aspect un peu brouillon de certaines scènes d’action qui m’ont un peu embêté mais aussi un petit manque d’originalité par moment. Ses effets visuels, ses effets de narration, son montage… C’est vraiment agréable mais il nous a déjà montré ça à tel point que parfois, on pouvait se demander si par exemple son Sherlock Holmes n’allait pas débarquer dans le mythe du Roi Arthur.

Après, cela ne rend pas le film catastrophique pour autant. Sur grand écran, j’ai vraiment pris mon pied et malgré quelques longueurs, je n’ai vraiment pas eu le temps de m’ennuyer. J’ai beaucoup aimé les différents costumes et la photographie est belle. J’aurais aimé un peu moins de noirceur dans les décors mais j’ai quand même trouvé ça agréable à suivre.

L’ensemble est en tout cas très fluide et dynamique. C’est bien aidé aussi par un autre aspect qui porte la signature de Guy Ritchie à savoir la bande originale composée par Daniel Pemberton. Très jouissive, celle-ci accentue également le décalage du cinéaste entre sa vision des choses et le récit qu’il cherche à nous raconter. Musicalement en tout cas, même si là encore j’avais l’impression d’être dans un terrain que je connaissais déjà, je me suis fait bien plaisir aux oreilles.

Pour résumer, « Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur » n’est pas le meilleur film de Guy Ritchie. Cependant, on en a pour notre argent face à cette relecture et le spectacle est au rendez-vous. Pas exempt de défauts, parfois un peu facile, je ne regrette en tout cas pas du tout mon visionnage de ce long métrage que je pourrais revoir avec grand plaisir. Charlie Hunnam porte très bien ce projet sur ses épaules, le film s’inscrit bien dans son époque actuel et même si parfois on se dit que l’on aurait pu aller encore plus loin, on est quand même en présence d’un vrai bon film de cinéma.

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2 réflexions sur “Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur

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