La 7ème compagnie au clair de lune

La 7ème compagnie au clair de lune. 1 heure 15. France. Comédie – Guerre. Sortie en France le 7 décembre 1977. Réalisé par Robert Lamoureux avec Pierre Mondy, Jean Lefebvre, Henri Guybet, Patricia Karim, Gérard Jugnot, André Pousse, Gérard Hérold, Jean-François Derec, Francis Lemaire, Konrad Von Bork, Jean Carmet…

1942, zone occupée. Après avoir été démobilisés, Tassin, Pithivier et le sergent-chef Chaudard s’en sont retournés à leur vie d’avant. Chaudard a repris la direction de sa petite quincaillerie provinciale, entre son épouse, Suzanne, et des très (voire trop) régulières visites de son beau-frère Gorgeton qu’il ne supporte plus. Il entretient également par intérêt de bonnes relations avec Lambert, le chef de la milice locale qui lutte contre les forces judéo-maçonniques et recherche le commandant Gilles, l’un des chefs de la Résistance locale. Alors que Chaudard doit recevoir la visite de Tassin et Pithivier, venus passer quelques jours de vacances pour évoquer le bon vieux temps de la 7ème compagnie, il est loin de se douter que son beau-frère cache avec la complicité de Suzanne le commandant Gilles dans son cellier.

« Elle a son réseau, j’ai mon réseau, mon beau-frère a un réseau, on a tous un réseau, mais on mélange pas ! ».

Avis écrit le 26 mai 2017.

Et bien voilà, quitte à découvrir la 7ème compagnie, j’ai enfin réussi à me faire sa trilogie en profitant d’une diffusion intégrale à la télévision. Après avoir énormément aimé les deux premiers chapitres, c’était donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans le dernier volet à savoir « La 7ème compagnie au clair de lune ». Si ses prédécesseurs bénéficiaient d’une excellente réputation, je dois avouer que j’avais très peu entendu parler de cet épisode.

J’ai très vite compris pourquoi. Le scénario écrit par Robert Lamoureux et Jean-Marie Poiré n’est pas foncièrement mauvais, on ne va pas se mentir, on passe même un très bon moment, mais il reste quand même clairement en dessous. Assez incompréhensible puisqu’il s’agit globalement de la même équipe, cette nouvelle histoire se voit doté de quelques incohérences avec ses prédécesseurs comme certains prénoms qui changent d’un film à l’autre pour ne citer que cet exemple des plus flagrants.

Moi qui ne suis pas un grand amateur de la guerre en toile de fond, je vois aussi quelques faiblesses à faire de nos héros des résistants malgré eux plutôt que des soldats. Il y a dans le récit une perte de fraîcheur et un côté bidasses en roue libre qu’on ne réussit plus vraiment à retrouver. Il n’empêche, ce film reste néanmoins très divertissant.

En effet, les dialogues continuent d’avoir une certaine fraîcheur et quelques gags valent à eux seuls le déplacement comme la scène où nos héros se font passer pour des anglais. On perd un peu en finesse, on fonce davantage dans le tas mais on s’amuse. C’est moins percutant, ça perd un peu de rythme mais cela reste de bonne facture.

Il y a aussi un certain plaisir à revoir nos trois compères principaux. Plus vraiment militaire, c’est surtout des retrouvailles entre potes auxquels on assiste mais l’on sent l’envie de nous faire participer au groupe donc c’est appréciable. Pierre Mondy (Chaudard) m’amuse toujours autant dans sa caricature du Chef qui se voit plus beau qu’il n’est. J’ai toujours une grande tendresse pour Jean Lefebvre (Pithivier) tandis que j’ai vraiment aimé le fait que cette fois-ci Henri Guybet (Tassin) soit un peu plus mis en avant et s’émancipe enfin totalement d’Aldo Maccione qui campé son personnage dans le premier volet.

Pour le reste, on reste dans la même ligne de conduite avec de nouvelles têtes qui s’intègre bien à cette franchise sans pour autant imposer leurs marques. Gérard Jugnot (Gaston Gorgeton) est à l’aise avec son personnage tandis que j’aurais aimé un peu plus de nuances chez Patricia Karim (Suzanne Chaudard). André Pousse (Lambert) m’a bien amusé mais ce qui me restera en mémoire sera sans doute l’apparition assez mythique de Jean Carmet (Monsieur Albert) qui reste fidèle à lui-même.

Si le scénario semble un peu se freiner dans son évolution et dans son dynamisme, la réalisation de Robert Lamoureux semble pour sa part savoir évoluer avec son temps. Il n’y a pas vraiment de plans qui m’ont marqués mais j’ai trouvé que visuellement, c’était quand même un peu plus propre. Cette ambiance à la bonne franquette que l’on peut retrouver dans les comédies populaires françaises de l’époque me plait bien et même si ça manque parfois de consistance, c’est agréable à suivre.

J’ai aimé aussi les différents décors. J’ai vraiment apprécié qu’on fasse un peu plus voyager nos héros. Parfois, ils semblent aller beaucoup plus loin que ce que l’on nous raconte mais l’ambiance est là. La bande originale, toujours composée par Henri Bourtayre, fait sinon son boulot. Il n’y a rien de bien nouveau mais on navigue avec des airs connus qui colle bien à l’atmosphère.

Pour résumer, si le plaisir de retrouver Chaudard, Pithivier et Tassin est toujours intact, « La 7ème compagnie au clair de lune » se détache malgré elle clairement du reste de la franchise. Moins percutant, un peu moins rythmé et peut-être un peu trop facile dans sa faculté à rester sur ses acquis, ce divertissement reste en tout cas très bon. On s’amuse, on se marre et il y a tout pour passer une bonne soirée sans prise de tête. Cela ne vole pas toujours haut mais parfois, on en demande pas plus. Maintenant que j’ai vu l’intégralité des épisodes, je comprends en tout cas mieux son succès à chaque fois à la télévision. Une vraie bonne saga populaire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s