Tango & Cash

Tango & Cash. 1 heure 37. États-Unis. Comédie – Action. Sortie en France le 28 mars 1990 (le 22 décembre 1989 aux États-Unis). Réalisé par Andreï Kontchalovski et Albert Magnoli avec Sylvester Stallone, Kurt Russell, Jack Palance, Teri Hatcher, Brion James, James Hong, Marc Alaimo, Geoffrey Lewis, Michael J. Pollard, Lewis Arquette, Michael Jeter, Phil Rubenstein, Clint Howard, Robert Z’dar, David Byrd, Richard Fancy, Edward Bunker, Bing Russell, Saveli Kramarov…

Deux policiers qui se disputent le titre de « meilleur flic de Los Angeles » sont les victimes d’un complot monté par un baron de la drogue et du trafic d’armes qui se débrouille pour les faire enfermer ensemble dans la plus dangereuse prison de l’État de Californie remplie des pires brutes qu’ils ont eux-mêmes arrêtés. Cash l’instinctif et Tango le cérébral doivent oublier leurs rivalités afin de laver leur honneur, ils doivent s’évader de prison, prouver leur innocence et mettre hors d’état de nuire le trafiquant et son organisation criminelle.

« – On a vérifié tout le camion grand con et il n’y a rien dedans. Et cette zone ne dépend pas de votre secteur les gars de la ville ! Je veux ta plaque, je veux ton arme et j’aurais ta peau ! Nom de Dieu, pour qui tu te prends hein ?
– Il se prend pour Rambo.
– Rambo, c’est une pédale ! »

Avis écrit le 27 mai 2017.

Cela faisait un petit moment maintenant que j’avais envie de revoir « Tango & Cash ». Ce long métrage, c’est un peu l’une de mes madeleines de Proust de mon adolescence. Le genre de film dont je ne me lasse pas, que je peux me revoir sans soucis, qui me rappelle pleins de bons souvenirs et qui peut me faire rester scotcher à ma télévision même lorsque je devrais aller me coucher. Bref, c’est en terrain conquis et pas forcément objectif que je me le suis remater de nouveau il y a peu.

Le plaisir que je peux avoir face à ce long métrage ne s’explique pas. Enfin si, un peu. A force de me le mater en boucle lorsque j’étais plus jeune, il est forcément devenu partie intégrante de mon patrimoine cinéphile. Pourtant, le scénario écrit par Randy Feldman est des plus classiques. On est dans le buddy movie dans toute sa splendeur, la comédie policière hollywoodienne par excellence qui va voir deux caractères différents devoir s’unir contre un vilain méchant pas beau le tout sous fond de punchlines, de castagnes, d’explosions et autres effets pyrotechniques.

C’est simple oui j’en conviens mais quand c’est bien fait, qu’est-ce que c’est jouissif. L’action est présente comme il le faut, c’est bourré de répliques qui aujourd’hui encore me font énormément marrer et de petites références sympathiques qui font de ce divertissement l’un des films ultimes à caser lors d’une soirée entre pote devant des bières et des pizzas.

Devant la caméra, quel pied également de voir le face à face entre Sylvester Stallone (Raymond « Ray » Tango) et Kurt Russell (Gabriel « Gabe » Cash). Les deux comédiens font preuve d’une excellente complémentarité, chacun dans son domaine. L’un est plus dans les gros bras, l’autre dans la belle gueule mais les deux se rejoignent dans cet humour décomplexé et cette action sans prise de tête. Les deux acteurs se renvoient la balle avec justesse et aucun des deux ne prend le dessus sur l’autre, la balance étant très bien équilibré pour que l’on ait de la sympathie pour eux deux.

Derrière ce tandem, il ne reste donc plus beaucoup de place mais quelques seconds rôle demeurent néanmoins assez savoureux comme celui Teri Hatcher (Katherine « Kiki » Tango) qui pour ses débuts au cinéma fait preuve de beaucoup de fraicheur. On est dans le film d’action basique. Il y a toujours un moment où il faut aller sauver la jolie demoiselle en détresse mais la comédienne parvient à faire vivre son rôle lors de ses apparitions sans être transparente. Elle s’intègre très bien à notre duo héroïque et même si ça ne vaut pas un Oscar, elle s’en sort très bien.

Jack Palance (Yves Perret) est lui aussi très bon. Il va à fond dans sa caricature et je pense même qu’on aurait encore pu aller plus loin en se débarrassant des personnages un peu inutile de James Hong (Quan) ainsi que Marc Alaimo (Lopez). Plus jeune, Jack Palance m’a bien marqué en tout cas car même dans sa surenchère, il est charismatique et s’impose bien en mafieux qui tire les ficelles. Son bras droit Brion James (Requin) joue bien le jeu lui aussi étant le dernier second rôle à réussir à tirer son épingle du jeu.

La réalisation d’Andreï Kontchalovski et Albert Magnoli répond bien aussi au cahier des charges imposé par ce genre de production. Même si le premier réalisateur a été renvoyé par le producteur après trois mois de tournage suite à des différences artistique (Andreï Kontchalovski souhaitant apparemment faire un film plus « sérieux » et moins drôle), Albert Magnoli prend bien la relève. Il n’est certes pas crédité au générique mais ce qui aurait pu devenir un vrai foutoir ne se voit pas à l’écran.

Comme pour le scénario, on dispose de choses très classiques. On ne fait pas dans la dentelle mais la recette a fait ses preuves et comme il s’avère que ce film a fait partie de ceux que je matais le plus étant plus jeune, ce plat fait partie de ceux qui me plaisent le plus parmi les films ayant exploité le filon.

Si j’ai un petit bémol à formuler, ça serait peut-être au niveau de la photographie. Cela ne gâche pas mon plaisir mais le film est parfois un peu trop sombre je trouve dans l’utilisation de ses lumières. J’aurais aimé un film un peu plus lumineux quitte à accentuer le côté comique du film. Quant à la bande originale composée par Harold Faltermeyer, on est bien dans les années 80 et là encore, c’est un plaisir que je ne me refuse pas.

Pour résumer, on ne peut pas dire que « Tango & Cash » soit très original. Même en avouant ne pas être objectif avec ce long métrage, je ne pourrais pas avancer le contraire. Cependant, le résultat est ultra convaincant. J’ai beau avoir vu cette comédie policière des centaines de fois, je ne m’en lasse pas grâce notamment à ses très nombreuses répliques que je trouve géniale ainsi qu’à son duo phare Sylvester Stallone et Kurt Russell qui font le boulot. Assumant à fond son statut, tout le monde s’amuse et passe un excellent moment. Parfois, il ne faut pas aller bien loin pour convaincre et ce long métrage reste un classique à mes yeux.

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2 réflexions sur “Tango & Cash

    1. Il a pris un petit coup de vieux et reste bien ancrée dans les années 80 mais de mon côté, je ne m’en lasse pas. C’est aussi cette ambiance et ce charme que j’aime retrouver dans cette production qui me fait toujours autant marrer 🙂

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