Transformers 2 : La revanche

Transformers 2 : La revanche (Transformers: Revenge of the Fallen). 2 heures 31. États-Unis. Science Fiction – Action. Sortie en France le 24 juin 2009. Réalisé par Michael Bay avec Shia LaBeouf, Megan Fox, Josh Duhammel, Tyrese Gibson, Jon Voight, John Turturro, Kevin Dunn, Julie White, John Benjamin Hickey, Ramon Rodriguez, Isabel Lucas, Rainn Wilson, Matthew Marsden, Samantha Smith, Glenn Morshower, Katie Lowes, Michael Papajohn, Spencer Garrett…

Deux ans se sont écoulés depuis que Sam Witwicky a sauvé l’univers d’une bataille décisive entre les deux clans rivaux de robots extraterrestres. Malgré ses exploits, Sam reste un adolescent préoccupé par les soucis des jeunes gens de son âge : alors qu’il s’apprête à entrer à l’université, il doit se séparer de sa petite amie Mikaela et de ses parents pour la première fois de sa vie. Il lui faut aussi tenter d’expliquer son départ à son nouvel ami, le robot Bumblebee. Sam aspire à vivre une vie normale d’étudiant, mais il doit tourner le dos à son destin pour y parvenir.
Si Sam a fait ce qu’il a pu pour tirer un trait sur le conflit qui a eu lieu à Mission City et revenir à ses préoccupations quotidiennes, la guerre entre les Autobots et les Decepticons, tout en étant classée secret défense, a entraîné plusieurs changements. Le Secteur 7 a ainsi été dissout et son plus fidèle soldat, l’agent Simmons, a été révoqué sans ménagement. Résultat : une nouvelle agence, NEST, a été mise en place…

« Ici t’es chez moi dans mon univers, ici tu te colles ça dans le crane, c’est moi l’Alpha et l’Oméga ! »

Avis écrit en juin 2009.

Malgré des faiblesses scénaristiques prévisible et étant amateur de tout ce qui peut s’apparenté à un blockbuster estival, j’avais bien aimé « Transformers » premier du nom. C’est donc avec un certain plaisir et sans forcément en attendre un chef d’œuvre en la matière que je me suis dirigé vers ma salle de cinéma pour découvrir la suite de ses aventures dans cette guerre entre Autobots et Decepticons.

Fidèle à mes attentes, une nouvelle fois il ne faut pas aller chercher bien loin du point de vue du scénario. N’ayant pas pour but de nous faire une fable philosophique sur l’écologie et l’utilisation du pétrole dans le monde, ce scénario écrit par Ehren Kruger, Roberto Orci et Alex Kurtzman se veut avant tout un simple divertissement d’action. Dans sa forme, je trouve d’ailleurs que le film atteint clairement son objectif et je lui pardonne donc ses nouvelles facilités et autres clichés qui surplombe le film. Cependant, j’ai quand même été un peu déçu par cette histoire que j’ai trouvé un peu trop brouillonne.

A force de vouloir exploiter tout pleins de choses, les scénaristes s’embrouillent les pinceaux et tandis que selon moi le premier volet était vachement fun, j’ai trouvé que cette suite sombré un peu trop souvent dans le guignol. Les clins d’œil cinématographiques nombreux font d’ailleurs plus office d’inspirations laborieuses que d’hommage respectueux. J’ai trouvé que de nombreuses scènes sont inutiles comme par exemple celle de la mère du héros à l’université qui se laisse un peu aller après une prise de drogues pour ne citer que cet exemple.

J’ai aussi été un peu étonné par la tournure que prend par moment l’intrigue avec des robots qui font plus penser à un « Terminator » comme le personnage d’Alice plutôt qu’à un Transformers qui à la base sont juste des robots capable de se transformer en véhicules ou autre machines et non en humains. L’humour y est en tout cas toujours présent et alterne avec des scènes d’actions afin d’offrir aux spectateurs tout ce qu’ils sont venus chercher dans ce film. L’histoire aurait d’ailleurs pu être un chouïa raccourci mais je dois admettre que même si j’ai trouvé certaines scènes efficaces plus que d’autres, le film passe relativement vite.

Du côté de la distribution, on prend les mêmes et on recommence. Si les personnages ont que sensiblement évolué (voir régresser pour certains malheureusement), c’est quand même avec plaisir que je les ai retrouvé dans cette suite à commencer par Shia LaBeouf en Sam Witwicky. Ce dernier est toujours aussi à l’aise avec son personnage et continue son ascension parmi ses acteurs qui montent et qui devrait continuer à faire parler d’eux. Convaincant, je l’ai trouvé crédible allant même jusqu’à le rendre moins empoté et plus sûr de lui.

A ses côtés, c’est avec aussi un très grand plaisir que l’on retrouve la belle Megan Fox dans la peau de Mikaela Banes. Plus mise en avant par le scénario, l’actrice est ici présente dans un rôle où elle va avoir de l’importance. Moins potiche de service mais toujours en utilisant ses atouts charmes (faut pas non plus se voiler la face), l’actrice possède sans doute le rôle qui a le plus évolué et entre les deux films de la franchise, j’ai trouvé que son jeu avait progressé légèrement. Je ne connais cette actrice que via cette saga mais je suis curieux de la voir dans un autre film du coup pour avoir un avis plus précis sur ses interprétations en tout cas ici, son évolution se fait ressentir.

Les robots et autres effets spéciaux étant plus mis en avant, le reste du casting peut paraitre anecdotique même si parmi les seconds rôles certains s’en sortent mieux que d’autre. Par exemple, Josh Duhamel et Tyrese Gibson assure une certaine continuité avec leurs rôles à savoir le sergent Lennox et le sergent Epps. Leurs personnages respectifs utilisent toujours les mêmes étiquettes mais les acteurs restent constants.

Ce n’est pas le cas malheureusement de John Turturro qui se ridiculise dans ce film. Il n’est pas mauvais loin de là c’est juste que le scénario ne le met pas du tout en valeur au point de descendre bien bas dans cette franchise tout comme les parents de Sam Witwicky interprété par Kevin Dunn et Julie White. Les deux acteurs possèdent un talent évident mais le scénario ne permet pas de les exploiter, l’intrigue les faisant plus passer pour des clowns de services que pour des parents.

Dans les nouveaux venus, Ramon Rodriguez en Leo Spitz m’as fait rire. Je ne sais pas si je me souviendrais de cet acteur (car à ses côtés Shia LaBeouf apparait plus charismatique tout de même) mais j’ai trouvé qu’il s’en sortait bien dans ce rôle de geek courageux mais pas téméraire. Possédant le rôle du boulet de service, il va quand même un peu évoluer au fil du film et sauver les meubles avec son personnage qui pourtant ne l’aide pas.

En revanche Isabel Lucas (avec son personnage mélangeant un TX avec la mutante) ne peut rien faire dans le rôle d’Alice. Seul sa plastique est mis en avant, son jeu d’actrice devenant alors totalement transparent au point qu’on a l’impression qu’elle sort tout droit d’un teen movie. Le long métrage ne vole pas haut mais son interprétation reste quand même bien trop risible.

Du côté des robots, les vraies stars du film, les doublages dans la version originale d’Hugo Weaving et Peter Cullen sont toujours un véritable bonheur. Bien que remixés pour leur donner un ton plus mécanique, les deux acteurs possèdent un timbre de voix charismatique qui colle parfaitement avec leurs rôles respectifs.

Pour la mise en scène on ne va pas se leurrer, Michael Bay fait du Michael Bay. On ne peut pas dire qu’il innove dans sa façon de filmer avec des plans que l’on peut retrouver dans bons nombres de ses différents films mais après tout ce n’est pas plus mal car même si l’originalité n’est pas présente ici, le résultat final reste là. On tient notre mise en scène énergique où tout explose et où les images défilent sous nos yeux à une vitesse impressionnante. Parfois trop je le conçois mais en se dirigeant vers un film de Michael Bay, c’est assez prévisible.

En voyageant un peu dans le globe, le réalisateur exploite d’ailleurs plutôt bien les décors qui sont mis à sa disposition et même si sa fâcheuse tendance à tout démolir prend vite le dessus, les décors égyptiens par exemple sont bien mis en valeur. Sa caméra bouge dans tous les sens mais ça reste agréable à voir, on n’est pas pris de maux de cœur comme pour un film tel « Cloverfield » (je cite cet exemple volontairement car le film y fait un ou deux clins d’œil).

Le seul véritable hic vient surtout des effets spéciaux. Je ne vais pas critiquer la qualité de ceux-ci car je serais de mauvaise foi (sauf peut-être pour un ou deux éclairs vers la fin que j’ai trouvé risible à côté du reste). Les effets spéciaux sont maitrisés et on sent qu’une grosse partie du budget est parti dans ses différents effets visuels, le problème c’est qu’à force de vouloir trop en mettre, l’action devient par moment illisible.

Dans le premier volet déjà ça le faisais un peu mais je trouvais que c’était quand même compréhensible mais dans cette suite, de nombreuses scènes deviennent brouillonne à cause de tous ses éléments. Les couleurs sont mélangés, certains robots sont composés de plusieurs parties différentes et du coup, il y a des scènes on ne sait plus tout ce qui se passe seul l’issue d’un combat nous montrant qui a eu le dessus. Certes, c’est bourrin mais cette lecture épileptique des combats gâchent les scènes d’action parfois malheureusement.

La bande originale du film composée par Steve Jablonsky reste en tout cas dans la même lignée que le précédent opus avec des choix musicaux approprié même si il y a une exagération dans les sons mécaniques de temps en temps. J’ai quand même était très content de retrouver un nouveau titre de Linkin Park dans la bande son qui s’intègre parfaitement au film. Après, ce n’est pas non plus une composition mémorable mais ça fonctionne et c’est déjà ça.

Pour résumer, « Transformers 2 : La revanche » (ils ne se sont pas foulés pour le titre français) est un divertissement estival comme je m’y attendais. Il ne faut pas être trop regardant sur le scénario le film étant juste là pour nous en mettre plein la vue à grands coups d’effets spéciaux. Je suis quand même un peu déçu car même sans être regardant sur l’intrigue, j’ai trouvé que le premier volet était vachement plus fun et moins brouillon. Le film se laisse quand même regarder mais j’ai une nette préférence pour le premier film qui maitrisé mieux son sujet à mes yeux. D’ailleurs, un troisième opus serait en préparation à l’heure où j’écris ses lignes et au vue des libertés prises vis à vis de son support original par cette suite, je reste sceptique mais bon, je ne boude pas mon plaisir pour autant. Je n’ai pas eu besoin de mes neurones pour voir ce film, je voulais de l’action, des explosions, des effets spéciaux… j’en ai eu mais pour un blockbuster signé Michael Bay, je m’attendais à quelque chose de quand même plus efficace. Par contre, petit conseil mais là encore ça n’engage que moi, regardez si possible et si cela ne vous dérange pas le film en version originale car le doublage français est loin d’être à la hauteur à mes yeux et risque de gâcher encore plus le long métrage.

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