Transformers 3 : La face cachée de la lune

Transformers 3 : La face cachée de la lune (Transformers: Dark of the Moon). 2 heures 35. États-Unis. Science Fiction – Action. Sortie en France le 29 juin 2011. Réalisé par Michael Bay avec Shia LaBeouf, Rosie Huntington-Whiteley, Patrick Dempsey, Josh Duhamel, Tyrese Gibson, John Turturro, Kevin Dunn, Julie White, Frances McDormand, John Malkovich, Ken Jeong, Alan Tudyk, Kym Whitley…

Un événement mystérieux lié à notre passé éclate au grand jour. C’est la guerre qui menace aujourd’hui notre Terre ; une guerre d’une telle ampleur que l’aide des Transformers pourrait, cette fois, ne pas suffire à nous sauver.

« Vous nous avez menti. C’était une grave erreur. »

Avis écrit le 5 juillet 2011.

Bien que la franchise « Transformers » soit souvent décrié (à juste titre ?) et après un deuxième opus un brin décevant, j’étais quand même impatient de découvrir « Transformers 3 : La face cachée de la lune » avec comme simple objectif celui de me vider la tête avec des explosions à tout va.

Je dois dire que j’ai été servi. Une nouvelle fois, le scénario écrit par Ehren Kruger ne va pas chercher midi à quatorze heure. Bien qu’il cherche à se donner un semblant de consistance avec des termes pseudo scientifique par moment et quelques explications à rallonge pas forcément justifié, le principal objectif de ce film est atteint. Tout est centré sur l’action pur et dur à l’image d’une scène finale de plus d’une heure où tout explose en non-stop et où on a l’impression que l’on se retrouve devant un film de guerre futuriste.

L’intrigue tient toujours sur un post-it mais arrive à nous faire oublier la déception d’un deuxième volet en revenant à ses fondamentaux, tout en cherchant quand même à nous en offrir davantage comme toute suite qui se respecte. J’ai quand même une préférence pour le premier film qui va droit au but en se prenant moins la tête mais j’ai quand même aimé suivre ses nouvelles aventures qui nous en mettent pleins la vue.

En intégrant des faits réels dans son intrigue, l’histoire réussi à bien nous accrocher je trouve et c’est avec plaisir qu’on retrouve à plusieurs moment (enfin surtout au début du film, la seconde partie étant plus concentré sur l’action) l’humour très léger et divertissant qu’il y avait déjà dans le premier volet.

Le principal reproche dans cette simplicité c’est qu’à vouloir trop bien faire et éviter à nouveau la déception, le film se traine des longueurs qui peuvent en ennuyer quelques-uns. En effet, le film se déroule assez vite mais plus le film arrive à son terme et plus on sent qu’il y a quand même plus de deux heures et demie de spectacle qui a été proposé. Peut-être que la seconde partie très apocalyptique aurait mérité quelques coupes en enlevant quelques scènes pas forcément utiles où alors des passages qu’on a l’impression d’avoir déjà vu quelques minutes auparavant.

Pour le casting, Shia LaBeouf reste cohérent avec son personnage de Sam Witwicky. Plus à l’aise dans les scènes humoristique je trouve, il ne démérite pas cependant lors des scènes d’actions même si c’est souvent par sa maladresse qu’il est efficace. J’avais quelques craintes concernant Rosie Huntington-Whiteley en Carly Spencer. Passé derrière Megan Fox et son personnage de Mikaela n’était pas aisé car même si c’était sans doute l’un des rôles les plus vide de la franchise, l’actrice avait su marquer de sa présence à l’écran mais Rosie Huntington-Whiteley s’en sort très bien je trouve et j’ai pris autant de plaisir à la regarder. J’ai même apprécié le fait que son personnage ait un peu d’importance même si dans le fond on ne va pas se mentir c’est surtout son physique qui est mis en avant plutôt que son personnage.

J’ai bien aimé aussi retrouver Josh Duhamel avec son rôle William Lennox et Tyrese Gibson avec son rôle de Robert Epps. Ils dégagent un petit quelque chose et même si ce duo est toujours un peu en retrait, je trouve qu’ils apportent quand même beaucoup à cette distribution en terme de présence. C’est un plaisir de revoir John Turturro aussi où son personnage de Seymour Simmons complétement déjanté est cette fois ci parfaitement assumé. Il vire complétement au burlesque et ça m’as amusé de le voir ainsi. J’ai d’ailleurs bien aimé sa façon de jouer sa dernière scène face à Frances McDormand. Cette dernière est d’ailleurs très bonne elle aussi. Son rôle de Charlotte Mearing m’as plu et même si il n’est pas toujours utile, ça m’as fait plaisir de la suivre surtout que l’actrice arrive à rester impeccable malgré un personnage qui aurait pu la tourner en ridicule.

Il en va de même pour un John Malkovich survolté qui apparaît surtout dans la première partie du film mais en Bruce Brazos je l’ai trouvé délirant. J’ai eu la sensation que ce rôle l’as amusé et même si il est surtout là pour apporter une touche comique supplémentaire, cela ne m’as pas dérangé. On retrouve également en tout cas Kevin Dunn et Julie White dans le rôle des parents de Sam. Plus anecdotique qu’autre chose, ça permet quand même d’assurer une certaine cohérence avec les autres volets de la saga.

Patrick Dempsey est un peu juste parfois en revanche avec son personnage de Dylan Gould. Je ne sais pas trop si ça vient de son interprétation conventionnelle où du scénario mais c’est écrit en gros sur son front la tournure que va prendre son personnage et il ne dégage aucune nuance qui fait qu’à aucun moment je n’ai été surpris.

En revanche, j’ai adoré retrouvé Ken Jeong après « Very Bad Trip 2 ». Il n’apparaît pas beaucoup lui non plus mais il exploite toujours aussi bien son côté déjanté et part en roue libre pour notre plus grand plaisir. On pense forcément en le voyant à son escapade riche en beuverie de chez Todd Philipps mais il amuse quand même la galerie ici ce qui n’est pas déplaisant. Le reste de la distribution suit en tout cas la même logique en livrant juste ce qu’il faut mais étant surtout de passage dans ce film.

Dans ce troisième volet Michael Bay semble, à mes yeux tout du moins, avoir entendu les reproches qu’on lui faisait sur la lisibilité de ses scènes d’actions. J’ai trouvé qu’ici c’était plus lisible et on n’est pas perdu ce qui n’est pas plus mal quand on voit comment tout explose et va dans tous les sens dans la deuxième partie du long métrage.

Cette lisibilité, il en gagne aussi grâce à une utilisation presque abusive des ralentis. Si au début c’est très sympa et très joli à voir, vers la fin j’ai trouvé que c’était un peu facile mais bon ça ne m’as pas gêné plus que ça surtout que vu la durée de la bataille finale, cela m’aurait plus dérangé de ne pas avoir le temps de voir qui tape sur qui.

Après, dans sa mise en scène ça reste très classique et il nous fait une nouvelle fois du Michael Bay. Personnellement, ce n’est pas pour me déplaire je trouve même que c’est efficace ici et esthétiquement ça se regarde facilement. Les effets spéciaux sont eux bien maitrisé je trouve, j’ai même eu l’impression qu’il y avait une nette amélioration comparé aux autres films. C’est juste dommage qu’il ne se cantonne pas aux moyens de locomotions qui se transforme en robot car vers la fin, ses Transformers ressemble quand même fortement à du recyclage de machines en provenance direct de « Matrix » (je pense notamment au sorte de vaisseau qui parcours la ville à la fin où encore cet espèce de serpent mécanique qui détruit un immeuble en sortant à chaque fois d’on ne sait où).

C’est peut-être même le seul petit truc qui m’as gêné car je pense que tout ceci est en trop et que c’était plus efficace quand on se limité aux moyens de transports, ça rendait le film plus « crédible » tandis que là on a l’impression qu’il a voulu aller vers une SF qui n’était pas à sa portée. Après, je ne vais pas parler de la 3D car j’ai vu le film en 2D mais même si j’en entends de bons échos, personnellement ça ne m’as pas dérangé de ne pas le voir en 3D même si j’ose imaginer qu’on peut s’en prendre un peu plein la figure vers la bataille finale. La bande originale signé Steve Jablonsky est elle aussi cohérente en tout cas avec le reste de la franchise.

Pour résumer, après un deuxième opus qui m’avait laissé sur ma faim, « Transformers 3 : La face cachée de la lune » m’as quelque peu réconcilié avec la saga. Si je ne devais lui reprocher que deux choses, ça serait une durée un poil excessive et des machines sorti tout droit de « Matrix » qui font que l’on perd un peu l’âme du premier volet que je préfère toujours à ce jour. Passé ses détails, ça reste un blockbuster comme je m’y attendais avec de l’humour et de l’action le tout à suivre sans prise de tête pour peu qu’on se laisse prendre au jeu (en même temps qui irait pour y trouver un conte philosophique ?). Bien qu’apocalyptique, je me suis bien amusé aussi lors de la bataille finale qui dure à elle seule plus d’une heure et qui envoie tout péter comme je l’aime sans faire d’état d’âme tout comme j’ai apprécié une réalisation qui s’est un peu amélioré en terme de lisibilité. Après, faut aimer cet univers, c’est mon cas et de ce fait je ne regrette pas mon visionnage même si ce n’est pas le film du siècle.

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