Transformers 4 : L’âge de l’extinction

Transformers 4 : L’âge de l’extinction (Transformers: Age Of Extinction). 2 heures 46. États-Unis. Science fiction – Action. Sortie en France le 16 juillet 2014 (le 27 juin 2014 aux États-Unis). Réalisé par Michael Bay avec Mark Wahlberg, Nicola Peltz, Jack Reynor, Stanley Tucci, Kelsey Grammer, Titus Welliver, Bingbing Li, T. J. Miller, Sophia Myles, James Bachman…

Quatre ans après les événements mouvementés de « Transformers : La Face cachée de la Lune », un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

« Une nouvelle ère à commencer. L’âge des Transformers s’achève. »

Avis écrit le 24 juillet 2014.

Bien que je ne sois pas spécialement un grand fan de la saga, je dois reconnaître qu’à chaque épisode, l’appel d’un bon gros blockbuster signé Michael Bay m’attire quand même. Du coup, c’est une nouvelle fois dans l’optique d’aller voir un film où on fait tout exploser que je me suis diriger vers ma salle de cinéma pour voir « Transformers 4 : L’âge de l’extinction ».

Sur le papier, le contrat est respecté. Le scénario écrit par Ehren Kruger tient une nouvelle fois sur un post-it. Dès le début on sait ce qui va se passer, on se doute de l’issue finale et les rebondissements nous surprennent à peine. Le résultat est d’ailleurs tellement peu surprenant que je lui pardonne même une nouvelle fois ses énormes facilités et ses grosses incohérences (comme Optimus qui se met à voler alors que dans les précédents opus il nous disait qu’il ne pouvait pas sans sa remorque…).

Pour être honnête, sur ce point-là, lors de ma projection, je n’ai pas été très regardant. Quand je vais voir ce genre de films, je sais à quoi m’attendre et je ne m’attendais pas subitement à un virage dans la franchise de ce point de vue-là. Mais là où ça m’as le plus ennuyé, c’est que j’ai trouvé l’ensemble affreusement long. Répétitif (encore plus que par le passé j’ai l’impression), j’ai eu la sensation que le film ne voulait jamais se finir. Je l’aurais bien amputé d’une bonne heure tant cette succession d’explosion, bien que réussi, on finit par me lasser vers la fin au point que je trouve le temps très long.

Je le regrette un peu car pourtant il partait quand même avec une bonne base et une volonté de nous offrir un peu de nouveauté mais le film se prend un peu les pieds dans le plat à mon sens. Fort heureusement, on ressent quand même le brin de nouveauté à travers le casting. Exit les têtes connues (même chez les Transformers à part deux ou trois robots) et bonjour à une distribution qui apporte un peu de fraicheur et qui s’en sort bien à mon sens pour ce genre de production.

C’est le cas par exemple de Mark Wahlberg dans la peau de Cade Yeager. L’acteur prend bien la relève à un Shia LaBeouf qui était convaincant en Sam Witwicky mais qui arrivait quand même en fin de course dans la saga. Mark Wahlberg reprends donc bien le flambeau en incarnant un héros un peu plus charismatique à l’écran dont l’alchimie entre l’humour et l’action fonctionne. On fermera les yeux sur le côté gentil papa veuf bricolo de la campagne qui tout d’un coup va s’imposer en sauveur de l’humanité et on s’amusera malgré tout à ses côtés.

Pour donner à notre héros une motivation pour se battre, on va lui donner une fille à défendre. Cette dernière est bien interprétée par Nicola Peltz en Tessa Yeager. Pas très consistante, elle nous offre quand même une belle plante de service à l’écran. Un poil en dessous de Megan Fox dans ce qui est de l’utilisation de son charme (l’actrice est pourtant ravissante), le film va jouer un peu plus sur son duo avec Jack Reynor en Shane Dyson. Assez drôle et présent comme il le faut pour la légèreté du récit, ce dernier m’as bien plu au point que j’aurais aimé qu’on l’exploite davantage tout comme T. J. Miller en Lucas Flannery.

Derrière, le reste du casting ne brille pas forcément et ne font que ce qu’on leur demande. Stanley Tucci en Joshua Joyce est sans doute celui que l’on retient le plus même s’il cabotine à fond et que l’évolution de son personnage apparait un peu hasardeuse. Néanmoins, pour l’humour général du film, ça m’as bien plu tout comme son petit duo avec Bingbing Li en Su Yuerning. Kelsey Grammer en Harold Attinger est lui aussi pas mal même si son exploitation reste légère également.

Derrière sa caméra, Michael Bay n’opte pas pour la nouveauté non plus. Et c’est tant mieux d’ailleurs car c’est ce que l’on attend de lui. Il fait tout exploser comme personne et nous en mets plein la vue dans une avalanche d’effets spéciaux et de pyrotechnique qui rendent le scénario encore plus anodin. Pour se vider la tête, on en a clairement pour notre argent et il ne lésine pas sur la surenchère visuelle. Je vais pas me plaindre surtout que même si par moments il y a quand même un petit problème de lisibilité, ça reste globalement agréable à suivre (pour le coup, les ralentis aident pas mal à ne pas être perdus dans les combats).

La photographie est belle, la lumière chaleureuse est bien exploitée et l’ensemble s’avère très fluide. La scène finale peut faire sourire tant elle semble avoir déjà été vu plusieurs fois surtout ses derniers mois avec des films comme « Avengers » ou « Man of Steel » pour ne citer qu’eux, mais elle fait son boulot aussi.

Le montage est lui aussi réussi mais malheureusement, le problème vient vraiment de la durée à mes yeux. C’est bien de tout exploser mais à un moment il faut savoir s’arrêter. Michael Bay s’amuse et moi de mon côté, je trouvais ça long au point encore une fois de vouloir enlever une heure de film qui aurait été amplement suffisant pour un tel spectacle à mon sens.

Voir tous ses bons décors exploser ça fait quand même plaisir mais bon… D’ailleurs, ça me fait aussi penser que le choix niveaux robots-aliens aurait pu être un peu plus large car j’ai l’impression qu’on a vite fait le tour ce qui ne m’as pas aidé non plus à être captivé plus que cela. Quant à la bande originale, elle a été composée par Steve Jablonsky et reste très efficace. Une nouvelle fois, on a le droit aux musiques métallique et à une playlist de chansons qui s’adapte bien à ce divertissement.

Pour résumer, si je n’ai pas été trahi sur la marchandise et que j’ai eu exactement ce que j’étais venu chercher, je ne peux m’empêcher d’être quand même un brin déçu face à ce « Transformers 4 : L’âge de l’extinction ». Le film avait tout pour offrir à la franchise un nouveau virage, dans le fond il y a quelques bonnes idées, dans la forme Michael Bay fait du bon boulot et les acteurs sont convaincants mais l’ensemble s’avère quand même être affreusement long. J’avais l’impression que le film ne voulait jamais se finir et à force, l’ennui à quand même un peu pointé le bout de son nez surtout vers la fin. Ça reste un bon divertissement qui remplit son cahier des charges mais dans la franchise je le mets juste un chouia au-dessus que le deuxième volet (le plus faible de tous). Plus court dans sa durée, je pense que j’aurais nettement mieux apprécié le spectacle de ce film que je pourrais sans doute retenter une autre fois malgré tout je pense.

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