Spider-man 3

Spider-man 3. 2 heures 19. États-Unis. Fantastique. Sortie en France le 1er mai 2007 (le 4 mai 2007 aux États-Unis). Réalisé par Sam Raimi avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst, James Franco, Thomas Haden Church, Topher Grace, J.K. Simmons, Bryce Dallas Howard, Rosemary Harris, James Cromwell, Dylan Baker, Elizabeth Banks, Ted Raimi, Bruce Campbell…

Peter Parker a enfin réussi à concilier son amour pour Mary-Jane et ses devoirs de super-héros. Mais l’horizon s’obscurcit. La brutale mutation de son costume, qui devient noir, décuple ses pouvoirs et transforme également sa personnalité pour laisser ressortir l’aspect sombre et vengeur que Peter s’efforce de contrôler.
Sous l’influence de son costume, Peter devient trop sûr de lui et commence à négliger ses proches. Contraint de choisir entre le pouvoir si séduisant de ce nouveau costume et la compassion qui le caractérisait avant, Peter va faire face à ses démons lorsqu’il affrontera deux des pires méchants de l’histoire, l’Homme-sable et Vénom, dont l’extraordinaire puissance et la soif de vengeance menacent Peter et tous ceux qui lui sont chers.

« Ce sont nos choix qui déterminent qui nous sommes. »

Avis écrit le 5 avril 2014.

C’est tout naturellement après avoir revu « Spider-man » et « Spider-man 2 » que je me suis mis à voir « Spider-man 3 » (Oui je sais, je suis un garçon d’une très grande logique). Je n’avais pas revu ce film depuis sa sortie en salles. Il faut dire aussi que j’en gardais un souvenir un peu mitigé. C’est donc avec une certaine appréhension que je me suis mis à le revoir.

Et j’ai plutôt bien fait car cela a permis à ce long métrage de se faire réhabiliter à mes yeux. En effet, même si il demeure toujours l’épisode le plus faible pour moi de la franchise sous l’ère de Sam Raimi, j’ai quand même passé un meilleur moment cette fois ci en l’ayant revu. Je trouve toujours que le scénario écrit par Alvin Sargent, Ivan Raimi et Sam Raimi possède de grandes maladresses surtout lorsqu’on le compare à ses deux prédécesseurs mais malgré ça, j’ai réussi cette fois ci à le voir comme un film nettement plus divertissant à défaut d’avoir perdu en profondeur.

En fait, le plus gros reproche que je fais à ce troisième volet c’est d’avoir énormément abandonné la psychologie de nos héros au profit de l’action. Alors qu’auparavant on s’intéressait vraiment aux personnages, qu’on tentait de nous les rendre crédible et attachant malgré leurs erreurs, ici je trouve que cela a été totalement abandonné afin de nous offrir un spectacle d’action brut qui n’aura que pour objectif de nous en mettre plein la vue. Certes c’est efficace, mais j’en attendais quand même un peu plus. Je regrette notamment que pendant une grosse partie du film, le personnage de Peter Parker soit tourné en dérision. Je pense qu’il y avait moyen de lui donner un côté un peu plus sombre avec beaucoup plus de finesse sans le ridiculiser.

Après, le « crime » profite quand même à quelqu’un et ici, cela bénéficie aux adversaires de notre homme araignée. Même si le risque d’avoir une multitude de méchants aurait pu rendre l’ensemble trop brouillon, j’ai apprécié qu’à défaut de retrouver un héros charismatique, on ait une brochette de supers vilains à la psychologie déjà plus intéressante. On sent que c’est un aspect qui a été un peu plus développé je trouve. J’ai retrouvé un peu l’âme du méchant du premier film qu’on commençait un peu à perdre avec le méchant du second.

Si j’ai totalement perdu mon empathie envers notre héros dans cette aventure, je l’ai ainsi projeté sur des méchants intéressants comme l’Homme-sable qui fait peut-être un peu trop pleurer dans les chaumières mais dont on a du mal à lui vouloir du mal. Après avoir testé avec un côté un peu risible le côté obscur de l’homme araignée, on retrouve aussi Vénom que j’ai bien aimé. Il arrive sans doute un peu trop tardivement mais les motivations et le plaisir que son personnage a de faire le mal m’a plu. C’est aussi très sympathique de retrouver la nouvelle version du Bouffon Vert même si son traitement final apparaît un poil trop brut et excessif.

Dans cette seconde projection, c’est vraiment tout cet aspect du côté des vilains qui m’as plu et avec du recul, je me dis même qu’heureusement qu’ils sont là car à côté, j’ai trouvé qu’on abordait vraiment avec beaucoup trop d’humour le côté sombre de Peter Parker à l’image de ses scènes où il déambule dans la rue façon John Travolta dans « La fièvre du samedi soir » et où il atteint l’un des summums du ridicule. Ses vilains qui m’ont au final bien plu m’ont aussi permis de compenser un peu ce combat final qui partait bien et qui se termine de façon un poil grotesque en sonnant faux à force de vouloir accentuer le pathos.

Tout n’est pas mauvais non plus après. Le film rempli malgré tout son cahier des charges en termes de divertissement. A l’inverse des deux premiers volets, cette troisième aventure démarre très rapidement. Tout en nous présentant les nouveaux personnages, on n’as pas le temps de s’ennuyer. L’action est là et même si on sent peut être un peu trop cette façon de placer les pions sur l’échiquier, cela reste efficace. Par la suite, l’action sera ainsi quasi non-stop en tout cas ce qui fait qu’à défaut d’avoir un scénario que je trouve plus construit, je ne me sens pas trop lésé malgré tout juste un peu frustré quand on connaît le potentiel au départ.

Et cette baisse dans le scénario, je le ressens du coup un peu trop au niveau de la distribution à commencer par Tobey Maguire en Peter Parker – Spider-man. Je trouve toujours que l’acteur est bien choisi pour incarner ce personnage mais à côté de ça, son traitement est si faible que son jeu m’a moins convaincu. Ce n’est pas honteux pour autant mais je n’ai pas toujours retrouvé cette innocence et ce côté naïf que j’aimais bien dans son rôle tandis qu’encore une fois, lorsqu’il est censé être dans son côté obscur, on sombre parfois dans la comédie un peu trop potache ce qui est vraiment regrettable. Je l’ai bien aimé, je le répète, mais je préfère ses interprétations précédentes.

C’est aussi le cas pour Kirsten Dunst en Mary-Jane Watson. Ça avait déjà un peu commencé dans le deuxième film mais là je trouve son rôle encore plus agaçant. Pourtant elle ne fait pas que la belle plante de service à sauver mais son personnage est irritant à mes yeux et le comportement de Peter Parker ne justifie pas tout. Pourtant, là aussi la comédienne reprend quand même de façon correcte son personnage, je trouve même qu’elle lui donne un peu plus d’ampleur à l’écran mais c’est sa place dans ce récit qui m’a ennuyé.

De son côté James Franco en Harry Osborn se voit lui un peu plus évoluer. C’est pour ça que le traitement final de son rôle est dommageable car jusqu’alors, l’acteur avait su monter un peu en puissance bien aider par une scène d’ouverture que j’ai trouvée très plaisante. Mais à partir du moment où le majordome lui confie quelque chose au sujet de son père sur ses blessures, le personnage devient moins fort. La transition est trop brutal est j’y aie moins cru jusqu’à ce final qui m’as fait esquisser un sourire alors que ce n’est pas le but voulu je pense (Quel joli coucher de soleil, non ?).

Parmi les têtes connues, on retrouve J.K. Simmons en J. Jonah Jameson. J’ai trouvé qu’on le voyait un peu moins cette fois ci mais c’est toujours un bon trip que de voir ce personnage haut en couleur. L’acteur cabotine à l’excès et ça lui va très bien, il possède toujours cette humour de la franchise que j’aime bien et qu’on a pourtant un peu perdu en route avec les autres personnages. Rosemary Harris fait aussi toujours le job en Tante May. On la voit peu mais elle fait une bonne conscience pour Peter Parker en employant la bonne morale quand il le faut. C’est prévisible mais nécessaire. Elizabeth Banks en Betty Brant et Dylan Baker en Docteur Curt Connors rempile assez bien également.

Côté nouvelle tête, celle qui sort indéniablement du lot à mes yeux est celle de Thomas Haden Churh dans la peau de Flint Marko, l’Homme-sable. Très charismatique, il s’impose très bien à l’écran. Il à la gueule et le physique de l’emploi pour faire un Homme-sable convaincant. A côté de ça, le comédien sait aussi apporter une certaine tendresse à son personnage qui fait que je me suis bien attaché à lui. La scène où il déclare qu’il n’a juste pas eu de chance dans la vie en est le parfait exemple et à chaque fois l’acteur a su bien jouer avec ses deux facettes de son rôle. Il incarne un méchant terrifiant mais un homme tendre également.

Topher Grace est lui aussi très bon en Eddie Brock. Son évolution est beaucoup plus subtil mais très intéressante aussi car dès le début, malgré sa belle gueule et son côté franc, on sent que c’est un personnage qui est sur un fil rouge. Sa transformation en Vénom est peut-être trop tardive encore une fois, c’est dommage car je pense qu’il y avait vraiment matière à en exploiter plus mais l’acteur joue en tout cas très bien le jeu. C’est un comédien que j’apprécie, que j’aimerais voir un peu plus et je trouve que son interprétation à bien trouver sa place ici.

Le reste de la distribution est excellente. Chacun fait son boulot on peut juste regretter le manque d’utilisation de certains personnages comme celui de Bryce Dallas Howard en Gwen Stacy qui pour le coup, à l’inverse d’une Kirsten Dunst même irritante, fait vraiment le rôle de la potiche de service. Son personnage apparaît presque comme étant inutile au même titre que celui de James Cromwell, un autre acteur que j’affectionne, en Capitaine George Stacy dont l’utilité dans ce récit s’avère inexistante. J’ai aimé sinon retrouvé une nouvelle fois une apparition de Bruce Campbell en réceptionniste de restaurant très jouissif ou encore le gardien et sa fille dans l’immeuble de Peter Parker pour qui j’ai une certaine sympathie également.

En revanche, un point qui était déjà clair lors de ma première projection et qui l’est toujours lors de ce second visionnage, c’est que la réalisation de Sam Raimi est juste énorme. Pourtant bizarrement encore une fois je n’ai pas ressenti une identité forte comme je pouvais ressentir lors du premier volet mais le travail fourni reste quand même impeccable. Il y a une recherche sur la profondeur avec une caméra très aérienne qui n’hésite pas à tourner dans tous les sens qui est très plaisante sans jamais rendre malade pour autant. Certes, on peut ressentir de la surenchère avec cette volonté de toujours en montrer plus mais la psychologie de l’intrigue s’étant un peu estompé, on en a pour notre argent malgré tout à l’écran.

Visuellement c’est d’une très belle beauté et je ne parle pas que des effets spéciaux qui m’ont cette fois convaincu nettement plus. Il y a bien sûr quelques incrustations encore douteuse comme ce ciel orangé lors de l’issu du combat final qui me fait plus sourire qu’autre chose mais à côté de ça, il y a quand même une poésie qui se dégage dans le visuel que j’admire beaucoup. La naissance de l’Homme-sable ainsi s’avère magnifique, le premier combat entre Spider-man sans son costume et le Bouffon Vert tout autant. Bénéficiant d’un très grand budget, le spectateur n’as pas cette sensation de trop s’être fait voler.

Après la naissance d’un héros et ensuite son apprentissage, ce troisième film s’apparente plus à la chute d’un héros, à sa « mort ». Ce n’est pas très fin mais du coup il y a quand même une bonne recherche qui est fait sur la photographie beaucoup plus sombre que les deux précédents opus. La lumière aussi travaille beaucoup cet aspect-là. Dans ses teintes et ses couleurs, ce troisième film se démarque ainsi de ses prédécesseurs. Il y a toujours malgré tout une certaine continuité, une certaine logique mais ce troisième long métrage sort quand même un peu du lot à mes yeux dans son identité visuelle.

J’ai bien aimé sinon les différents décors. On a de très beaux décors au-delà de la ville de New-York qui apparaissait jusqu’alors comme un personnage à part entière. La cathédrale est ainsi bien exploiter tout comme l’appartement de Peter Parker qui ressemble bien à l’esprit chaotique qui habite ce personnage. J’ai bien aimé aussi les différents costumes. Au-delà de la simple tenue noire de Spider-man, j’ai trouvé les costumes bien pensé collant bien au film et aux différents caractères des personnages.

En revanche, j’ai nettement moins aimé les maquillages. Trop accentué, ils jouent beaucoup aussi sur l’aspect risible que j’ai pu ressentir. Pour le côté sombre de Peter Parker on a ainsi beaucoup trop joué avec le mascara et on le tourne beaucoup trop en ridicule avec sa coupe de cheveux. Je ne parle même pas de la blessure au visage qui va apparaître sur l’un des personnages et qui semblerait sortir tout droit d’une mauvaise série B. Pour le coup, ses maquillages tranchent beaucoup trop comparé à la réussite des autres effets visuels.

Quant à la bande originale, si on retrouve quand même quelques thèmes de Danny Elfman, celui-ci a totalement laissé sa main à Christopher Young et cela se ressens. On ressent une différence dans la musicalité de cet opus qui accentue chez moi aussi le fait que je le trouve un peu à part, comme si nous rentrions dans un autre univers, une autre mythologie. Après ce n’est pas mauvais pour autant, c’est très agréable à l’écoute mais ça manque quand même de thème fort je trouve où même d’une chanson phare comme pouvais avoir les deux autres opus.

Pour résumer, j’ai vraiment bien fait de revoir ce « Spider-man 3 ». Cela a permis au long métrage de s’être totalement réhabiliter à mes yeux. Pourtant il n’est pas exempt de défauts loin de là et on peut même s’avérer un brin frustré quand on voit d’où est parti la franchise. Cette baisse de qualité au niveau du scénario et de la psychologie des personnages au profit de l’action pur est regrettable même si elle reste efficace. Maintenant, le film réussi quand même à élever le niveau grâce surtout à une mise en scène brillante et à des vilains vraiment captivant qui m’ont permis cette fois ci de faire un peu abstraction aux défauts que je peux lui reprocher. En bonus, niveau action on en a quand même pour notre argent donc ça reste malgré tout un excellent divertissement bien plaisant.

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2 réflexions sur “Spider-man 3

    1. Il est un ton en dessous des deux premiers c’est certains. D’ailleurs, à sa sortie, j’ai été assez déçu. C’est surtout en le revoyant plusieurs fois après que j’ai appris à l’apprécier notamment pour ses méchants que je trouve très intéressant.

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