Le grand restaurant

Le grand restaurant. 1 heure 28. France. Comédie. Sortie en France le 9 septembre 1966. Réalisé par Jacques Besnard avec Louis De Funès, Bertrand Blier, Folco Lulli, Venantino Venantini, Maria-Rosa Rodriguez, Paul Préboist, Noël Roquevert, Juan Ramirez, Raoul Delfosse, Max Montavon, Roger Caccia, Jean Ozenne, Pierre Tornade, Guy Grosso, Michel Modo, Maurice Risch, Paul Faivre, Eugène Deckers, Olivier de Funès…

Monsieur Septime dirige brillamment son « grand restaurant », temple parisien de la gastronomie où se pressent les personnalités en vue. Mais un jour, un chef d’état d’Amérique du Sud y est enlevé au moment de la mise à feu d’une splendide pièce montée…

« Vous n’allez pas me faire croire que votre seule recette du bonheur se limite à la charlotte pomme en l’air et à la bécasse sur canapé ! »

Avis écrit le 8 juin 2017.

Cela faisait depuis mon enfance que je n’avais pas revu « Le grand restaurant ». Pourtant, j’aime beaucoup Louis De Funès et j’en gardais un très bon souvenir mais l’occasion ne s’était pas représentée jusqu’à ce jour. Profitant d’un de ses passages à la télévision, c’est donc avec un certain plaisir que j’ai souhaité me replonger dedans.

Globalement, c’est une comédie sympathique qui se laisse regarder. Le scénario écrit par Jean Halain n’est pas très originale. On retrouve toujours De Funès dans le rôle d’un excentrique que l’on adore détester et qui va se retrouver dans des situations abracadabrantesque. Pourtant, je dois quand même avouer que j’en gardais un meilleur souvenir et que des années plus tard, je suis maintenant resté un peu sur ma faim.

Les gags sont un peu trop prévisible, les situations s’étirent un peu trop en longueurs et au final, lorsque le générique de fin arrive, on se demande quand même si il s’est passé quelque chose à l’écran. Maintenant, ça reste un film gentillet avec quelques répliques savoureuses et l’amateur de De Funès que je peux être en a pour son argent. C’est juste que dans l’univers de l’acteur, ce n’est pas la comédie la plus folle que j’ai pu voir.

Il manque un petit quelque chose à cette intrigue pour vraiment s’envoler. Là, on a l’impression de rester sur le chemin de la facilité. C’est d’autant plus dommage que travaillant dans la restauration, il y a quelques clichés dans le restaurant de Septime qui m’ont amusé et qui m’ont fait rappeler que même dans l’exagération, tous clichés part souvent de quelques véritables situations.

A l’écran, le chef d’orchestre reste incontestablement Louis De Funès (Monsieur Septime). L’humoriste en fait des tonnes, il est dans l’excès, il continue de travailler le clown turbulent et agité que l’on connait chez lui. Ce n’est pas son personnage pour qui j’ai le plus de tendresse mais ce genre de caricature lui va néanmoins comme un gant au point qu’on aurait tort de s’en priver. Même dans un film léger, ça reste une joie pour moi de le voir faire son spectacle.

Derrière, le reste de la distribution est plus en retrait. Certains réussissent quand même à sortir du lot comme Bertrand Blier (Le Commissaire divisionnaire) qui doit aussi beaucoup à son charisme légendaire. A chacune de ses apparitions, on s’attend à ce qu’il nous fasse du Audiard. Le ton du comédien permet d’équilibrer un peu plus la balance avec le ton de Louis De Funès.

Côté sud-américain, je trouve Folco Lulli (Le Président Novalès) plutôt sympathique même si on le voit peu tandis que Maria-Rosa Rodriguez (Sophia) possède du potentiel mais qui n’est jamais vraiment exploité par le récit. Au milieu de tout ça, on retrouve Venantino Venantini (Enrique) qui est assez fade et transmet peu de chose dans le film.

Du côté du restaurant, j’ai aimé cette équipe de bras cassée haute en couleur. On ne les exploite pas assez à mon goût aussi mais certains m’ont bien fait rire comme Paul Préboist (Le sommelier) toujours aussi irrésistible dans ce registre. Cela m’amuse aussi toujours de croiser dans une comédie la route de Guy Grosso et Michel Modo en serveur.

La réalisation de Jacques Besnard est classique mais un peu trop posé à mon goût. L’excentricité que l’on attend de Louis De Funès semble un peu à l’étroit dans ce cadre. Les décors sont agréables mais je trouve ça dommage qu’ils ne sont pas variés. La scène d’ouverture semble par exemple aussi interminable que la scène de fermeture.

Après, ça reste un long métrage qui est bien ancré dans son époque. La courte durée du film fait que l’on n’a pas le temps de s’ennuyer et même si le montage n’est pas très dynamique, le résultat final reste convaincant. Quant à la bande originale composée par Jean Marion, elle manque un peu d’entrain. Quitte à utiliser un pianiste, il y aurait pu y avoir plus de folie musicalement aussi je trouve.

Maintenant, je pointe un peu du doigt ce qui m’a frustré mais cela ne veut pas dire que c’est catastrophique pour autant. C’est typiquement le genre de comédie française populaire que l’on prend du plaisir à revoir en famille à la télévision et qui fait toujours son petit effet. Certains passages demeurent aussi mémorables comme la mythique scène de Septime s’exprimant en allemand pour nous détailler une recette de son restaurant.

Pour résumer, je suis content d’avoir revu « Le grand restaurant ». J’en gardais de meilleurs souvenirs, ce n’est clairement pas mon film préféré parmi ceux que j’ai pu voir avec Louis De Funès mais il remplit son cahier des charges et nous divertit. Avec le recul, sans pour autant en abuser, je pourrais même le revoir une nouvelle fois car il se dégage quand même à mes yeux dans ce genre de divertissement, un charme et une ambiance que j’apprécie.

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