The Amazing Spider-man

The Amazing Spider-man. 2 heures 17. États-Unis. Fantastique. Sortie en France le 4 juillet 2012 (le 3 juillet 2012 aux États-Unis). Réalisé par Marc Webb avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Martin Sheen, Sally Field, Denis Leary, Irrfan Khan, Campbell Scott, Embeth Davidtz, Max Charles, Chris Zylka, Stan Lee…

Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…

« – Ne faites pas de promesses que vous ne pouvez tenir.
– Ouais, mais celles-là sont les meilleures… »

Avis écrit en juillet 2012.

Bien que ce ne soit pas spécialement ma franchise préféré, j’avais beaucoup d’affection pour la trilogie « Spider-man » sous l’ère de Sam Raimi. Du coup, c’est avec la vraie volonté d’éviter toute comparaison mais en ayant quelques craintes quand même que j’ai été voir « The Amazing Spider-man ».

Malheureusement, inconsciemment je n’ai pas pu m’empêcher de faire des comparaisons. Je n’ai pas réussi à faire abstraction de ce que j’avais déjà pu voir. J’y croyais pourtant car l’idée d’un reboot bien que rapide (le premier film de Sam Raimi à tout juste 10 ans de moins que cet opus) pouvait apporter des choses intéressantes mais le scénario écrit par James Vanderbilt, Alvin Sargent et Steve Kloves d’après l’œuvre de Stan Lee et Steve Ditko n’as jamais réellement réussi la prouesse de me faire oublier son prédécesseur. C’était pourtant bien parti avec une trame qui semblait vouloir se recentrer sur les origines de Peter Parker et la disparition de ses parents mais très vite, le film revient à un schéma assez classique sans apporter grand-chose à l’horizon.

Je n’ai jamais lu les comics d’origine donc une nouvelle fois je m’abstiendrais d’en parler mais dans un univers si vaste que peut être celui de Spider-man, je regrette au final de retrouver dans ce film plusieurs élément qui ont déjà été abordé. Quand je voyais certaines scènes, j’avais l’impression de revoir les films de Sam Raimi en un peu moins fort.

L’histoire de l’Oncle Ben, la morale sur la responsabilité d’un super-héros, la tante May qui dit pas grand-chose mais qui n’en pense pas moins, le peuple et notamment les forces de l’ordre qui doute de l’honnêteté de l’homme araignée, la scène du lycée où le persécuté s’en prend enfin à son bourreau qui arrêtera de lui chercher des noises…

C’est des exemples parmi tant d’autres (je vais éviter de tous les citer pour ne pas raconter tout le film) même si c’est bien amené comme la scène sur le ring qui peut apparaître comme un hommage au film de Sam Raimi qui avait fait de Peter Parker un catcheur amateur. Du coup, j’ai beau y avoir mis toute ma volonté, à chaque fois une scène me sautait à la figure pour me rappeler grandement ce qui avait déjà été fait.

L’utilité de ce reboot fut donc très vite remis en question à mes yeux avec une question qui n’as eu de cesse de survoler mon esprit durant toute la projection : Était ce nécessaire ? A prendre seul, la réponse peut être non car à mes yeux le film n’apporte rien de bien nouveau à part quelques petits détails anodins. Après, comme le laisse supposé la scène post générique, cela peut devenir plus intéressant dans la suite possible qui devrait voir le jour avec peut être une intrigue qui se recentrera vraiment sur la disparition des parents de Peter Parker qu’on survole beaucoup ici. En effet, ça nous permet de nous expliquer pourquoi notre héros est assez solitaire, qu’est ce qui le pousse à agir mais cette base devient vite un simple élément de décors je trouve ce qui est regrettable.

Pas totalement utile le reboot donc (les éventuelles suites nous le confirmeront ou pas) mais pas pour autant détestable non plus. Si le film de Marc Webb ne possède pas la même force et la même puissance psychologique que les films de Sam Raimi, ce long métrage reste cependant très divertissant. Les amateurs d’action regretteront peut être l’arrivée tardive de Spider-man tel qu’on le connais dans son costume et l’arrivée tout aussi tardive de son méchant de service mais c’est pour mieux mettre en place les personnages, qu’on apprenne (même si c’est pas très dur) à sympathiser avec ces nouvelles têtes et placer notre intrigue avant de tout faire péter (ce que Sam Raimi avait d’ailleurs fait lui aussi dans son premier volet). Le scénario se laisse quand même suivre avec beaucoup d’aisance et de plaisir et même si le début peut être poussif, honnêtement je n’ai pas vu trop le temps passé.

Le film fait aussi la part belle à l’humour. C’est assez surprenant car je m’attendais pas à autant de scènes aussi « légère » mais ça permet quand même au long métrage de se donner quand même une petite identité, de se démarquer légèrement tout en nous offrant des scènes que je trouve efficace dans ce genre de production comme la scène avec le voleur de voiture qui m’as bien fait rire.

Du point de vue du casting, le fait de faire un reboot si rapide est aussi un handicap dans le sens où les films de Sam Raimi était si réussi qu’on pense toujours très fortement à son casting et aux personnages qui sont associés. Du coup, même si dans l’ensemble je n’ai pas trouvé les acteurs particulièrement mauvais, ils apparaissent tout de même nettement moins fort et charismatique et traine toujours dans leurs pattes l’ombre de leurs prédécesseurs pour les personnages que l’on connaissait déjà.

C’est ce qui se passe concernant Andrew Garfield dans la peau de Peter Parker et de notre héros Spider-man. Le comédien est bon, frais et le visage juvénile qui fait qu’en temps normal le rôle aurait pu être taillé sur mesure pour lui mais malgré tous ses bons efforts et sa volonté de bien faire qui se ressens à l’écran, il n’arrive jamais à éclipser Tobey Maguire. Pire à certain moment je n’ai pas toujours été convaincu dans le sens où j’avais du mal à croire que ce bel homme qui n’hésite pas à prendre la défense de son prochain soit aussi solitaire que le film veut nous laisser croire. On s’attend tout le temps à lui voir une bande débarqué où à ce qui se la joue cool et devienne populaire surtout au début du long métrage. Sa prestation n’est pas mauvaise, loin de moi cette pensée, mais elle manque cruellement de profondeur du coup ça m’as pas aidé non plus à trouver ce film consistant même si dans son personnage il y a quelques bonnes idées comme faire porter un sac à dos à Spider-man de temps à autre pour nous rappeler sa véritable identité et son statut dans la société.

A ses côtés, on retrouve la très belle Emma Stone dans la peau de Gwen Stacy. De son côté, elle m’a vite fait oublié Bryce Dallas Howard pour ce rôle mais faut reconnaître aussi que « Spider-man 3 » ne compte pas parmi mes opus préférés… L’absence du personnage de Mary Jane fait que son personnage prend une certaine ampleur qui est assez plaisante (même si on connait son issue quand on se renseigne sur le comic pour les éventuelles suites). Il y à une belle complicité qui se crée à l’écran avec Andrew Garfield et même si parfois son rôle faisait un peu trop clichés et qu’on avait un peu de mal à y croire, je l’ai quand même apprécié. Même physiquement, le blond n’est pas la couleur que je préfère pour cette comédienne mais elle arrive quand même à bien le porter sans que ça me choque (cela aurait pu être un risque quand on prend une actrice qui a une certaine notoriété). Son personnage m’ait en tout cas apparu très sympathique et j’ai bien aimé la voir à l’écran.

Dans le rôle du méchant de service, j’ai beaucoup aimé Rhys Ifans dans le rôle du Docteur Curt Connors alias le Lézard qui m’as fait vite oublié (pour les même raisons que Gwen Stacy) Dylan Baker qui incarné déjà ce Docteur dans l’opus précédent… Charismatique, son rôle joue un peu sur le thème de la schizophrénie (comme le Bouffon vert dans le premier film) mais ça reste efficace et l’acteur s’en sort très bien. Il y a même certaine scène où je l’ai trouvé touchant et d’autres où j’ai aimé l’ambiguïté de son personnage assez complexe qui fait qu’on ne sait jamais si il faut lui faire confiance ou non quand il parle. Le choix de l’acteur pour ce personnage est en tout cas très bon.

Très bon choix aussi pour l’Oncle Ben et Tante May respectivement incarné à l’écran par Martin Sheen et Sally Field. Les deux acteurs sont vraiment très bons. Ils n’ont pas besoin de faire leurs preuves et dégage naturellement une certaine sagesse qui colle bien avec leurs personnages. Là encore c’est juste vraiment dommage que je n’ai jamais réussi à faire abstraction des films précédent car pour ses rôles, si Martin Sheen réussi quand même à faire un jeu équivalent à celui de Cliff Robertson dans la précédente trilogie, Sally Field, bien que j’apprécie beaucoup cette actrice, n’as jamais su me faire oublier Rosemary Harris qui était-elle un choix encore plus judicieux à l’époque.

Après, on a aussi le droit à de nouveaux personnages ce qui apporte quand même une certaine fraicheur comme le rôle de Denis Leary qui interprète très bien le Capitaine de police George Stacy. J’ai trouvé son personnage aussi drôle et fort que celui de J.K. Simmons dans les films de Sam Raimi qui interprété à l’écran J. Jonah Jameson. Sur certains aspects ses deux rôles se ressemblent mais quoiqu’il en soit, j’ai bien aimé l’interprétation de Denis Leary qui arrive pleinement à exister à l’écran quand cela est nécessaire sans jamais toutefois tirer la couverture vers lui (James Cromwell dans le rôle du père de Gwen dans « Spider-man 3 » était quand même transparent…).

C’est aussi le cas de Irrfan Khan en Docteur Ratha qui apporte de bonnes choses au film même si son personnage n’as rien de bien novateur sauf peut-être d’inclure le personnage d’Osborne dans le film sans jamais le montrer… L’acteur est en tout cas remarquable je trouve, j’ai bien aimé le voir évoluer à l’écran même si tout n’est pas utile et je l’aurais volontiers vu un peu plus. Le montage coupe ce personnage trop brutalement dans le récit (ce qui est moins le cas lorsque l’on regarde les scènes coupées).

La trame des parents de Peter Parker était intéressante mais vite survoler malheureusement, on n’as pas beaucoup le temps d’apprécier le jeu de Campbell Scott en Richard Parker et celui de Embeth Davidtz en Mary Parker. C’est dommage car le peu qu’on les voit j’ai trouvé qu’ils étaient convaincant sans être exceptionnel pour autant mais ça accentue encore un peu plus mon envie qui auraient été de leur donner vraiment plus d’importance dans l’intrigue quitte à les exploiter davantage. Pas mémorable non plus mais quand même sympathique, j’ai trouvé mignon aussi le jeune Max Charles dans la peau de Peter Parker plus jeune.

Pour le reste du casting, chacun fait ce qu’on lui demande sans particulièrement se faire remarquer. C’est le cas de Chris Zylka parfait stéréotype et tête à claque en Flash Thompson dont le changement brutal de comportement est assez bancal je trouve (là aussi, je préférais la version caricaturale de Joe Manganiello dans la première trilogie) où bien de Stan Lee, l’un des créateurs d’origines des comics et qui nous livre une nouvelle fois une petite apparition dans ce film lors d’une scène savoureuse qui m’as bien fait rire.

A l’époque de l’annonce du projet, le choix de Marc Webb derrière la caméra m’avait beaucoup surpris. J’avais adoré son « (500) jours ensemble » qui avait même été l’un de mes films préférés coup de cœur de l’année 2009 (et l’un de mes films préférés tout court) mais je ne voyais pas du tout son style de réalisation dans ce type de production. J’avais quand même envie de lui laisser le bénéfice du doute et j’étais curieux de voir ce qu’il en ferait en espérant que ce soit aussi original dans sa réalisation que ça avait pu être dans « (500) jours ensemble ».

Le résultat final est un peu en dessous (en même temps suis-je objectif vu combien j’aime « (500) jours ensemble » ?) mais il se laisse quand même grandement regardé. C’est très agréable à suivre, facile à regarder et très lisible dans ses scènes d’actions. On retrouve tous les plans habituels mélangé à d’autres nettement plus intéressants qui me laissent penser que le film aurait quand même pu être plus fort comme notamment lors de la scène en immersion où l’on suit les déplacements de Spider-man comme si nous étions en train de l’incarner à l’écran. Il peine à se démarquer de l’âme des films de Sam Raimi mais il nous offre quand même quelque chose de sympathique qui est loin d’être honteux avec sa propre identité.

Visuellement, c’est très réussi je trouve. Les effets spéciaux sont convaincant surtout vers la fin du film car au début il se passe pas beaucoup de chose à part voir des images de synthèse dans des laboratoires et j’ai trouvé que c’était vraiment agréable à regarder, très fluide et dynamique ce qui aide aussi à ne pas voir le temps passé.

Les décors sont bien exploités avec une bonne utilisation de la lumière et une photographie très belle. J’ai bien aimé aussi le choix de certaines couleurs même si parfois ça parait un peu accentué encore une fois tout en étant moins « moche » que le coucher de soleil de « Spider-man 3 ». Les teintes bleutées m’ont bien plu en tout cas.

J’ai bien aimé aussi les différents costumes et notamment (puisque c’est le sujet) celui de Spider-man qui nous offre des couleurs et une texture très agréable à voir. Je trouve toujours le changement brutal (on passe d’une cagoule toute moche à une combinaison ultra bien taillé venant d’un simple lycéen sans que ça choque mais c’était aussi le cas pour Sam Raimi) mais le costume définitif reste plaisant à voir.

Les capsules qui servent à tisser sa toile sont aussi un concept intéressant même si il m’a fallu du temps pour y adhérer totalement mais dans l’ensemble, c’est si plaisant de voir Spider-man évolué à l’écran qu’on peut trouver ça vraiment dommage que tout ce beau monde arrive vers la fin. Je comprends qu’on veuille nous faire les présentations avant mais le reboot est si proche de la première trilogie que vraiment, on peut se demander si perdre autant de temps à nous présenter c’était vraiment utile.

Quant à la bande originale composée par James Horner, je l’ai trouvé plutôt bonne. Elle n’est pas aussi forte elle aussi que les anciens films (je vous assure que je voulais vraiment éviter la comparaison…) mais elle accompagne quand même bien ce long métrage. Pour la 3D en revanche je ne peux rien vous en dire car j’ai volontairement voulu voir ce film en 2D. La 3D est un gadget cinématographique qui me gave de plus en plus et dont je peine à trouver une véritable utilité autre que mercantile du coup je ne saurais faire de recommandation entre la 2D et la 3D. Maintenant, de façon personnelle, de ce que j’ai vu à l’écran même si quelques scènes peuvent être sympa si la 3D s’avère réussi (se renseigner avant), je ne suis pas sûr qu’elle soit vraiment indispensable pour apprécier ce long métrage surtout qu’à part les scènes en immersion que je cite un peu plus haut, j’ai pas eu la sensation à l’écran de beaucoup ressentir Spider-man se déplacer dans les airs donc même pour une question de profondeur je doute de l’utilité de la 3D mais encore une fois c’est qu’un point de vue personnelle sans pouvoir en donner un avis objectif.

Pour résumer, je voulais sincèrement faire abstraction de la trilogie de Sam Raimi mais face à ce long métrage et aux scènes qu’ils proposent cela à quasiment été impossible pour moi. Du coup, « The Amazing Spider-man » part avec un sérieux handicap, celui de porter durant plus de deux heures l’ombre de son prédécesseur qui a maitrisé avec plus de forces son sujet et qui accentue alors les défauts (en temps normal mineur) du film de Marc Webb. Après, même si je lui reproche pas mal de chose le film n’est pas foncièrement mauvais. J’ai même passé un très bon moment et je reverrais ce film avec grand plaisir en espérant qu’une éventuelle suite fasse véritablement décoller cette nouvelle saga mais en attendant, malgré tout le bien que je peux en penser, malgré le fait que je me sois beaucoup amusé et que le film est bourré de bons sentiments dans sa volonté, je ne peux m’empêcher de me demander si ce reboot est vraiment utile ? La suite me fera peut-être dire le contraire mais en attendant la réponse est non pour moi et ça me désole de le dire car contrairement aux apparences j’ai vraiment aimé le film (je le place même au niveau du troisième volet de la trilogie de Sam Raimi). Maintenant, si vous aimer comme moi les super héros et que vous voulez quand même vous amuser, « The Amazing Spider-man » reste un divertissement très correct qui se laisse bien regarder.

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