Wonder Woman

Wonder Woman. 2 heures 21. États-Unis. Fantastique – Action. Sortie en France le 7 juin 2017 (le 2 juin 2017 aux États-Unis). Réalisé par Patty Jenkins avec Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Connie Nielsen, Danny Huston, Ewen Bremner, David Thewlis, Elena Anaya, Saïd Taghmaoui, Eugene Brave Rock, Lucy Davis, Lisa Loven Kongsli, Mayling Ng, Lilly Aspell, Emily Carey, Florence Kasumba, Madeline Vall, Ann Wolfe, Doutzen Kroes, Samantha Jo…

C’était avant qu’elle ne devienne Wonder Woman, à l’époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s’écrase sur l’île paradisiaque où elle vit, à l’abri des fracas du monde. Lorsqu’il lui raconte qu’une guerre terrible fait rage à l’autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu’elle doit enrayer la menace. En s’alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l’étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

Avis écrit le 12 juin 2017.

Encensé par la presse ainsi que par les spectateurs et fort d’une apparition remarqué dans « Batman V Superman », j’étais vraiment curieux de découvrir ce « Wonder Woman ». De ce personnage, j’ai bien lu quelques comics et j’ai la mythique série télévisée en tête mais c’est dans l’espoir de voir un nouveau souffle que je me suis dirigé vers mon cinéma.

Je n’ai pas été déçu du tout. En effet, j’ai beaucoup aimé ce scénario écrit par Allan Heinberg et Geoff Johns. Pour un premier film, on nous place bien les bases, il n’y a pas de grandes nouveautés dans le processus mais le résultat est là. Croisement entre un Superman qui aurait mangé un Captain America, cette aventure utilise une recette simple mais qui a fait ses preuves.

La bêtise de l’Homme, les malheurs de la guerre, un vilain vraiment vilain et des héros vraiment gentil, tout est là. Cependant, notre héroïne parvient à se démarquer à travers son caractère attachant. Aussi forte que naïve, on éprouve tout de suite une extrême sympathie à son égard. Elle nous balance des évidences (La guerre, c’est mal !) mais on a envie de la suivre.

Tant pis si dès lors, on n’a plus du tout de surprises. Pour compenser, on aura de l’action avec quelques scènes drôlement bien ficelé pour justifier le déplacement devant un grand écran. Cela manque sans doute un peu d’humour, chez DC, on aime bien quand c’est bien dark mais tant pis. Puis honnêtement, niveau noirceur, on a quand même vu plus profond, l’ensemble étant ici assez gentillet avec le recul malgré quelques scènes qui se veulent fortes.

Le long métrage est en tout cas porté par une Gal Gadot (Diana / Wonder Woman) qui met tout le monde d’accord. Si sur le petit écran, on pense inévitablement à Lynda Carter, au cinéma, ce personnage va très vite devenir associé à Gal Gadot. Fraîche, avec un jeu fluide qui alterne très bien innocence et caractère dans l’interprétation, la comédienne réussie l’essai de s’imposer dans ce genre de production pourtant davantage dominé par ses homologues masculins.

A ses côtés, Chris Pine (Steve Trevor) va faire la potiche de service et cet échange dans les stéréotypes et la caricature me plait. Bon testostérone oblige, l’acolyte de Wonder Woman se doit d’aller au front avec toutes les bonnes intentions mais l’acteur parvient néanmoins à créer avec l’actrice un duo plutôt bien complémentaire.

J’ai bien aimé aussi le reste de la bande du côté des gentils avec en tête un Ewen Bremner (Charlie) dont la présence m’a fait bien plaisir. C’est un acteur dont j’aime la « gueule » ainsi que le jeu et que je regrette de ne pas avoir vu davantage. Je ne suis pas spécialement fan de lui, mais j’ai aussi été agréablement surpris par Saïd Taghmaoui (Sameer) qui exploite bien le clown de la bande. Eugene Brave Rock (Chef) est sympathique également, je regrette juste que dans cette équipe, il soit un peu mis en retrait voir à la limite de l’effacement.

Si nos vilains sont bien vilains, on peut en revanche avoir une petite frustration concernant Danny Huston (Le Général Erich Ludendorff) dont le traitement m’a paru un peu faiblard et la sous exploitation totale de Elena Anaya (Isabel « Docteur Poison » Maru) qui pourtant pouvait avoir un fort potentiel à mon sens. J’aurais vraiment aimé que l’on creuse un peu plus ce binôme.

Pour le reste, c’est toujours une joie de voir dans un film David Thewlis (Sir Patrick Morgan) mais si vers la fin, il est amené à cabotiner dans un personnage à l’issue assez prévisible. Après, même si au début cela nous donne un segment de présentation assez long, j’ai apprécié que l’on passe n peu de temps sur l’île de Themiscyra parmi les Amazones. Ça nous permet d’apprécier aussi les personnages intéressants et bien interprétés de Robin Wright (La Générale Antiope) ainsi que Connie Nielsen (La Reine Hippolyte).

Côté réalisation, Patty Jenkins s’en sort très bien. J’aurais aimé qu’elle apporte un regard un peu plus féminin au film, un peu plus subtil, un peu plus fin et/ou nuancé mais son travail correspond parfaitement au cahier charges que l’on ait en droit d’attendre de ce genre de production. Tout est bien calibré et l’on obtient un résultat certes excellent mais assez basique.

Je ne sais pas si c’est parce qu’il a participé à l’histoire et qu’il est en plus producteur mais en revanche, j’ai le même souci dans le final de ce projet que celui que j’ai pu avoir dans le final de « Batman v Superman » de Zach Snyder. On nous en met plein la vue mais je trouve ça assez agaçant cet amas de poussières pour exprimer la destruction associé à quelques lumières bien flashy pour accentuer un côté apocalyptique qui sonne un peu faux. On ne profite pas des décors, ni des personnages, on a juste l’impression d’avoir une bouillie visuelle qui foire son excès de zèle.

Fort heureusement, à l’inverse d’un Zach Snyder, Patty Jenkins a su se canaliser un peu. Elle en fait beaucoup trop, mais elle s’arrête à temps. Même chose pour les ralentis. Comme son producteur, elle en utilise un peu trop dans la recherche d’un certain esthétisme mais elle n’en abuse pas. Cela permet en plus à certains combats de ne pas être trop brouillon et de mieux voir ce qu’il se passe.

Hormis ce final explosif (bien que réussi dans sa globalité malgré tout), Patty Jenkins nous offre quand même un bon travail. C’est propre, c’est agréable, il y a une belle photographie, les costumes sont vraiment pas mal et le montage dynamique fait que l’on ne s’ennuie pas. Quant à la bande originale composée par Rupert Gregson-Williams, je l’ai apprécié même si je retiendrais surtout son thème phare assez jouissif.

Pour résumer, « Wonder Woman » a tout du grand film de super héros. Dans un milieu majoritairement masculin, notre héroïne trouve toute sa place et s’impose avec facilité. Avec ce film, Gal Gadot prouve que l’on peut compter sur elle et son personnage pour tenir la dragée haute à ses futurs alliés et ennemis à venir de l’univers DC Comics. Ce n’est pas vraiment original mais l’on s’attache à Diane et l’on passe dans l’ensemble un excellent moment de cinéma. Quelques petits trucs me frustrent, il y a quelques longueurs dues principalement à l’aspect « présentation » mais ça passe bien et maintenant que la partie est lancée, je suis vraiment curieux de voir la suite.

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