L’homme aux colts d’or

L’homme aux colts d’or (Warlock). 1 heure 57. États-Unis. Western. Sortie en France le 10 juin 1959 (le 30 avril 1959 aux États-Unis). Réalisé par Edward Dmytryk avec Henry Fonda, Anthony Quinn, Richard Widmark, Dorothy Malone, Dolores Michaels, DeForest Kelley, Wallace Ford, Tom Drake, Richard Arlen, Regis Toomey, Don Beddoe, Donald Barry, Ann Doran, Ian MacDonald, Hugh Sanders, Whit Bissell, Frank Gorshin, L. Q. Jones, Joe Turkel…

Une bande de hors-la-loi dirigée par Abe McQuown sème la terreur à Warlock. Les habitants font alors appel à Clay Blaisdell, dit « l’homme aux colts d’or », pour rétablir l’ordre. Celui-ci débarque dans la petite ville, accompagné de son ami et associé, le boîteux Tom Morgan, qui ne tarde pas à ouvrir un rentable saloon.

Avis écrit le 20 juin 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Pour être honnête, je ne sais plus trop. Il devait être conseillé dans l’un des livres consacrés aux westerns que je me suis acheté avant de créer ma liste de films que je voulais voir dans mon cycle cinématographique consacré à ce genre. Le fait d’avoir trouvé le dvd pas très cher puis la présence d’Henry Fonda et Anthony Quinn ont dû finir de me convaincre.

L’histoire ?

Dès le début, j’ai tout de suite accroché. J’ai trouvé que l’ambiance était vraiment pas mal et malgré leurs différents défauts, je me suis tout de suite attaché aux différents personnages. Maintenant, dans le processus narratif, c’est assez classique avec un héros pro de la gâchette et des vilains qui vont nous donner du fil à retordre.
Globalement, j’ai eu tout ce que j’attendais d’un western. Je trouve que tout le fond sur la loi et le fait de respecter les règles est assez intéressant surtout dans ce monde où l’on est habitué aux fusillades. Maintenant, on n’échappe pas malgré tout à une romance facile mais ce qui m’a peut-être le plus embêté, c’est les quelques longueurs, surtout dans le final, où le film semble tourner en rond sans jamais vouloir s’arrêter. A noter que le titre en version original est sans doute plus pertinent car les fameux colts d’or de la version française se font plus désirer qu’autre chose malgré leurs aspects symboliques.

La distribution ?

Le casting est très efficace. Le jeu d’Henry Fonda (Curt Blaisdell) m’a tout de suite beaucoup plu. Il a un immense charisme et forme un duo très classe et efficace avec Anthony Quinn (Tom Morgan). Ce dernier a quand même une « gueule de cinéma » remarquable mais il parvient à rester à sa place de second sans jamais trop tirer la couverture à lui.
Richard Widmark (Johnny Gannon) est un peu plus en retrait. Son interprétation est bonne mais je trouve qu’il a un peu de mal à véritablement s’imposer. Le traitement de son personnage dans le scénario que je trouve un peu maladroit doit jouer dans mon ressenti. Il m’a néanmoins fait plus d’effets que certains méchants comme Tom Drake (Abe McQuown) dont le côté fourbe et lâche n’aide pas à lui donner le côté glamour que certains méchants de westerns peuvent avoir.
Côté casting féminin, on est à la fin des années 50. La femme fait surtout office de potiche prête à écarquiller les yeux devant nos cow-boys. Dommage car si Dolores Michaels (Jessie Marlow) est assez lisse, il y avait matière à creuser le personnage de Dorothy Malone (Lily Dollar). Aimant bien l’acteur, j’ai apprécié revoir dans un film DeForest Kelley (Curley Burne).

La mise en scène ?

La réalisation d’Edward Dmytryk est très bonne. Il y est pour beaucoup dans la réussite de l’ambiance que génère ce long métrage. On a les fameux plans classiques sur les rues poussiéreuses des petites villes américaines de l’époque et ça marche très bien. On aurait peut-être pu jouer davantage sur les regards mais les décors sont typiquement ce que je recherche dans ce genre de spectacle. La bande originale fonctionne bien aussi même si il n’y a pas de grandes mélodies qui se dégagent à mon sens.

En bref ?

« L’homme aux colts d’or » est un très bon western. A son époque, je pense même qu’il devait faire son petit effet. Là, je n’ai pas reçu de claques dans le sens où le résultat m’a paru assez classique mais c’est pour ce genre de divertissement que j’ai voulu me faire un cycle consacré aux westerns. Je ne sais pas si dans la durée, il marquera mon esprit, la faute à quelques longueurs, mais j’ai en tout cas beaucoup aimé son atmosphère et je le reverrais avec plaisir.

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