Maniac Cop

Maniac Cop. 1 heure 22. États-Unis. Thriller – Épouvante. Sortie en France le 22 juin 1988 (le 13 mai 1988 aux États-Unis). Réalisé par William Lustig avec Bruce Campbell, Tom Atkins, Robert Z’dar, Laurene Landon, Richard Roundtree, William Smith, Sheree North, Lou Bonacki, Victoria Catlin, Erik Holland, John F. Goff, Nina Arvesen, Rocky Giordani, Frank Pesce, William Lustig, Sam Raimi…

À New York, un tueur en série sème la panique. Vêtu d’un uniforme de policier et d’une matraque épée, il multiplie les meurtres, créant un climat de tension au sein des forces de l’ordre de la ville. Le Lieutenant Frank McCrae mène son enquête, désirant attraper le responsable de cette psychose générale.

« – On ne le poursuit pas ?
– Tu n’as pas entendu ce qu’il a dit ? C’était pas lui ! »

Avis écrit le 22 juin 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Ça fait un petit moment qu’il me faisait de l’œil ce « Maniac Cop ». Depuis une dizaine d’années pour être à peu près précis à une époque où je suis tombé sur le coffret dvd des deux premiers volets, coffret que je me suis acheté et que je n’avais jamais pris le temps de voir. Il faut dire aussi que son sujet, son casting et son affiche a de quoi laissé présager d’un spectacle assez jouissif. Il m’a fallu du temps mais je me suis finalement lancé.

L’histoire ?

Le scénario est assez léger. En même temps, je n’en n’attendais pas non plus un truc profond. Le thème du pouvoir de la police, de la justice autoritaire en générale et de la relation avec le public vis à vis de celle-ci est assez intéressant. Maintenant, c’est dommage que l’ensemble soit traité avec beaucoup trop de légèreté et de facilité pour réellement convaincre. J’ai quand même trouvé cette histoire sympathique mais je regrette néanmoins que cela manque un peu de fun. Quitte à faire léger, je pense qu’un peu plus d’humour aurait pu donner un résultat beaucoup plus jouissif.

La distribution ?

L’ensemble des acteurs font le strict minimum. A l’image du scénario, on n’est pas dans la grande performance artistique. J’aurais bien aimé voir davantage Bruce Campbell (Jack Forest) mais l’acteur colle bien avec ce genre de programme décalé. Sans grandes surprises, j’ai apprécié également de revoir Tom Atkins (Frank McCrae) dont on n’exploite pas à fond le charisme et qui du coup se voit dans l’obligation de partager la couverture avec Laurene Landon (Theresa Mallory).
On peut aussi avoir une petite frustration concernant Robert Z’dar (Matt Cordell). Le comédien a une sacré gueule, ce rôle lui va bien et même si ses maquillages sont un peu kitschouille, c’est dommage de ne pas s’appuyer sur cette masse physique. A la place, on abuse d’un jeu d’ombres et de caméra qui finit plus par lasser qu’autre chose.
Le duo que forme Richard Roundtree (Le Commissaire Pike) et William Smith (Le Capitaine Ripley) est très caricatural mais l’on en attend pas moins de ce genre de film donc cela ne choque pas. Au pire, cela ne fait qu’accentuer ma sensation que le film aurait pu être traité avec plus de fun. J’ai eu aussi un petit sourire je dois le reconnaitre lors de l’apparition de Sam Raimi (Un journaliste) ainsi que de celle du réalisateur William Lustig (Le réceptionniste).

La mise en scène ?

Concernant William Lustig justement, je n’avais vu par le passé que son « Maniac » que j’avais bien aimé malgré son petit côté vieillot (ringardisé encore un peu plus par son remake assez efficace dans sa prise de position). Ici, j’ai eu la sensation de retrouver la même atmosphère mais cela n’ait pas pour me déplaire. Il y a une ambiance qui se crée que j’aime beaucoup et qui m’a pas mal aidé je pense pour rester captiver de bout en bout. Quitte à ne pas jouer la carte de l’humour, c’est dommage que le film n’ait pas été pris avec plus de sérieux car niveau ambiance, j’ai trouvé ça très agréable.
Après, on est clairement dans les années 80 avec cette photographie bleuté typique d’un polar de seconde partie de soirée. Le générique de début nous annonce d’une manière générale assez vite la couleur d’ailleurs. Si l’on a le droit à tous les clichés du genre, cela demeure efficace en tant que divertissement. La musique est de son côté cohérente avec ce projet même si par moment, elle m’a semblé un peu trop lourde.

En bref ?

Il m’aura fallu du temps mais je suis content d’avoir enfin vu ce « Maniac Cop ». Ce long métrage n’a pas l’aura aussi jouissive que ce que j’aurais espéré mais j’ai eu le droit à un divertissement qui se laisse suivre pour peu que l’on soit dans de bonnes conditions. Le potentiel du personnage de Matt Cordell n’est pas totalement exploité mais niveau ambiance, même très léger et facile, je me suis suffisamment laissé prendre au jeu pour passer un bon moment.

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