Annabelle

Annabelle. 1 heure 38. États-Unis. Épouvante. Sortie en France le 8 octobre 2014 (le 3 octobre 2014 aux États-Unis). Réalisé par John R. Leonetti avec Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard, Eric Ladin, Kerry O’Malley, Tony Amendola, Brian Howe, Ivar Brogger, Gabriel Bateman, Shiloh Nelson, Michelle Romano…

John Form est certain d’avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s’agit d’une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d’un blanc immaculé. Mais Mia, d’abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d’une secte satanique s’introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…

« J’aime bien tes poupées. »

Avis écrit le 17 octobre 2014.

Gardant de bons souvenirs de « Conjuring : Les dossiers Warren », j’étais assez curieux de découvrir « Annabelle », le film sur la mystérieuse poupée maléfique qui avait su faire forte impression dans le précédent volet. Sans trop d’attentes, j’espérais surtout me retrouver devant un bon petit film d’horreur sans prétention et j’étais même prêt pour ça à affronter une horde de jeunes ayant un peu du mal avec les notions de civisme dans une salle de cinéma…

Je pourrais d’ailleurs mettre ça sur le compte du fait que le public présent à ma projection n’était pas vraiment cinéphile (bavardages, Mo-Mo- Motus avec le popcorn, cris exagérés à chaque fois que la musique augmente ou qu’une porte claque etc etc)… mais pour être honnête, ce qui m’a surtout profondément ennuyé c’est le très faible scénario écrit par Gary Dauberman. Pourtant, avec « Conjuring : Les dossiers Warren » on avait quand même une bonne base pour ce préquel mais force est de constater que le résultat est proche du néant.

Au début je prenais sur moi. J’ai conscience que dans ce genre de films, ça ne démarre pas forcément tout de suite, ça s’accélère petit à petit mais là, on ne fait que rester au point mort. La scène d’ouverture avec l’agression des voisins était pourtant prometteuse mais par la suite, il ne se passe plus rien et ce n’est pas quelques effets sonores et des gros plans sur Annabelle qui vont changer la donne. D’ailleurs, bien vite on va se moquer d’Annabelle qui n’aura de terrifiant que son sourire (qui achète ce genre de poupée sérieusement ?) et qui ne me fera guère d’effets.

Comme si cela ne suffisait pas, le casting s’avère être quasi inexistant à l’image du couple phare Annabelle Wallis et Ward Horton, respectivement Mia et John. En plus de ne jamais être convaincant, il n’y a aucune alchimie dans ce couple. J’ai jamais senti une quelconque symbiose entre eux, un quelconque attachement ou quoique ce soit. Leurs prestations m’ont vraiment laissé de marbre. J’ai trouvé ça fade, sans aucune émotion, aucune énergie, les acteurs ne faisant que réciter leurs textes.

Derrière, c’est le grand néant également avec par exemple Tony Amendola en Père Perez qui ne fait que suivre la caricature qu’on lui impose. C’est dommage car le comédien à quand même un peu de charisme mais son personnage ne sera jamais vraiment exploité ni même réellement intéressant. Il en va de même avec Alfre Woodard en Evelyn, à qui on tente de donner un semblant d’aura mystique mais qui tombe vite à l’eau. C’est plus la faute du scénario mais la comédienne ne fait pas grand-chose non plus pour relever le niveau. Le casting restera de toute façon de bout en bout fantomatique comme Eric Ladin en Détective Clarkin qui n’a de détective que le titre qu’on a bien voulu lui donner.

Niveau mise en scène, il n’y a pas grand-chose non plus qui ait su susciter un intérêt à mes yeux. On sent que James Wan n’est plus là (je me demande même en tant que producteur pourquoi il n’a pas stoppé le massacre ce film ne ressemblant vraiment pas à ce que j’avais déjà pu voir chez ce cinéaste). John R. Leonetti n’arrive jamais à sauver les meubles. Sa réalisation est sans saveur avec une succession de plans prévisibles et faciles qui ne font aucuns effets.

Avec un gros problème de rythme, j’ai eu beaucoup de mal à tenir jusqu’à la fin n’ayant de cesse de me demander quand il allait se passer quelque chose avant de constater que ce moment ne viendra jamais. La photographie est des plus classiques et le travail sur la lumière n’a rien d’exceptionnel. Après il y a bien quelques bonnes idées par ci par là mais ce n’est pas suffisant.

Je ne parlerais même pas de l’exploitation ridicule des décors (ça manque vraiment d’identité), ni même des maquillages parfois douteux (c’est quoi ce ventre de femme enceinte grotesque ?). Quant à la bande originale composée par Joseph Bishara, elle n’apporte pas grand-chose non plus à part exagérer sur les tonalités et les bruits de tambour pour susciter une tension qui n’apparaitra jamais…

Pour résumer, je suis sorti très déçu de ma projection de ce « Annabelle » qui au final à fait beaucoup de bruit pour rien. Il ne se passe absolument rien dans cette histoire qui n’a jamais su exploiter le potentiel qui avait déjà été mis en place par le très bon « Conjuring : Les dossiers Warren ». Vidé de sa substance, on se retrouve avec un film d’épouvante parmi tant d’autres sans aucune saveurs et très mal maitrisé. C’est vraiment frustrant car du coup, même si il reste quand même quelques bonnes idées, j’ai juste eu la sensation d’avoir perdu mon temps pour un film que je ne reverrais sans doute pas, même pas du coin de l’œil en seconde partie de soirée sur une chaîne obscure du câble…

Édit du 6 juin 2017 : Finalement, j’ai laissé une seconde chance à ce film (Merci à un Blu-ray que j’ai trouvé vraiment pas cher…). Mon avis ne change guère cependant, le fait de l’avoir vu chez moi (cette fois-ci dans de bonnes conditions et sans le public de sauvages qu’il y avait à l’époque lorsque je l’avais découvert en salle), fait que ce long métrage est passé un tout petit peu mieux. Du coup, j’ai décidé de remonter ma note d’origine d’un demi-point car devant tout ce vide, il y a quand même quelques bonnes idées, c’est juste qu’elles sont sous exploitées.

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