Maniac Cop 3

Maniac Cop 3 (Maniac Cop 3 : Badge of silence). 1 heure 25. États-Unis. Épouvante – Fantastique. Sortie le 7 juillet 1993 directement en vidéo aux États-Unis. Réalisé par William Lustig et Joel Soisson avec Robert Davi, Robert Z’dar, Caitlin Dulany, Gretchen Becker, Paul Gleason, Jackie Earle Haley, Doug Savant, Robert Forster, Julius Harris, Grand Bush, Bobby Di Cicco, Frank Pesce, Lou Diaz, Brenda Varda, Ted Raimi…

L’officier Matt Cordell est de nouveau de retour d’outre-tombe. Cette fois il est à la recherche d’une fiancée, qu’il trouvera en Kate, une jeune femme flic abattue lors d’une prise d’otages. Cette dernière a été comme lui cataloguée de « Maniac Kate » car des journalistes sans scrupules ont montrés des images d’elle mensongères, la décrivant comme une machine à tuer, tirant même sur les otages…

Avis écrit le 1er juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Si je me suis lancé dans la franchise des « Maniac Cop », c’est parce qu’il y a une dizaine d’années, je me suis acheté à petit prix un coffret dvd avec les deux premiers opus et que je n’avais jamais pris le temps de les regarder. C’est en voyant donc ses deux films des années plus tard que j’ai appris qu’il y avait également un troisième film. Puisque le dvd était facilement trouvable pas très cher sur Internet, autant aller jusqu’au bout de l’aventure donc et clôturer cette trilogie. C’est ainsi que je me suis retrouvé face à « Maniac Cop 3 ».

L’histoire ?

Si le premier volet possédait une ambiance un peu plaisante, dans l’ensemble, je regrette quand même un peu de ne pas rentrer totalement dans le délire de ses slashers trouvant que les films manque de fun. Les récits sont du grand n’importe quoi, je souris par moment, peut-être que je les découvre trop tard, mais ce n’est pas l’éclate que j’aurais espérais.
C’est toujours le cas avec cette troisième aventure qui peine même à trouver une réelle utilité dans la franchise à mes yeux. On utilise de façon facile le vaudou pour faire revenir Matt Cordell, on continue les tueries sans chercher de liens ou de finesse et on nous livre une « fiancée de Frankenstein » qui a peu de saveur à mon sens. Après, en bonne condition, on peut quand même rire nerveusement mais dans le genre, ce n’est pas ce que je préfère.

La distribution ?

Parmi ce qui peut faire sourire, il y a Robert Davi (Sean McKinney). L’acteur a toujours sa « gueule » de cinéma qui me plait mais il cabotine à l’extrême et tout est fait pour le pousser le plus loin possible dans la surenchère. Que ce soit dans ses répliques censés faire mouche ou dans sa posture de détective, on est tellement dans l’excès que cela peut faire sourire à l’image de son plan final lorsqu’il s’allume une énième cigarette (parce que oui, la cigarette, ça fait flic ténébreux qui affronte le danger…).
Derrière lui, on est dans le même registre avec plus ou moins de réussite. Robert Z’dar (Matt Cordell) est des plus transparents dans ce volet, pas aidé par des maquillages trop approximatifs tandis que la touche féminine avec Caitlin Dulany (Le Docteur Susan Fowler) et Gretchen Becker (Katie Sullivan) n’est jamais exploité à fond. La première est quasiment une plante dans ce récit tandis que la seconde s’offre quelques minutes un côté badass risible…
Parmi les rôles secondaires, cela m’a tout de même fait sourire de retrouver certains noms que je connaissais comme Jackie Earle Haley (Frank Jessup), Doug Savant (Le Docteur Peter Myerson) ou encore Robert Forster (Le Docteur Powell) même si l’on est très loin de leurs meilleures performances. J’ai également testé la version française mais cela donne un résultat encore plus pathétique au niveau du doublage qui est tout sauf fun au point que je suis vite retourné à la version originale afin de sauver un peu ce long métrage à mes yeux.

La mise en scène ?

Apparemment, le film aurait été renié par William Lustig. Le tournage aurait été assez tumultueux et c’est Joel Soisson qui aurait fini le projet. Dans ce chaos, en tant que spectateur je retiendrais juste le fait que cette mise en scène ressemble à une quelconque série Z de seconde partie de soirée. On pense à d’autres slashers plus efficace dans ce genre tant l’ambiance a disparu et que le film ne parvient pas à avoir un semblant d’âme.
Ne réussissant jamais à surfer sur l’aura que peut avoir le personnage de Matt Cordell, le film se contente de plans faciles aux cadrages aléatoires et à la photographie assez laide. Avec plus d’inspirations, peut-être que le fun tant attendu aurait été présent au rendez-vous. Fort heureusement, une nouvelle fois cet opus est assez court ce qui fait que l’on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer surtout quand on sait dans quoi on met les pieds.

En bref ?

Pour résumer, « Maniac Cop 3 » est l’épisode le plus faible de la franchise à mes yeux. Matt Cordell ne fait plus que de la figuration dans ce film qui ne cherche même pas à cacher l’aspect purement mercantile qui justifie sa création. En condition, il y a quand même quelques petits trucs qui peuvent faire sourire mais en clôturant cette trilogie, je reste sur mon impression de frustration tant il y avait matière à faire quelque chose de fun à mes yeux. Je ne suis pas sûr de vouloir retenter l’expérience, je regrette de ne pas avoir réussi à rentrer dans le délire mais bon, d’un œil distrait, ça se laisse regarder vite fait malgré tout.

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