Conjuring 2 : Le cas Enfield

Conjuring 2 : Le cas Enfield (The Conjuring 2). 2 heures 14. États-Unis. Épouvante. Sortie en France le 29 juin 2016 (le 10 juin 2016 aux États-Unis). Réalisé par James Wan avec Patrick Wilson, Vera Farmiga, Frances O’Connor, Sterling Jerins, Madison Wolfe, Lauren Esposito, Patrick McAuley, Benjamin Haigh, Simon McBurney, Franka Potente, Bob Adrian, Shannon Kook-Chun, Daniel Wolfe, Maria Doyle Kennedy, Simon Delaney, Bonnie Aarons, Steve Coulter, Annie Young, Chris Royds, Javier Botet, Cory English…

En 1977, le désormais célèbre couple de démonologues Ed et Lorraine Warren vient d’achever son enquête sur la maison d’Amityville. Très éprouvée par les horreurs dont elle a été témoin, la médium Lorraine Warren éprouve une nouvelle fois le besoin de mettre sa « carrière » en pause, et de s’en tenir avec son époux à un rôle de consultant. Pourtant, quelques mois plus tard, l’Église fait appel à eux pour aider une famille de la banlieue de Londres, les Hodgson, victimes dans leur maison de phénomènes paranormaux.
Il devient rapidement clair que Janet, la plus jeune fille des Hodgson, est le centre de ces phénomènes paranormaux. Mais pour la première fois de sa carrière, Lorraine Warren est incapable d’établir ou non la présence d’une entité démoniaque.

Avis écrit le 2 juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Alors que je n’en n’attendais pas spécialement un grand film, j’avais beaucoup apprécié en salles « Conjuring : Les dossiers Warren » et je l’avais même encore plus apprécié lorsque je l’avais revu plus tard en Blu-ray. L’ayant évité cette fois-ci en salles (je ne supporte plus le public actuel en général dans les films d’horreur au cinéma qui fait preuve d’incivilités), j’étais donc assez impatient de découvrir « Conjuring 2 : Le cas Enfield » chez moi.

L’histoire ?

Pour cette suite, l’histoire repart une nouvelle fois sur des bases assez classique. Sans forcément faire preuve d’une grande originalité, cela s’avère néanmoins efficace avec toujours cet enchainement de sursauts auxquels on s’attend mais qui fait toujours son petit effet. Fidèle à toute suite qui se respecte, on n’est dans une surenchère visuelle qui prend un peu le dessus mais le récit continue en tout cas de me captiver.
Si le côté « histoire vraie » me parle peu, le résultat reste si efficace que je me laisse prendre au jeu. Je ne vois pas le temps passer et je dois bien reconnaître que j’ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce dossier. J’aime particulièrement dans cet univers fantastique, cette volonté de vouloir l’ancré dans une réalité « crédible ». J’aime aussi le fait qu’il y ait de nombreux témoins de ses différents faits, on évite ainsi les nombreuses minutes de perdues où la victime tente de convaincre son entourage. Le sujet est en tout cas ici très bien maitrisé.

La distribution ?

Le couple Patrick Wilson (Ed Warren) – Vera Farmiga (Lorraine Warren) reprennent bien du service. A mes yeux, le couple fonctionne. Il y a une véritable alchimie entre les deux et j’aime leurs façons respectives d’incarner leurs personnages. Ils s’imposent de façon naturelle et j’aime beaucoup le traitement que les films leurs réservent.
Pour ce nouveau dossier, il y a quelques noms que j’ai aimé voir et qui s’en sortent très bien comme Frances O’Connor (Peggy Hodgson) ou encore Franka Potente (Anita Gregory) qu’on n’exploite juste comme il le faut. Il en va de même pour Simon McBurney (Maurice Grosse) même si j’ai eu un peu plus de mal au début à sympathiser avec ce dernier.
Au centre de cette aventure, j’ai sinon beaucoup aimé la jeune Madison Wolfe (Janet Hodgson) qui n’est jamais risible et nous offre de bons moments de terreur. Bien aidé par des maquillages très convaincants, j’ai éprouvé un certain plaisir jouissif à voir nos démons Bob Adrian (Bill Witkins) et surtout Bonnie Aarons (La nonne) dont l’objectif en trouillomètre est bien atteint.

La mise en scène ?

J’ai été une nouvelle fois épaté sinon par la richesse de la réalisation de James Wan. Ses différents longs métrages me plaisent plus ou moins mais le réalisateur a au moins le mérite d’être constant à mes yeux. Il fournit un excellent travail visuel qui contribue énormément à la réussite de cette ambiance bien lourde et riche en tensions. James Wan a l’art de faire balader sa caméra et de nous proposer certains plans certes classiques mais qui n’ont jamais été aussi bien exploité de bout en bout.
Je trouve également la photographie et le travail sur la lumière magnifique. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère anglaise avec ce soin dans les décors, les costumes et la bande originale. La musique me parait même meilleure que celle du volet précédent avec toujours néanmoins un excellent travail sur le son. Si je dois émettre des réserves, elles concerneraient surtout quelques travellings au début qui ne m’ont pas toujours convaincu ainsi que les effets spéciaux concernant l’Homme tordu qui ne m’a pas autant emballé que le reste.

En bref ?

Pour résumer, « Conjuring 2 : Le cas Enfield » est un excellent film d’épouvante qui parvient à se hisser au même niveau que son prédécesseur. On change de décor ce qui apporte un peu de fraicheur mais l’on reste dans un classicisme efficace qui a fait ses preuves et qui m’offre tout ce que j’attends d’un bon petit film d’épouvante. Dommage que l’on ne va pas plus loin encore mais grâce à une bonne interprétation ainsi qu’à une excellente mise en scène qui donne toute son identité à cette franchise, ce second volet fait partie pour moi des suites réussies.

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8 réflexions sur “Conjuring 2 : Le cas Enfield

    1. Pour ma part, je trouve les deux assez classique mais je les aime autant l’un que l’autre. Le second volet est plus dans la surenchère visuelle, moins dans l’ambiance, nos deux héros évolue peu mais le résultat final me convainc bien. J’ai hâte de voir la suite 🙂

      Aimé par 1 personne

        1. Pour l’instant, je fais tout pour ne voir aucune image et garder un minimum de surprises 😉 En tout cas, je pense que je ne verrais pas cette suite en salles (j’avais déjà opté pour ce choix pour le deuxième volet). En effet, le public qui se déplace pour ce genre de production a tendance à m’agacer. Il y a une minorité qui me gavent, qui ne savent pas se tenir et j’en ai marre qu’ils me gâchent mes découvertes. Tant pis pour le grand écran, ça sera la grande télévision en Blu-ray chez moi dans mon canapé 😉

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            1. Pareil mais bon, tant que les cinémas seront impuissants face à ce phénomène, on ne fera que subir… Le dernier que j’ai tenté justement, c’était « Annabelle » que je n’avais vraiment pas aimé du coup. Je l’ai revu il y a peu, bon ce n’est pas top, mais je l’ai clairement apprécié davantage ce qui ne fait que confirmer mon choix de « boycotté » contre mon gré ce genre en salles…

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    1. Oui tout à fait d’accord avec toi. De grosses ficelles classiques mais un très bon savoir faire dans l’exploitation. A mes yeux, cette suite est en tout cas aussi réussi que son prédécesseur que ce soit dans son intrigue, son interprétation, sa réalisation ou sa façon de créer une ambiance horrifique.

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