Alamo (1960)

Alamo (The Alamo). 2 heures 47. États-Unis. Western. Sortie en France le 8 février 1961 (le 24 octobre 1960 aux États-Unis). Réalisé par John Wayne avec John Wayne, Richard Widmark, Laurence Harvey, Frankie Avalon, Linda Cristal, Richard Boone, Patrick Wayne, Chill Wills, Joan O’Brien, Joseph Calleia, Denver Pyle, Hank Worden, Guinn Williams, Ken Curtis, Carlos Arruza, Jester Hairston, Veda Ann Borg, John Dierkes, Aissa Wayne, William Henry…

En 1836, dans une vieille mission transformée en fort, une centaine de texans résistent au général mexicain Santa Anna et à ses milliers d’hommes, pendant que s’organise l’armée de l’indépendance texane.

« – On boit un petit coup ? Ça met entrain.
– Je ne bois pas.
– Quoi, jamais ?
– Non.
– Y’a des gens comme ça ! »

Avis écrit le 7 juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Dans le cadre de mon cycle cinématographique consacré aux westerns, il y avait quelques classiques du cinéma qu’il me tardait de découvrir. « Alamo » en faisait partie. En effet, bien que j’ai pu voir quelques images et lu quelques lignes à son sujet, je n’avais jamais vu avant aujourd’hui ce long métrage.

L’histoire ?

Dans son ensemble, ma découverte fut plaisante. Ce n’est certainement pas mon western préféré mais j’ai passé un très bon moment sans m’être ennuyé. N’ayant pas le choix puisque je n’avais que cette version, j’ai découvert la version cinéma et non la director’s cut. Résultat, on sent qu’il y a quelques passages qui manquent, le montage cinéma étant parfois un peu trop brutal dans ses transitions.
Maintenant, ce n’est pas plus dommageable que ça à mes yeux dans le sens où je ne sais pas si j’aurais tenu une demie heure de plus. Aussi sympathique soit-elle, cette histoire demeure quand même un brin trop bavarde malgré son final réussi. Cela nous laisse au moins le plaisir de nous attacher à nos trois héros principaux aux caractères et à l’approche bien différente. C’est surtout sur cette confrontation psychologique que le film m’a plu, le danger mexicain apparaissant au final assez peu dans ce récit.

La distribution ?

Puisque j’évoque nos trois héros, ils sont incarnés de très belle manière par le trio John Wayne (Davy Crockett), Richard Widmark (James Bowie) et Laurence Harvey (William Travis). Tous charismatique avec des « gueules de cinéma » qui s’intègre très bien dans ce genre cinématographique, chacun tient sa place comme il se doit. C’est parfois assez classique, d’autres fois un peu trop riche en clichés mais cela reste équilibré. L’interprétation de ses acteurs ainsi que leurs personnages à proprement parlé reste la principale attraction de ce film pour moi.
Derrière, les seconds rôles sont tout aussi attachant dans leurs qualités comme dans leurs défauts. Ils sont plus en retrait mais certains sortent néanmoins du lot. Parmi eux, je retiens surtout Frankie Avalon (Smitty) pour qui j’ai eu une certaine tendresse ainsi que Chill Wills (Beekeeper) qui m’a fait sourire. J’ai beaucoup aimé également l’apparition de Richard Boone (Le Général Sam Houston) tout comme celle de Linda Cristal (Flaca) que j’aurais aimé davantage exploité.

La mise en scène ?

Mythique cow-boy américain à l’écran, je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu une réalisation de John Wayne. Ici, ce fut une belle surprise. On est dans ce que le western sait nous offrir de plus beaux avec ses décors très bien exploités, ses couleurs et cette façon de créer une tension à travers des regards. John Wayne s’en sort véritablement bien au point que je ne suis pas surpris que certains pensent que le long métrage a été coréalisé avec John Ford alors qu’il n’en n’est rien (le mythique réalisateur aurait juste filmé une scène de bataille qui n’aurait pas été retenu dans le montage final).
Plus centré sur la psychologie de ses personnages que sur l’action, ça manque peut-être un peu de fusillades et de longues échappées à cheval mais en l’état, tout est bien respecté et codifiée avec une bande originale assez efficace et une belle morale sur la liberté et les belles valeurs à défendre (sur ce point, le scénario a d’ailleurs quelques dialogues un peu prévisible qui tombent comme un cheveu dans la soupe comme la scène où le personnage de John Wayne évoque pour lui son sentiment sur une République).

En bref ?

Pour résumer, je suis vraiment content d’avoir découvert ce « Alamo ». Il ne finira pas parmi mes films de chevet mais je pense que je pourrais prendre du plaisir à le revoir malgré sa durée et un montage un brin brutal dans sa version cinéma que j’ai pu voir (je regrette de ne pas avoir pu découvrir la director’s cut… Un jour peut-être…). Classique et prévisible, il n’a pas volé son statut de classique en tout cas et les amateurs de westerns y trouveront leurs comptes.

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