Ordure !

Ordure ! (Filth). 1 heure 37. Grande Bretagne. Comédie – Drame. Sortie en France le 23 septembre 2014 directement en vidéo (le 27 septembre 2013 en Écosse). Réalisé par Jon S. Baird avec James McAvoy, Jamie Bell, Eddie Marsan, Imogen Poots, Shirley Henderson, Jim Broadbent, Joanne Froggatt, Iain De Caestecker, Emun Elliott, Pollyanna McIntosh, Kate Dickie, Martin Compston, Gary Lewis, David Soul, Ron Donachie, Natasha O’Keeffe, Shauna Macdonald, Brian McCardie, Tracy-Ann Oberman, John Sessions…

Le brigadier Bruce Robertson, un policier névrosé et cocaïnomane reçoit la direction d’une enquête importante qui pourrait lui donner accès au statut d’enquêteur mais devra en même temps affronter ses démons.

« – Tout ce que tu as besoin de savoir sur ces gars est là-dedans, Chéri.
– J’aurais jamais cru qu’un jour je pourrais sortir d’un bordel avec plus de foutre qu’en arrivant ! »

Avis écrit le 8 juillet 2017.

Pourquoi j’ai voulu voir ce film ?

Même si j’apprécie énormément James McAvoy, je n’avais jamais entendu parler de « Ordure ! » jusqu’au jour où je suis tombé sur un extrait jouant avec un ballon gonflable d’un enfant (scène présente dans la bande annonce). Ce passage m’ayant bien fait rire, c’est ainsi que je me suis décidé à découvrir ce film en Blu-ray dans l’espoir que l’ensemble serait aussi jouissif.

L’histoire ?

Et ce fut le cas. Dès le début, je me suis énormément marrer dans cette histoire où un grand bordel règne. Adapté d’un livre d’Irvine Welsh que je n’ai pas lu, j’y aie retrouvé très vite la même folie ou du moins la même ambiance que j’avais pu avoir dans l’adaptation de son « Trainspotting ». Seulement voilà, aussi plaisant soit-il de voir notre héros se comporter comme une véritable ordure, j’ai très vite fini par me lasser.
Passé la première demie heure (voir trois quart d’heure), le long métrage a fini par tourner en rond pour moi. J’ai l’impression que c’était les mêmes gags qui revenait en boucle et même si l’on allait encore de plus en plus loin, le récit n’a pas réussi à garder la même saveur qu’à ses débuts. Très vite, on se moque de l’enquête policière et l’attachement que l’on pouvait avoir pour ce anti-héros disparait. Pire, à force de jouer avec les mêmes ingrédients, sans forcément le deviner, l’apparition d’un twist final ne fait qu’être une évidence qui perd de sa force lorsqu’il décide enfin à pointer le bout de son nez.

La distribution ?

Véritable attraction du film, on se concentre donc principalement sur un James McAvoy (Bruce Robertson) survolté qui nous livre une très bonne performance. L’acteur n’hésite pas à jouer son personnage à fond et c’est en grande partie grâce à son interprétation que j’ai trouvé le film plus captivant que ce qu’il est réellement.
Derrière lui, on retrouve une palette de seconds rôles tout aussi riche en couleurs et plaisant à suivre mais qui ne parviennent jamais à s’imposer et à exister dans ce récit. Ils ont leurs quart d’heure de gloire mais s’intègre dans un brouillon qui peine à les faire sortir de leurs statuts de faire-valoir de notre héros.
Les différents acteurs sont néanmoins très bons et joue bien le jeu de ce délire. Jamie Bell (Ray Lennox), Jim Broadbent (Le Docteur Rossi), Shirley Henderon (Bunty) ou Emun Elliott (Peter Inglis) m’ont fait sourire par exemple. Seule Imogen Poots (Amanda Drummond) m’ait apparu un peu fade voire inexistante malgré le traitement qu’on lui réserve. J’ai en revanche réussi à avoir une certaine tendresse pour Eddie Marsan (Bladesey) que j’ai trouvé à la fois très drôle et très touchant. Le comédien joue la surenchère comme tout le monde tout en trouvant un certain équilibre qui fait que l’on prend beaucoup de plaisir à le suivre.

La mise en scène ?

Si l’ambiance d’un « Trainspotting » est bien là, Jon S. Baird n’est pas Danny Boyle. J’ai une nette préférence pour ce dernier qui a su maitriser son sujet avec plus de fluidité, d’originalité et de folie. Cependant, Jon S. Baird ne démérite pas pour autant. Visuellement, il tente des choses et joue bien le jeu de la provocation et de l’excès. Certains plans ne m’ont sans doute pas autant marqué que ce qu’ils auraient dû mais cela reste très agréable.
La photographie aussi est très belle. On joue bien avec les lumières tout en mettant en avant les différents décors. Maintenant, même très propre, il n’y a rien de bien marquant je trouve. De bonnes idées mais rien qui ne m’a mis une vraie claque. Quitte à jouer l’outrance, je pense que la réalisation aurait pu avoir plus de finesse et de recherches, je n’ai pas eu l’uppercut que j’aurais aimé. La bande originale demeure cependant très bonne et donne un peu de dynamisme au tout en compensant le montage qui fait un peu défaut à la rythmique générale de ce long métrage.

En bref ?

Pour résumer, « Ordure ! » m’a beaucoup fait marrer au début. Puis très vite la lassitude s’installe et j’ai eu la sensation que l’on tournait en rond. Cela n’empêche pas le film de Jon S. Baird de rester divertissant et intéressant à suivre mais vers la fin, l’ensemble devient prévisible et presque ennuyeux. Fort heureusement, James McAvoy porte bien ce projet sur ses épaules et est très bien accompagné par des seconds rôles qui ne s’impose pas réellement mais qui sont tout aussi sympathique dans leurs genres. Pas forcément abouti, j’ai quand même passé un bon moment et si je reste sur ma faim, je pourrais quand même revoir ce film sans trop de soucis.

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